La Belgique au miroir de Genève

Illustration en linogravure noir et blanc montrant une figure allégorique de la Belgique face à un miroir fragmenté où apparaissent une prison surpeuplée, un enfant refusé à l’école, une personne migrante dormant dans la rue et un contrôle d’identité, devant le Palais des Nations à Genève.

Le 4 février 2026, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a publié sa compilation pour l’Examen périodique universel de la Belgique (voir bas de page), prévu en mai au Conseil des droits de l’homme. Neuf pages, cinquante-cinq paragraphes, cinq mécanismes onusiens. Et un constat qui se répète, comme un écho. Une convergence …

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L’année 2025: l’année des prédateurs

Illustration en linogravure noir et blanc montrant une scène divisée : à gauche, des figures politiques aux ombres animales piétinent des textes juridiques déchirés ; à droite, une foule diverse brandit des bougies, une balance de justice et un document reconstitué devant une assemblée évoquant l’ONU, symbolisant la résistance et la reconstruction du droit international.

Dans sa préface au rapport annuel 2026 d’Amnesty International, Agnès Callamard qualifie 2025 d’« année des prédateurs ». Trump, Poutine, Netanyahou : une stratégie de conquête, des destructions de grande ampleur, et des gouvernements européens qui, pour la plupart, ont choisi la capitulation. Mais la secrétaire générale refuse le défaitisme et démonte méthodiquement le récit …

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Francesca Albanese à Liège : « Cherchez la complicité »

Francesca Albanese

Samedi 18 avril, à HEC Liège, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens occupés est venue à la rencontre du public belge, à l’invitation d’Amnesty International. Deux heures denses, âpres, dialoguées avec Carine Thibaut, qui ont commencé par cinq témoignages de torture et se sont achevées sur un mot d’ordre : arrêter de …

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L’Iran du Shah : anatomie d’une machine à broyer les droits

Gravure sur bois en noir et blanc représentant un souverain en uniforme militaire décoré, une corde de pendaison centrale, des agents armés, un prisonnier torturé et une foule en révolte sous un ciel sombre.

En 1953, un coup d’État orchestré par la CIA et le MI6 renversait le premier ministre iranien Mossadegh. Ce qui suivit – vingt-six ans de répression systématique sous le Shah – reste une leçon brutale sur la complicité occidentale dans la fabrication de régimes tortionnaires. Précisons d’emblée : documenter ces crimes ne revient en aucun …

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République islamique d’Iran : la répression comme doctrine d’État

ravure sur bois en noir et blanc montrant un dirigeant religieux sévère, une corde de pendaison au centre, des forces antiémeutes armées, des prisonniers derrière des barreaux et une femme en pleurs, avec une foule levant le poing en arrière-plan.

Depuis 1979, la République islamique d’Iran a fait de la violation systématique des droits humains un instrument central de gouvernement. Exécutions massives, torture institutionnalisée, écrasement de toute dissidence : le régime théocratique qui a remplacé la dictature du Shah n’a fait que prolonger — et souvent aggraver — la machine répressive de son prédécesseur.

Violences conjugales : repenser la justice au-delà du pénal

Une femme sur trois en Belgique a vécu des violences conjugales. Pourtant, le système pénal revictimise souvent au lieu de réparer. Ce dossier explore les impasses de la justice pénale et les alternatives possibles : de la critique abolitionniste aux expériences de justice restaurative et transformatrice. Comment rendre justice sans ajouter de la violence à la violence ?

Immigration et criminalité : dissiper les mythes par les preuves

Illustration en noir et blanc, dans le style d’une gravure sur bois, représentant un paysage symbolique. Une large route lumineuse traverse un paysage vallonné paisible, bordé de champs cultivés et de ponts élégants. Des silhouettes humaines y travaillent ou marchent paisiblement, évoquant l’intégration et la stabilité. À l’horizon, un village harmonieux symbolise la communauté et la sécurité. L’image illustre l’idée que l’immigration, associée à l’accès légal au travail, favorise la cohésion sociale sans augmenter la criminalité.

📊 ÉTUDE : L’IMMIGRATION N’AUGMENTE PAS LA CRIMINALITÉ

Une analyse rigoureuse de données issues de 55 pays entre 1990 et 2019 montre qu’il n’existe aucun lien causal entre immigration et hausse de la criminalité. Au contraire : cette période a été marquée par une baisse d’un tiers des homicides, malgré l’augmentation des flux migratoires.

Les chercheurs Olivier Marie et Paolo Pinotti révèlent un facteur clé : l’accès légal au marché du travail. Lorsqu’un statut régulier est accordé, la propension à commettre des actes criminels diminue de 50 %.

👉 Une preuve claire que les politiques d’intégration économique renforcent davantage la sécurité que les restrictions migratoires.

Syrie : Amnesty demande de saisir l’occasion historique de mettre fin à des décennies de graves violations des droits humains sous le régime du président Assad et d’y remédier

Réagissant à l’éviction du président syrien Bachar el-Assad à la suite de la prise de pouvoir par les forces de l’opposition dans la capitale Damas, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré : « Après plus de cinq décennies de brutalité et de répression, le peuple syrien peut enfin avoir la possibilité de vivre …

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