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	<title>surveillance - En avant</title>
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	<description>Les droits humains devant</description>
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		<title>Maroc : une machine à surveiller, et ses fournisseurs</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/10/01/maroc-surveillance-amnesty-lanceur-alerte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 09:04:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Droitshumains]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[surveillance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amnesty International publie le témoignage d'un ancien agent du renseignement marocain : logiciels espions, micros cachés, téléphones piégés. Les outils viennent d'entreprises israéliennes, européennes et américaines.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/10/01/maroc-surveillance-amnesty-lanceur-alerte/">Maroc : une machine à surveiller, et ses fournisseurs</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Amnesty International publie ce 1er octobre un rapport nourri par le témoignage d&rsquo;un ancien agent des services marocains. Il y décrit un dispositif qui mêle logiciels espions, micros cachés et téléphones piégés pour suivre journalistes, avocat·e·s et défenseur·euse·s des droits humains. Les outils viennent d&rsquo;entreprises installées en Israël, dans l&rsquo;Union européenne et aux États-Unis.</strong></p>


<h2 class="wp-block-heading">Un ancien agent raconte</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Un ancien employé de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le renseignement intérieur marocain, a accepté de décrire son travail à Amnesty International, sur plusieurs années. Il apparaît sous le pseudonyme de Safir. L&rsquo;organisation a recoupé ses propos avec des sources indépendantes, des analyses techniques et des entretiens avec dix personnes surveillées.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Le tableau frappe par sa banalité. Des téléphones d&rsquo;occasion vendus comme neufs, mais infectés avant la vente avec la complicité de boutiquier·ère·s. Des cybercafés dont tous les ordinateurs avaient été contaminés d&rsquo;avance : il suffisait qu&rsquo;un agent de terrain signale où se rendait une cible pour la voir travailler en direct. Des voisin·e·s recruté·e·s comme informateur·rice·s. Des appareils infectés physiquement lors d&rsquo;un passage à l&rsquo;aéroport. Des micros dissimulés dans des luminaires, comme chez le journaliste Omar Radi, qui a connu le harcèlement puis la prison pour avoir enquêté sur la corruption et les violations des droits humains.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Ces méthodes ne s&rsquo;arrêtent pas à la personne visée. Elles touchent sa famille, ses ami·e·s, son réseau professionnel, sans contrôle judiciaire et sans que quiconque ait à en répondre.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Pegasus, d&rsquo;abord contre les voix critiques</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Le rapport désigne la DGST comme l&rsquo;entité qui a déployé Pegasus, le logiciel espion de la société israélienne NSO Group, à partir de septembre 2017. Le Maroc a pourtant toujours nié espionner ses citoyen·ne·s. Des documents internes de NSO, versés au procès que WhatsApp et Meta ont intenté à l&rsquo;entreprise aux États-Unis, indiquent que son personnel a organisé formations et démonstrations pour ce client, que NSO appelait « Morgen » en interne.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Amnesty a rattaché 103 numéros marocains, entrés dans le système entre septembre et décembre 2017, à des personnes précises. Soixante-cinq appartiennent à la société civile : 34 défenseur·euse·s des droits humains, 22 journalistes et travailleur·euse·s des médias, cinq avocat·e·s et quatre universitaires. Vingt-cinq sont des responsables politiques, cinq des diplomates ou des représentant·e·s d&rsquo;organisations internationales. Les voix critiques figuraient donc parmi les toutes premières cibles.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Les attaques empruntaient plusieurs chemins : infection physique de l&rsquo;appareil, lien piégé sur lequel il faut cliquer, attaque sans aucun clic, ou injection par le réseau de l&rsquo;opérateur Maroc Telecom, propriété de l&rsquo;État.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Une économie de l&rsquo;oppression</h2>


<p class="wp-block-paragraph">Amnesty cite NSO Group, la société italienne Hacking Team, aujourd&rsquo;hui devenue Memento Labs, et le réseau germano-britannique Gamma Group et FinFisher. Son secrétaire général, Agnès Callamard, parle d&rsquo;une économie mondiale de l&rsquo;oppression technologique, rendue possible par des entreprises et des États qui ne respectent pas leurs obligations en droit international.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Les réponses des entreprises sont brèves. Verint indique avoir cédé cette activité en février 2021. Memento Labs affirme n&rsquo;avoir aucun contrat actif avec une agence marocaine et dit avoir mis en place un programme de conformité interne. Les autres n&rsquo;ont pas répondu. Les autorités marocaines non plus, quatre semaines après avoir reçu le courrier d&rsquo;Amnesty.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Que vaut un engagement de conformité quand l&rsquo;outil finit dans le téléphone de l&rsquo;avocat de manifestants du Rif ? Comment défendre la liberté de la presse dans les enceintes internationales, tout en laissant partir d&rsquo;Europe les logiciels qui l&rsquo;étouffent ailleurs ? Amnesty demande aux États de suspendre l&rsquo;exportation de logiciels espions et d&rsquo;outils d&rsquo;analyse numérique vers le Maroc tant que des garanties effectives en matière de droits humains n&rsquo;existent pas.</p>


<h2 class="wp-block-heading">Après la prison, l&rsquo;ombre</h2>


<p class="wp-block-paragraph">La surveillance se prolonge en campagnes de dénigrement dans des médias proches du pouvoir, nourries de détails privés que seule l&rsquo;écoute peut fournir. En 2021, le militant Fouad Abdelmoumni a été filmé chez lui avec sa fiancée ; la vidéo a circulé sur WhatsApp. Il n&rsquo;a trouvé aucun dispositif en cherchant, ce qui, dit-il, laisse penser qu&rsquo;on avait pu le poser et le retirer sans peine. Safir y voit un cas d&rsquo;école d&rsquo;opération conçue pour ne laisser aucune trace.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste Hicham Mansouri, emprisonné en 2015 pour « adultère » et « exploitation sexuelle » à l&rsquo;issue d&rsquo;un procès qui ne respectait pas les normes internationales, vit aujourd&rsquo;hui exilé en France. Il raconte qu&rsquo;un ami, après des années de cette pression, avait éprouvé comme un soulagement le jour de son entrée en prison.</p>


<p class="wp-block-paragraph">Amnesty exige la fin immédiate de cette surveillance et des enquêtes indépendantes sur chaque cas signalé. Qui, parmi celles et ceux qui fabriquent, vendent, autorisent ou détournent le regard, acceptera de répondre de ce que ces outils ont rendu possible ?</p>


<p class="wp-block-paragraph">Reste à éclairer l&rsquo;ombre.</p>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources</strong> : Amnesty International, <a href="https://www.amnesty.org/en/latest/news/2026/10/whistleblower-reveals-how-morocco-used-a-web-of-surveillance-to-silence-journalists/">« Morocco: Whistleblower reveals how authorities used a web of surveillance to silence journalists and activists »</a>, 1er octobre 2026 ; rapport « We start with the verdict: Inside Morocco&rsquo;s surveillance machine » (<a href="https://www.amnesty.org/en/documents/mde29/1481/2026/en/">résumé</a>).</p>


<p class="wp-block-paragraph">#Maroc #DroitsHumains #Pegasus #Surveillance #LibertéDePresse</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/10/01/maroc-surveillance-amnesty-lanceur-alerte/">Maroc : une machine à surveiller, et ses fournisseurs</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les milices américaines prospèrent sur Facebook malgré les interdictions</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/10/29/les-milices-americaines-prosperent-sur-facebook-malgre-les-interdictions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Oct 2024 17:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les groupes paramilitaires menacent la démocratie sur Facebook, en profitant des failles de modération de Meta. Découvrez comment ces milices s'organisent avant les élections.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le maintien des groupes paramilitaires sur Facebook soulève de vives inquiétudes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l&rsquo;approche des élections américaines, une <a href="https://www.wired.com/story/facebook-militia-organizing-election/" target="_blank" rel="noopener" title="">enquête de Wired</a> révèle que les milices antigouvernementales continuent d&rsquo;utiliser massivement Facebook pour leur recrutement et leur coordination, malgré les interdictions officielles de Meta. Plus préoccupant encore, la plateforme génère parfois automatiquement des pages pour ces groupes extrémistes.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un réseau toujours actif malgré les restrictions</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les données du Tech Transparency Project, pas moins de 262 groupes et 193 pages Facebook liés aux milices ont été créés depuis les événements du Capitole en janvier 2021. Si ces organisations se font plus discrètes qu&rsquo;en 2020, adoptant des appellations plus neutres comme « garde civile » ou « groupe patriote », leur activité n&rsquo;a pas cessé. Certaines, comme l&rsquo;American Patriots Three Percent (AP3), pourtant officiellement bannie par Meta, maintiennent une présence significative sur la plateforme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des failles dans la modération qui interrogent</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;investigation met en lumière les lacunes du système de modération de Meta. Non seulement certains groupes interdits parviennent à subsister, mais la plateforme crée parfois elle-même automatiquement des pages pour ces organisations, comme récemment pour une section de l&rsquo;AP3 en Arizona. Cette situation soulève des questions sur la capacité réelle de Meta à faire respecter ses propres règles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un outil crucial de recrutement et de radicalisation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Facebook reste un vecteur essentiel pour ces groupes extrémistes. Comme l&rsquo;a révélé une vidéo du chef de l&rsquo;AP3, Scot Seddon, le réseau social constitue leur « meilleure arme » pour étendre leur influence. Les experts soulignent que l&rsquo;accès aux plateformes grand public est crucial pour ces organisations : leur relégation vers des sites marginaux limite significativement leur capacité de recrutement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Des activités inquiétantes à l&rsquo;approche des élections</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les récentes observations montrent une intensification des activités, avec notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des appels à la surveillance des urnes, parfois armée</li>



<li>La coordination d&rsquo;entraînements paramilitaires</li>



<li>Des discussions sur d&rsquo;éventuels conflits civils post-électoraux</li>



<li>Le recrutement actif de nouveaux membres sans expérience préalable</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation préoccupe les autorités, comme en témoigne une note du DHS (<strong>Département de la sécurité intérieure</strong>) alertant sur les risques d&rsquo;actions extrémistes contre les bureaux de vote. La facilité avec laquelle ces groupes peuvent s&rsquo;organiser sur Facebook, malgré les interdictions officielles, pose un défi majeur pour la sécurité des processus démocratiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les limites de l&rsquo;autorégulation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si Meta affirme investir massivement dans la modération et supprimer régulièrement les contenus problématiques, l&rsquo;efficacité de ces mesures reste questionnée. La persistance de ces groupes sur la plateforme, voire leur prolifération, suggère que l&rsquo;autorégulation des réseaux sociaux montre ses limites face aux menaces extrémistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">#democratie #securite #reseauxsociaux #moderationenligne #extremismeenligne #technologie #surveillance #elections2024</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/10/29/les-milices-americaines-prosperent-sur-facebook-malgre-les-interdictions/">Les milices américaines prospèrent sur Facebook malgré les interdictions</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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