L’année 2025: l’année des prédateurs

Illustration en linogravure noir et blanc montrant une scène divisée : à gauche, des figures politiques aux ombres animales piétinent des textes juridiques déchirés ; à droite, une foule diverse brandit des bougies, une balance de justice et un document reconstitué devant une assemblée évoquant l’ONU, symbolisant la résistance et la reconstruction du droit international.

Dans sa préface au rapport annuel 2026 d’Amnesty International, Agnès Callamard qualifie 2025 d’« année des prédateurs ». Trump, Poutine, Netanyahou : une stratégie de conquête, des destructions de grande ampleur, et des gouvernements européens qui, pour la plupart, ont choisi la capitulation. Mais la secrétaire générale refuse le défaitisme et démonte méthodiquement le récit …

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« Extraction Extinction » : le cycle de mort des énergies fossiles

Sur la rive droite, d'immenses pipelines débouchent d'une usine pétrochimique massive qui domine le paysage. Au premier plan à droite, une racine de palétuvier est piégée dans la nappe d'huile qui forme une boucle, tandis qu'un document titré « TREATY » (Traité) repose au sol à côté d'une mèche de forage verticale. Un bidonville est visible au premier plan à gauche. Un encadré noir en haut à droite contient le texte « en-avant.info ». Une bande noire en bas de l'image contient le titre « EXTRACTION EXTINCTION »

463 millions de personnes vivent à moins d’un kilomètre d’une infrastructure fossile. Deux milliards en sont distantes de cinq kilomètres — un quart de l’humanité. Dans son rapport Extraction Extinction, publié en novembre 2025, Amnesty International dresse un constat implacable : le cycle de vie des combustibles fossiles constitue une menace systémique pour les droits …

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L’Iran du Shah : anatomie d’une machine à broyer les droits

Gravure sur bois en noir et blanc représentant un souverain en uniforme militaire décoré, une corde de pendaison centrale, des agents armés, un prisonnier torturé et une foule en révolte sous un ciel sombre.

En 1953, un coup d’État orchestré par la CIA et le MI6 renversait le premier ministre iranien Mossadegh. Ce qui suivit – vingt-six ans de répression systématique sous le Shah – reste une leçon brutale sur la complicité occidentale dans la fabrication de régimes tortionnaires. Précisons d’emblée : documenter ces crimes ne revient en aucun …

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République islamique d’Iran : la répression comme doctrine d’État

ravure sur bois en noir et blanc montrant un dirigeant religieux sévère, une corde de pendaison au centre, des forces antiémeutes armées, des prisonniers derrière des barreaux et une femme en pleurs, avec une foule levant le poing en arrière-plan.

Depuis 1979, la République islamique d’Iran a fait de la violation systématique des droits humains un instrument central de gouvernement. Exécutions massives, torture institutionnalisée, écrasement de toute dissidence : le régime théocratique qui a remplacé la dictature du Shah n’a fait que prolonger — et souvent aggraver — la machine répressive de son prédécesseur.

UE : les ministres de l’Intérieur soutiennent un durcissement dogmatique et dangereux des règles de détention et de renvoi des migrants

Illustration éditoriale en noir et blanc montrant un groupe de migrants africains enfermés dans une grande cage au centre d'un camp de détention militarisé, sous la surveillance de soldats armés. Des textes en haut et sur les côtés dénoncent la "détention prolongée" et la "surveillance accrue" de l'UE, relayant une alerte d'Amnesty International sur les risques pour les droits fondamentaux, tandis qu'un bâtiment du Parlement européen est visible en arrière-plan avec la mention "vote en attente".

L’UE s’oriente vers un durcissement sans précédent de sa politique de renvoi des migrants : détention prolongée, surveillance accrue, perquisitions facilitées et restrictions des recours. Amnesty International alerte sur un démantèlement des garanties essentielles et un risque majeur pour les droits fondamentaux. Le Parlement européen doit encore se prononcer.