L’année 2025: l’année des prédateurs

Illustration en linogravure noir et blanc montrant une scène divisée : à gauche, des figures politiques aux ombres animales piétinent des textes juridiques déchirés ; à droite, une foule diverse brandit des bougies, une balance de justice et un document reconstitué devant une assemblée évoquant l’ONU, symbolisant la résistance et la reconstruction du droit international.

Dans sa préface au rapport annuel 2026 d’Amnesty International, Agnès Callamard qualifie 2025 d’« année des prédateurs ». Trump, Poutine, Netanyahou : une stratégie de conquête, des destructions de grande ampleur, et des gouvernements européens qui, pour la plupart, ont choisi la capitulation. Mais la secrétaire générale refuse le défaitisme et démonte méthodiquement le récit …

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Le RGPD face aux IA : quand l’inférence remplace le consentement

Silhouette humaine vue de dos face à une vaste grille de données lumineuses reliées à sa tête, contenant des symboles religieux, politiques et personnels ; un cadenas brisé se dissout dans un réseau algorithmique sous un ciel marqué par les étoiles européennes.

Une recherche publiée sur Tech Policy Press met au jour une réalité dérangeante : les systèmes d’intelligence artificielle qui orchestrent nos vies numériques infèrent automatiquement nos opinions politiques, notre orientation sexuelle, nos croyances religieuses. Sans jamais les demander. En contradiction apparente avec l’article 9 du Règlement général sur la protection des données. Un continuum du …

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Les démocraties à l’heure des « hommes forts »

Illustration au crayon noir et blanc d’une urne électorale avec un bulletin de vote, dont l’ombre projette la silhouette d’un dirigeant autoritaire face à une petite foule de citoyens.

Ouvrir le magazine Amnesty (mars 2026) de la section suisse de l’organisation, c’est prendre la mesure d’une réalité que beaucoup préfèrent encore minimiser. Intitulé « Point de bascule », le dossier coordonné par la section suisse d’Amnesty International dresse un état des lieux inquiétant — mais rigoureusement sourcé — de la dérive autoritaire à l’œuvre …

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L’Iran du Shah : anatomie d’une machine à broyer les droits

Gravure sur bois en noir et blanc représentant un souverain en uniforme militaire décoré, une corde de pendaison centrale, des agents armés, un prisonnier torturé et une foule en révolte sous un ciel sombre.

En 1953, un coup d’État orchestré par la CIA et le MI6 renversait le premier ministre iranien Mossadegh. Ce qui suivit – vingt-six ans de répression systématique sous le Shah – reste une leçon brutale sur la complicité occidentale dans la fabrication de régimes tortionnaires. Précisons d’emblée : documenter ces crimes ne revient en aucun …

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L’algorithme de X fabrique du consentement conservateur

Portrait au crayon noir et blanc d’une personne au visage non identifiable, expression grave et réfléchie. À l’arrière-plan, le logo de X sur un smartphone, des graphiques ascendants, des bulles de validation et la silhouette d’un bâtiment institutionnel suggèrent l’influence d’un algorithme sur les opinions politiques. En haut à droite, le label « k1m.be/blog ». En bas, bandeau noir avec le titre : « L'algorithme de X fabrique du consentement conservateur ».

Une étude publiée dans Nature en février 2026 apporte enfin une preuve expérimentale de ce que beaucoup soupçonnaient : le fil algorithmique de X (ex-Twitter) déplace les opinions politiques vers des positions conservatrices. Et l’effet persiste même quand on coupe l’algorithme. Sept semaines sous algorithme Il y a un geste que des milliards de personnes …

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La guerre culturelle, ce piège dans lequel tout le monde est tombé

Illustration en noir et blanc, style crayonné, montrant trois hommes en costume sur un plateau de télévision, discutant autour d'une table ronde. En arrière-plan, un grand écran affiche les mots "WOKISME", "ISLAM", "MIGRANTS" et "CHÔMEURS PROFITEURS" en lettres capitales.

Et si le vrai combat n’était pas celui qu’on croit ? Wokisme, immigration, Islam, « grand remplacement » : ces mots saturent le débat public. Ils désignent tour à tour des menaces floues, des ennemis changeants, des peurs qui s’alimentent les unes les autres. Impossible de les définir précisément, et c’est ce qui fait leur …

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L’antifascisme au banc des accusés

Illustration en noir et blanc de style gravure montrant une figure encapuchonnée tenant une pancarte "ANTIFASCISME" face à des juges menaçants armés de marteaux géants. L'arrière-plan contient des bâtiments autoritaires et des drapeaux à croix gammées. Les mots "TERRORISTE", "EXTRÉMISTE" et "RADICAL" sont tamponnés sur la scène. Mention k1m.be/blog en haut à droite.

Stéfanie Prezioso analyse la criminalisation croissante de l’antifascisme, illustrant comment les défenseurs des droits humains sont souvent désignés comme des « terroristes ». Elle souligne un renversement de valeurs, avec une alliance croissante entre droite et extrême droite en Europe et aux États-Unis. Son travail est un appel urgent à défendre l’antifascisme comme un principe fondamental pour la justice sociale et les droits humains.

« Je n’ai rien à cacher » : anatomie d’un renoncement aux droits

Une série de quatre gravures sur bois noir et blanc illustrant la surveillance urbaine mondiale et l'omniprésence des bases de données.

Face aux dispositifs de surveillance généralisée, un argument revient sans cesse pour justifier l’expansion du contrôle étatique ou corporatif : « Si vous n’avez rien à cacher, vous n’avez rien à craindre ». Promu par les gouvernements eux-mêmes, ce raisonnement présente la vie privée comme un luxe superflu, réservé à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Cette rhétorique constitue pourtant une erreur logique qui déplace le débat de la légitimité de la surveillance vers la culpabilité supposée des citoyens. Décryptage d’un mythe qui sert trop souvent à légitimer la surveillance de masse.