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	<title>Peine de mort - En avant</title>
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		<title>L&#8217;année 2025: l&#8217;année des prédateurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 06:09:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans sa préface au rapport annuel 2026 d&#8217;Amnesty International, Agnès Callamard qualifie 2025 d&#8217;« année des prédateurs ». Trump, Poutine, Netanyahou : une stratégie de conquête, des destructions de grande ampleur, et des gouvernements européens qui, pour la plupart, ont choisi la capitulation. Mais la secrétaire générale refuse le défaitisme et démonte méthodiquement le récit ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans sa préface au <a href="https://www.amnesty.org/en/latest/news/2026/04/amnesty-international-calls-states-to-stop-predatory-era-taking-hold/" target="_blank" rel="noopener" title="">rapport annuel 2026 d&rsquo;Amnesty International</a>, Agnès Callamard qualifie 2025 d&rsquo;« année des prédateurs ». Trump, Poutine, Netanyahou : une stratégie de conquête, des destructions de grande ampleur, et des gouvernements européens qui, pour la plupart, ont choisi la capitulation. Mais la secrétaire générale refuse le défaitisme et démonte méthodiquement le récit selon lequel l&rsquo;ordre international de 1948 aurait toujours été une « chimère ».</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;année où les pare-feu ont cédé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le diagnostic est implacable. Tout au long de 2025, selon Agnès Callamard, « le bien commun de l&rsquo;humanité » a été la proie de « prédateurs voraces » dont la soif de domination économique s&rsquo;est traduite par répressions, déplacements forcés et violences massives. Gaza, Ukraine, Soudan, RDC, Myanmar, Iran : les atrocités s&rsquo;enchaînent. Face à cela, la plupart des gouvernements, notamment européens, ont « joué la carte de la capitulation ». Certains sont allés jusqu&rsquo;à imiter les prédateurs ; d&rsquo;autres ont préféré se fondre dans leur ombre. Seule une poignée d&rsquo;États leur ont fait front.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La fable de « l&rsquo;illusion »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être la contribution la plus forte du texte. Au discours qui présente désormais l&rsquo;ordre de 1948 comme obsolète, Callamard oppose un rappel historique précis : la Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme, la Convention sur le génocide, les Pactes internationaux ne sont pas tombés du ciel. Ils sont le fruit du travail, « souvent au grand dam d&rsquo;acteurs bien plus puissants », de générations de diplomates et de militant·e·s, notamment issu·e·s des jeunes États d&rsquo;Afrique, des Caraïbes, d&rsquo;Amérique latine et d&rsquo;Asie. Et la formule claque : « Il n&rsquo;appartient pas à celles et ceux qui trahissent les promesses de proclamer que celles-ci sont illusoires. »</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un « nouvel ordre » qui sent le vieux monde</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Début 2026, le secrétaire d&rsquo;État états-unien Marco Rubio a exposé la vision de substitution : une alliance de pays occidentaux et chrétiens menée par Washington, enracinée dans un « héritage commun » présenté en termes romantiques. Callamard renvoie froidement l&rsquo;image : cette histoire est aussi « faite de domination, de colonialisme, d&rsquo;esclavage et de génocide ». Pas d&rsquo;alternative réelle du côté de Pékin non plus, qui rejette l&rsquo;universalité des droits humains. Ce qu&rsquo;on nous propose ? La suprématie du commerce et l&rsquo;hégémonie de la technologie, la guerre à la société civile, l&rsquo;envolée des budgets militaires et les coupes dans l&rsquo;aide internationale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qui a résisté, quand même</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. La préface détaille les brèches ouvertes en 2025 : mandats d&rsquo;arrêt de la CPI contre deux dirigeants talibans pour persécution liée au genre, remise de l&rsquo;ancien président philippin Rodrigo Duterte à la Cour, 156 États votant pour des négociations sur les armes autonomes, avis consultatifs climatiques de la CIJ et de la Cour interaméricaine, grèves de dockers en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Maroc et en Suède pour bloquer les livraisons d&rsquo;armes vers Israël. La Belgique figure nommément parmi les États qui se sont engagés à infléchir ou suspendre ce commerce d&rsquo;armes avec Israël — aux côtés notamment de l&rsquo;Espagne, de l&rsquo;Afrique du Sud, de la Colombie et de la Slovénie. Au Népal, un gouvernement est tombé sous la pression d&rsquo;une jeunesse mobilisée contre la corruption. Au Danemark, en Norvège, au Luxembourg et au Malawi, les droits reproductifs ont progressé.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Subir l&rsquo;histoire, ou l&rsquo;écrire ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comment accepter que des puissant·e·s décrètent « illusoire » ce qui a protégé, même imparfaitement, des millions de personnes ? Comment se résigner à voir l&rsquo;ordre fondé sur les règles remplacé par celui des prédateurs, simplement parce qu&rsquo;il dérange leurs intérêts ? Et comment nos gouvernements peuvent-ils financer la diplomatie multilatérale tout en se taisant devant le génocide à Gaza ? Callamard ne prétend pas que le système de 1948 soit parfait : elle rappelle le « deux poids, deux mesures », la paralysie, les millions de victimes ignorées. Mais résister, prévient-elle, ne signifie pas défendre un monde figé. C&rsquo;est « imaginer une vision transformée et transformatrice des droits humains ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le message final est sans ambiguïté : « Nous ne subissons pas seulement l&rsquo;histoire. Nous l&rsquo;écrivons aussi. » À chacun·e, dans son rôle — électeur·rice, consommateur·rice, militant·e, investisseur·euse — d&rsquo;écrire la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Résister. Transformer. Écrire.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">#DroitsHumains #Amnesty #Multilatéralisme #Callamard #Résistance</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/04/21/lannee-2025-lannee-des-predateurs/">L’année 2025: l’année des prédateurs</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L&#8217;Iran du Shah : anatomie d&#8217;une machine à broyer les droits</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/03/03/liran-du-shah-anatomie-dune-machine-a-broyer-les-droits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 13:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>En 1953, un coup d&rsquo;État orchestré par la CIA et le MI6 renversait le premier ministre iranien Mossadegh. Ce qui suivit – vingt-six ans de répression systématique sous le Shah – reste une leçon brutale sur la complicité occidentale dans la fabrication de régimes tortionnaires. Précisons d&#8217;emblée : documenter ces crimes ne revient en aucun cas à justifier <a href="https://en-avant.info/?p=830" title="">la dictature théocratique qui a succédé au Shah en 1979</a>, dont le bilan en matière de droits humains est tout aussi accablant.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a près de cinquante ans, Amnesty International publiait un rapport accablant sur l&rsquo;Iran du Shah. Torture systématique, détention arbitraire, procès militaires iniques : le constat était sans appel. Le rapport de 1976 décrivait un système où la prison d&rsquo;Evin et le Comité conjoint SAVAK-Police fonctionnaient comme des centres d&rsquo;interrogatoire où les détenu·e·s, privé·e·s de tout contact extérieur, subissaient des sévices documentés avec une précision glaçante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;essentiel de cette histoire ne réside pas seulement dans la brutalité d&rsquo;un régime. Il réside dans les mains qui l&rsquo;ont façonné.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un appareil répressif « made in USA »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La SAVAK, police secrète du Shah, n&rsquo;est pas née d&rsquo;un autocrate isolé. Créée en 1957 avec l&rsquo;assistance directe de la CIA, du FBI et du Mossad, elle disposait de pouvoirs quasi illimités d&rsquo;arrestation et de détention. Elle infiltrait universités, syndicats et mouvements politiques, et opérait à l&rsquo;étranger, surveillant les étudiant·e·s iranien·ne·s jusque sur les campus européens et américains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que les rapports d&rsquo;Amnesty International et de la Commission internationale de juristes ont mis en lumière, c&rsquo;est un mécanisme en trois temps : arrestation et isolement total, interrogatoire sous torture pour obtenir des aveux, puis procès devant des tribunaux militaires où ces aveux pesaient lourd — même lorsque les accusé·e·s les rétractaient en affirmant qu&rsquo;ils avaient été extorqués.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le verrou du parti unique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1975, le Shah instaurait le parti Rastakhiz, seul parti autorisé. Son message était limpide : quiconque refusait d&rsquo;y adhérer devait « quitter le pays ou aller en prison ». La dissidence devenait, par définition, un crime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verrouillage s&rsquo;accompagnait d&rsquo;un dispositif de contrôle post-carcéral méconnu : les prisonnier·ère·s libéré·e·s restaient sous surveillance, subissaient des entraves à l&#8217;emploi et perdaient leurs droits civils pendant dix ans. Le système ne punissait pas : il broyait durablement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ombre portée sur nos démocraties</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment les gouvernements occidentaux pouvaient-ils ignorer ce qui se passait dans les geôles iraniennes, alors que leurs propres services de renseignement avaient contribué à bâtir l&rsquo;appareil répressif ? Comment croire à la sincérité des discours sur les droits humains prononcés à Genève, lorsque les mêmes capitales fermaient les yeux sur la torture d&rsquo;un allié stratégique ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des leçons pour aujourd&rsquo;hui</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire de l&rsquo;Iran du Shah n&rsquo;est pas un cas d&rsquo;école enfermé dans les manuels. Les rapports de l&rsquo;époque documentent des méthodes de torture d&rsquo;une extrême gravité : privation de sommeil, isolement prolongé, chocs électriques, simulacres d&rsquo;exécution. Au-delà de la punition, la torture était fonctionnelle — elle servait à obtenir confessions et renseignements, mais surtout des « repentirs » publics. Des prisonnier·ère·s apparaissaient à la télévision pour renier leurs convictions et affirmer leur soutien au Shah, transformant la victime en instrument de propagande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le nombre exact de prisonnier·ère·s politiques reste disputé : le Shah avançait environ 3 000, la SAVAK 3 200, les organisations d&rsquo;opposition entre 25 000 et 100 000. Cet écart reflète l&rsquo;opacité structurelle d&rsquo;un régime empêchant délibérément tout audit indépendant. La Commission internationale de juristes, lors d&rsquo;une mission en 1976, relevait elle-même les obstacles à l&rsquo;obtention d&rsquo;informations directes sur les tribunaux militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur la torture, le Shah n&rsquo;en niait même pas l&rsquo;existence, déclarant en 1976 que l&rsquo;Iran employait les mêmes « méthodes psychologiques » que les Européens — banalisation révélatrice du sentiment d&rsquo;impunité du régime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le peuple iranien, qui a subi la SAVAK hier et subit aujourd&rsquo;hui la répression de la République islamique, sait mieux que quiconque qu&rsquo;un régime tortionnaire n&rsquo;en excuse jamais un autre. Documenter, interpeller, rallier — sans sélectivité, sans amnésie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire juge. À nous d&rsquo;agir.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #Iran #SAVAK #Torture #ComplicitéOccidentale #AmnestyInternational #Mémoire #DroitsHumainsEurope #Vigilance</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/03/liran-du-shah-anatomie-dune-machine-a-broyer-les-droits/">L’Iran du Shah : anatomie d’une machine à broyer les droits</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>République islamique d&#8217;Iran : la répression comme doctrine d&#8217;État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 13:23:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 1979, la République islamique d'Iran a fait de la violation systématique des droits humains un instrument central de gouvernement. Exécutions massives, torture institutionnalisée, écrasement de toute dissidence : le régime théocratique qui a remplacé la dictature du Shah n'a fait que prolonger — et souvent aggraver — la machine répressive de son prédécesseur.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/03/republique-islamique-diran-la-repression-comme-doctrine-detat/">République islamique d’Iran : la répression comme doctrine d’État</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis 1979, la République islamique d&rsquo;Iran a fait de la violation systématique des droits humains un instrument central de gouvernement. Exécutions massives, torture institutionnalisée, écrasement de toute dissidence : le régime théocratique qui a remplacé la <a href="https://en-avant.info/?p=833" title="">dictature du Shah</a> n&rsquo;a fait que prolonger — et souvent aggraver — la machine répressive de son prédécesseur. Les événements de décembre 2025 confirment que cette mécanique reste intacte.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le début des années 1980, les autorités iraniennes ont fait valoir à plusieurs reprises devant les instances des Nations unies que la Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme reflétait une conception séculière incompatible avec les valeurs de la République islamique. Cette position n&rsquo;était pas un dérapage diplomatique : elle posait les fondements idéologiques d&rsquo;un régime qui, depuis plus de quatre décennies, traite les droits fondamentaux comme un obstacle à sa survie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;été 1988 : le massacre fondateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès ses premières années, le régime des mollahs a montré sa capacité à tuer massivement. En juillet 1988, sur ordre direct de l&rsquo;ayatollah Khomeini, des « commissions de la mort » ont été constituées dans au moins 32 villes iraniennes. Leur mission : exécuter les prisonnier·ère·s politiques qui refusaient de renier leurs convictions. En quelques mois, entre 2 800 et 5 000 personnes ont été tuées selon les estimations les plus documentées d&rsquo;Amnesty International et de Human Rights Watch — beaucoup plus selon d&rsquo;autres sources. Les victimes, souvent de jeunes étudiant·e·s, ont été enterrées dans des fosses communes secrètes. Dans un rapport publié en juillet 2024, le Rapporteur spécial de l&rsquo;ONU a qualifié ces exécutions de crimes contre l&rsquo;humanité et de génocide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, aucun responsable n&rsquo;a été jugé en Iran. Certains membres des commissions de la mort ont ensuite occupé les plus hautes fonctions de l&rsquo;État.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système d&rsquo;exécutions massives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de s&rsquo;atténuer avec le temps, la répression s&rsquo;est institutionnalisée. L&rsquo;Iran figure parmi les plus grands exécuteurs au monde. En 2024, plus de 900 personnes ont été exécutées — un chiffre en hausse constante. En 2025, selon les données compilées par Iran Human Rights et Amnesty International au 31 décembre, ce nombre a plus que doublé pour atteindre au moins 1 858 exécutions documentées. Le code pénal islamique prévoit la peine de mort pour des infractions aussi vagues que « la guerre contre Dieu » (<em>moharebeh</em>) ou la « corruption sur terre » (<em>mofsed-e-filarz</em>), catégories élastiques appliquées aux dissident·e·s, aux journalistes et aux militant·e·s. Il maintient des châtiments constitutifs de torture : flagellation, amputation, lapidation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les procès sont systématiquement inéquitables. Aveux obtenus sous torture admis comme preuves, absence d&rsquo;accès à un·e avocat·e dès l&rsquo;arrestation, audiences sommaires à huis clos : on retrouve les caractéristiques structurelles de l&rsquo;appareil répressif que le régime prétendait abolir — notamment l&rsquo;usage systématique de la torture en détention et le recours à des tribunaux d&rsquo;exception, pratiques qui étaient déjà celles de la SAVAK sous le Shah.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Femme, vie, liberté » — et la réponse du régime</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En septembre 2022, Jina Mahsa Amini, jeune femme kurde de 22 ans, mourait après son arrestation par la police des mœurs pour un voile jugé « mal porté ». Sa mort a déclenché le mouvement « Femme, vie, liberté », le plus vaste soulèvement qu&rsquo;ait connu l&rsquo;Iran depuis 1979. La réponse de l&rsquo;État a été qualifiée de crimes contre l&rsquo;humanité par la Mission d&rsquo;enquête internationale indépendante de l&rsquo;ONU : au moins 551 personnes tuées dont 68 enfants, plus de 20 000 arrestations, viols et violences sexuelles documentés en détention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis est venu décembre 2025. Des manifestations déclenchées par la crise économique ont été écrasées dans le sang. Le Haut-Commissaire aux droits de l&rsquo;homme a dénoncé l&rsquo;usage de munitions réelles contre les manifestant·e·s, y compris des enfants. Internet a été coupé pour empêcher toute documentation. Le bilan humain reste difficile à établir avec précision en raison du black-out informationnel imposé par les autorités : plusieurs milliers de morts selon les sources les plus prudentes, potentiellement beaucoup plus selon des organisations de la diaspora iranienne. Ces estimations devront être consolidées lorsque l&rsquo;accès à l&rsquo;information sera rétabli.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un système, pas des « excès »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les faits parlent d&rsquo;eux-mêmes. En 2025, les autorités iraniennes ont entrepris de détruire les fosses communes de 1988 pour effacer les preuves matérielles de leurs propres crimes — une politique délibérée d&rsquo;obstruction à la justice, documentée par Amnesty International. Le régime punit de mort l&rsquo;apostasie. Il persécute systématiquement les Baha&rsquo;is — une persécution que la Mission d&rsquo;établissement des faits du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU a qualifiée, dans son rapport de mars 2024, de crime contre l&rsquo;humanité de persécution. Il interdit aux femmes de choisir leur vêtement sous peine de flagellation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La constante est limpide : de 1988 à 2025, ce ne sont pas des dérapages mais une architecture de terreur, conçue pour assurer la survie du régime à tout prix. Chaque décennie apporte son lot de massacres, et chaque massacre confirme que la répression n&rsquo;est pas un dysfonctionnement du système — elle en est le principe organisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette mécanique, le peuple iranien n&rsquo;a cessé de résister. Des étudiants de 1988 aux femmes de 2022, des manifestants de décembre 2025 aux défenseur·e·s des droits humains qui documentent ces crimes au péril de leur vie, cette résistance est la preuve que le régime n&rsquo;a jamais réussi à briser ce qu&rsquo;il cherche à détruire depuis quarante-six ans.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #Iran #RépubliqueIslamique #FemmeVieLiberté #Exécutions #Torture #CrimesContreHumanité #Résistance #Impunité</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/03/republique-islamique-diran-la-repression-comme-doctrine-detat/">République islamique d’Iran : la répression comme doctrine d’État</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>RDC: Félix Tshisekedi doit rendre des comptes</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/09/30/rdc-felix-tshisekedi-doit-rendre-des-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 08:01:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'impunité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a ignoré la détérioration continue des droits humains sous son propre gouvernement lors de son discours à l&#8217;Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre. La communauté internationale doit le pousser à changer de cap. Au début de son premier mandat en 2019, le ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a ignoré la détérioration continue des droits humains sous son propre gouvernement lors de son discours à l&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies le 25 septembre. La communauté internationale doit le pousser à changer de cap.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au début de son premier mandat en 2019, le président Tshisekedi avait promis de protéger les droits humains. Aujourd&rsquo;hui, force est de constater que son gouvernement semble s&rsquo;être lancé dans une croisade contre ses propres engagements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse des autorités congolaises au conflit armé et aux violences intercommunautaires qui ravagent le pays depuis des décennies n&rsquo;a pas amélioré la situation sécuritaire. Dans certains cas, elle l&rsquo;a même aggravée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une crise humanitaire prolongée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La RDC traverse l&rsquo;une des crises humanitaires les plus prolongées au monde. De l&rsquo;est à l&rsquo;ouest, du nord au sud, la population civile est quotidiennement menacée par une myriade de groupes armés. Les soldats congolais et les groupes de milices affiliés continuent également de prendre pour cible les civils et de commettre des crimes horribles, souvent en toute impunité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes déplacées internes (PDI), en particulier les femmes et les filles, sont les premières victimes de ce conflit. Les camps de PDI sont en proie à des violences sexuelles, exacerbées par des conditions de sécurité médiocres et une aide humanitaire insuffisante. L&rsquo;incapacité persistante de l&rsquo;administration Tshisekedi à protéger les populations rendues vulnérables par ces conditions de vie est inacceptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un facteur clé de la détérioration de la situation des droits humains dans l&rsquo;est de la RDC est l&rsquo;état de siège imposé au Nord-Kivu et en Ituri depuis mai 2021. Cette mesure exceptionnelle, qui s&rsquo;apparente à un état d&rsquo;urgence, a effectivement militarisé la vie quotidienne, concentrant tous les pouvoirs entre les mains des responsables militaires et policiers, y compris des pouvoirs qui devraient relever des autorités civiles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression de la dissidence et instrumentalisation de la justice</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, une répression de la dissidence a balayé le pays sous prétexte de défendre le pays contre ses ennemis. Des journalistes, des militants de la société civile et des opposants politiques ont fait l&rsquo;objet de menaces, de détentions arbitraires et de harcèlement judiciaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En instrumentalisant la justice, l&rsquo;administration Tshisekedi a trahi les espoirs et les aspirations de ceux qui ont résisté à la répression de leurs droits sous le régime Kabila.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le retour inquiétant de la peine de mort</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Tout aussi alarmante est la décision du gouvernement, en mars dernier, de rétablir la peine de mort après plus de deux décennies de moratoire. Depuis lors, les tribunaux militaires ont prononcé plus de 100 condamnations à mort, ce qui augmente le risque d&rsquo;exécutions motivées par des raisons politiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La tragédie de Makala : un symptôme d&rsquo;un système carcéral défaillant</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La récente tragédie survenue à la prison de Makala à Kinshasa, où plus de 120 personnes sont mortes, des centaines ont été blessées et plus de 200 femmes et filles ont été victimes de violences sexuelles, y compris de viols collectifs, souligne l&rsquo;état déplorable des conditions carcérales en RDC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les appels répétés à la justice, le gouvernement n&rsquo;a jusqu&rsquo;à présent pas réussi à traduire en justice les auteurs congolais et étrangers de crimes relevant du droit international. Des acteurs puissants continuent d&rsquo;opérer en toute impunité, ce qui aggrave le cycle de la violence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les défis du secteur minier</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas seulement le conflit armé qui constitue une menace existentielle pour des milliers de personnes dans le pays. La RDC est un fournisseur essentiel de cuivre et de cobalt, des minéraux indispensables à la transition mondiale vers les énergies renouvelables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, comme le souligne le rapport d&rsquo;Amnesty International de 2023 intitulé « Business as Usual? », l&rsquo;augmentation des investissements dans le secteur minier industriel a entraîné des violations des droits humains, notamment des expulsions forcées massives et une pollution de l&rsquo;environnement, laissant les communautés en première ligne dans l&rsquo;incertitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La communauté internationale ne peut plus se permettre d&rsquo;ignorer la grave situation des droits humains en RDC.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les alliés du président Tshisekedi &#8211; en particulier les États-Unis, l&rsquo;Afrique du Sud, l&rsquo;Angola, la Belgique et la France &#8211; doivent user de leur influence pour exiger des comptes sur les violations des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est temps que la communauté internationale prenne ses responsabilités et agisse de manière décisive pour mettre fin à cette crise prolongée des droits humains en RDC. Le peuple congolais a trop longtemps souffert. Il mérite un avenir où ses droits fondamentaux sont respectés et protégés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Tshisekedi doit être tenu responsable de ses promesses non tenues. La communauté internationale doit exercer une pression constante pour que des réformes significatives soient mises en œuvre, que la justice soit rendue et que les conditions de vie des Congolais s&rsquo;améliorent véritablement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;heure n&rsquo;est plus aux discours creux et aux promesses vides. Il est temps d&rsquo;agir pour un véritable changement en RDC.</p>



<pre class="wp-block-preformatted">Texte rédigé avec l'aide en partie de l'IA</pre><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/09/30/rdc-felix-tshisekedi-doit-rendre-des-comptes/">RDC: Félix Tshisekedi doit rendre des comptes</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La peine de mort : une pratique en voie d&#8217;extinction</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/07/13/la-peine-de-mort-une-pratique-en-voie-dextinction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2024 17:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Peine de mort]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le monde moderne, la peine de mort apparaît comme un vestige d&#8217;une époque révolue. L&#8217;immense majorité des pays ont choisi de l&#8217;abolir, reconnaissant son inutilité, son inefficacité, et son caractère profondément inhumain. Aujourd&#8217;hui, seule une vingtaine de nations persistent à l&#8217;appliquer, soulevant des questions cruciales sur la justice, les droits de l&#8217;homme et l&#8217;évolution ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde moderne, la peine de mort apparaît comme un vestige d&rsquo;une époque révolue. L&rsquo;immense majorité des pays ont choisi de l&rsquo;abolir, reconnaissant son inutilité, son inefficacité, et son caractère profondément inhumain. Aujourd&rsquo;hui, seule une vingtaine de nations persistent à l&rsquo;appliquer, soulevant des questions cruciales sur la justice, les droits de l&rsquo;homme et l&rsquo;évolution de nos sociétés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un consensus mondial en faveur de l&rsquo;abolition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;abolition de la peine capitale est devenue une norme internationale. L&rsquo;Union européenne l&rsquo;a totalement bannie, faisant de son rejet une condition sine qua non pour l&rsquo;adhésion de nouveaux membres. Cette position reflète un consensus grandissant : la peine de mort n&rsquo;a pas sa place dans un système judiciaire moderne et équitable.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Inutilité et inefficacité</h3>



<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses études ont démontré que la peine de mort n&rsquo;a pas d&rsquo;effet dissuasif supérieur à celui d&rsquo;une longue peine de prison. Elle ne contribue pas à réduire les taux de criminalité et peut même avoir des effets contre-productifs. Par exemple, les criminels sachant qu&rsquo;ils risquent la peine capitale peuvent être plus enclins à commettre des actes désespérés, comme tuer des policiers lors de leur arrestation, n&rsquo;ayant plus rien à perdre.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Erreurs judiciaires irréversibles</h3>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire regorge d&rsquo;exemples d&rsquo;innocents exécutés suite à des erreurs judiciaires. Contrairement à une peine de prison, la peine de mort est irréversible. Une fois exécutée, aucune réparation n&rsquo;est possible en cas d&rsquo;erreur. Cette réalité souligne l&rsquo;imperfection inhérente à tout système judiciaire et l&rsquo;impossibilité morale de maintenir une peine aussi définitive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;introduction de la recherche ADN aux États-Unis a radicalement transformé le système judiciaire, en particulier en ce qui concerne les condamnations injustes. Grâce à l&rsquo;analyse ADN, de nombreux prisonniers, y compris ceux se trouvant dans les couloirs de la mort, ont été libérés après que leur innocence a été prouvée.</p>



<div class="wp-block-group has-base-background-color has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h5 class="wp-block-heading">Libérations Grâce à l&rsquo;ADN</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis les années 1990, l&rsquo;ADN a joué un rôle crucial dans la révision des condamnations erronées. Un des cas les plus emblématiques est celui de Kirk Bloodsworth, condamné à mort en 1985 pour le meurtre d&rsquo;une fillette de 9 ans. Il est devenu le premier prisonnier du couloir de la mort à être libéré grâce à des preuves ADN en 1993. Son cas a mis en lumière les erreurs judiciaires potentielles et l&rsquo;importance des tests ADN dans la quête de la justice​ (<a href="https://www.la-croix.com/Monde/Libye-rapport-lONU-etablit-preuves-crimes-guerre-crimes-contre-lhumanite-2021-10-05-1201179027" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Croix</a>)​​ (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_libyenne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wikipédia, l&rsquo;encyclopédie libre</a>)​.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Le Projet Innocence</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le Projet Innocence, fondé en 1992, a été un acteur majeur dans l&rsquo;utilisation de la technologie ADN pour réexaminer les cas de condamnations. À ce jour, le Projet Innocence a aidé à libérer plus de 375 personnes aux États-Unis, dont 21 avaient été condamnées à mort. Ces libérations montrent l&rsquo;impact considérable de l&rsquo;ADN dans la correction des erreurs judiciaires​ (<a href="https://www.crisisgroup.org/fr/global/exploiting-disorder-al-qaeda-and-islamic-state" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Crisis Group</a>)​.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Impact sur le Système Judiciaire</h5>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;introduction de la recherche ADN a non seulement permis la libération de nombreux innocents, mais elle a aussi conduit à des réformes judiciaires. Les États et le gouvernement fédéral ont mis en place des lois pour faciliter les tests ADN après condamnation, et des protocoles plus stricts ont été instaurés pour prévenir les erreurs initiales.</p>



<h5 class="wp-block-heading">Répercussions Éthiques et Morales</h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ces libérations ont soulevé des questions éthiques et morales concernant la peine de mort. Les cas où des innocents ont été sauvés de l&rsquo;exécution grâce à des tests ADN ont alimenté le débat sur la fiabilité et la justice de la peine capitale. Cela a également mis en évidence la nécessité d&rsquo;un système judiciaire capable de corriger ses erreurs et d&rsquo;assurer que la vérité prévale toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, l&rsquo;usage de l&rsquo;ADN a été une avancée révolutionnaire dans la justice pénale américaine, offrant une seconde chance à de nombreuses personnes condamnées à tort et renforçant la quête continue pour un système judiciaire plus juste et précis.</p>
</div></div>
</div></div>



<h3 class="wp-block-heading">Un acte inhumain</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La peine de mort est fondamentalement en contradiction avec le respect de la dignité humaine et le droit à la vie, principes fondamentaux des droits de l&rsquo;homme. Elle représente une forme de torture psychologique pour les condamnés et leurs familles, et pose des questions éthiques profondes sur le droit d&rsquo;un État à ôter la vie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les derniers bastions de la peine capitale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la tendance mondiale soit à l&rsquo;abolition, <a href="https://www.amnesty.be/campagne/peine-mort/article/peine-mort-2023-faits-chiffres">certains pays continuent d&rsquo;appliquer la peine de mort.</a> Voici une liste des principaux pays qui maintiennent cette pratique :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>La Chine : Elle reste le pays qui exécute le plus grand nombre de condamnés au monde, bien que les chiffres exacts soient gardés secrets.</li>



<li>L&rsquo;Iran : Deuxième pays en termes de nombre d&rsquo;exécutions, avec plusieurs centaines par an.</li>



<li>L&rsquo;Arabie Saoudite : Connue pour ses exécutions publiques, souvent par décapitation.</li>



<li>L&rsquo;Égypte : A connu une augmentation significative des exécutions ces dernières années.</li>



<li>L&rsquo;Irak : Continue d&rsquo;appliquer la peine de mort, notamment pour les crimes liés au terrorisme.</li>



<li>Le Pakistan : Bien qu&rsquo;ayant observé un moratoire pendant plusieurs années, a repris les exécutions.</li>



<li>Les États-Unis : Le seul pays du G7 à maintenir la peine de mort, mais avec une tendance à la baisse et une application limitée à certains États.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres pays comme le Vietnam, la Corée du Nord, le Japon, et Singapour continuent également d&rsquo;appliquer la peine capitale, bien que dans certains cas de manière moins fréquente ou pour des crimes spécifiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est important de noter que dans de nombreux pays de cette liste, les systèmes judiciaires sont souvent critiqués pour leur manque de transparence, d&rsquo;équité ou d&rsquo;indépendance, ce qui soulève des préoccupations supplémentaires quant à l&rsquo;application de la peine de mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas particulier des États-Unis</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les États-Unis occupent une position unique parmi les démocraties occidentales en maintenant la peine de mort dans certains États. Cependant, une tendance claire à l&rsquo;abolition se dessine. Le nombre d&rsquo;États pratiquant la peine capitale diminue régulièrement, reflétant une évolution de l&rsquo;opinion publique et une prise de conscience croissante des problèmes liés à cette pratique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;abolition de la peine de mort apparaît comme une évolution inéluctable de nos sociétés vers plus d&rsquo;humanité et de justice. Alors que de plus en plus de pays reconnaissent son inutilité et son caractère inhumain, la pression internationale sur les derniers États la pratiquant ne cesse de croître. Le mouvement contre la peine de mort incarne cette aspiration collective à un monde où la vie humaine est respectée, même face aux crimes les plus graves. Il reste à espérer que dans un futur proche, la peine de mort ne sera plus qu&rsquo;un sombre chapitre de l&rsquo;histoire de l&rsquo;humanité.</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/07/13/la-peine-de-mort-une-pratique-en-voie-dextinction/">La peine de mort : une pratique en voie d’extinction</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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