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	<title>Israël - En avant</title>
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	<title>Israël - En avant</title>
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		<title>Francesca Albanese à Liège : « Cherchez la complicité »</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/04/19/francesca-albanese-a-liege-cherchez-la-complicite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 12:44:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samedi 18 avril, à HEC Liège, la rapporteuse spéciale de l&#8217;ONU sur les territoires palestiniens occupés est venue à la rencontre du public belge, à l&#8217;invitation d&#8217;Amnesty International. Deux heures denses, âpres, dialoguées avec Carine Thibaut, qui ont commencé par cinq témoignages de torture et se sont achevées sur un mot d&#8217;ordre : arrêter de ... </p>
<p class="read-more-container"><a title="Francesca Albanese à Liège : « Cherchez la complicité »" class="read-more button" href="https://en-avant.info/2026/04/19/francesca-albanese-a-liege-cherchez-la-complicite/#more-932" aria-label="En savoir plus sur Francesca Albanese à Liège : « Cherchez la complicité »">Lire plus</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Samedi 18 avril, à HEC Liège, la rapporteuse spéciale de l&rsquo;ONU sur les territoires palestiniens occupés est venue à la rencontre du public belge, à l&rsquo;invitation d&rsquo;Amnesty International. Deux heures denses, âpres, dialoguées avec Carine Thibaut, qui ont commencé par cinq témoignages de torture et se sont achevées sur un mot d&rsquo;ordre : arrêter de détourner le regard.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Des voix pour commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Elle aurait pu ouvrir par des chiffres. Francesca Albanese a choisi des voix : cinq récits de détenu·e·s palestinien·ne·s, extraits d&rsquo;un corpus de centaines qu&rsquo;elle a documentés depuis 2023. Viols commis par des soldats ou par des chiens dressés, humiliations rituelles, détenus saignés à mort dans les bras d&rsquo;autres détenus. Un silence terrible s&rsquo;abat sur la salle à l&rsquo;énoncé de ces crimes abominables. Tout ce qu&rsquo;elle avait essayé, quand même, de ne pas entendre. « Moi, j&rsquo;ai vomi, dit-elle. J&rsquo;ai vomi souvent dans cette période parce que vraiment, ça m&rsquo;a rendue malade de voir ce que les hommes et les femmes comme nous peuvent faire à d&rsquo;autres hommes et femmes comme eux ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Comité contre la torture des Nations unies — peu suspect d&rsquo;activisme — a tranché en novembre : la torture est devenue une politique d&rsquo;État en Israël. Comment continuer, depuis ce constat, à débattre du « droit à l&rsquo;autodéfense » ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Mais ce que je trouve vraiment choquant, c&rsquo;est la non-action devant la torture. La torture. Et le fait qu&rsquo;on ne réagisse pas… Quel est l&rsquo;argument d&rsquo;autodéfense qu&rsquo;on peut utiliser pour justifier le viol ? Le viol… ». Francesca Albanese</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;économie d&rsquo;un génocide</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un détail résume la suite : six jours après la publication, en juillet 2025, de son rapport <em>From Economy of Occupation to Economy of Genocide</em>, l&rsquo;administration Trump la plaçait sous sanctions. Les mêmes qui visent les trafiquant·e·s de drogue. Elle avait, selon ses mots, touché un « nerf sensible ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nerf, elle l&rsquo;a rappelé à Liège : pendant que Gaza était méthodiquement détruite, la Bourse de Tel-Aviv s&rsquo;appréciait de 213 %. Le fonds de pension norvégien, pourtant réputé éthique, détenait des participations dans l&rsquo;ensemble des 46 entreprises documentées. Caterpillar, Volvo, Hyundai, Hitachi pour raser les maisons. Banques occidentales pour garantir la dette israélienne. Universités pour la recherche dite « sur l&rsquo;eau ». Pourquoi ce génocide dure-t-il ? Parce qu&rsquo;il rapporte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être sa formule la plus dérangeante : <strong>si les méthodes israéliennes ne nous choquent plus, c&rsquo;est qu&rsquo;elles sont déjà les nôtres</strong>. Manifestant·e·s dispersé·e·s, journalistes muselé·e·s, militant·e·s poursuivi·e·s au nom de l&rsquo;antisémitisme pour avoir cité le droit international. À Liège même, un membre de la Coordination Résistance a été convoqué par la police le 15 avril pour une phrase inscrite sur une affiche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;interrogation s&rsquo;adresse frontalement à la Belgique. Huit mois après la décision gouvernementale d&rsquo;interdire les produits des colonies, rien n&rsquo;a été mis en œuvre. Des citoyen·ne·s belges s&rsquo;installent en Cisjordanie sans que l&rsquo;État s&rsquo;en préoccupe. L&rsquo;accord d&rsquo;association UE-Israël, assorti pourtant d&rsquo;une clause de suspension en cas de violation des droits humains, tient toujours. « Si on ne s&rsquo;en défait pas cette année, nous serons esclaves de ce système à jamais. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chercher la complicité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Que faire, concrètement ? Cesser de se raconter qu&rsquo;il existerait un « bon » Israël et un « mauvais » Israël, côté colonies. L&rsquo;eau, le carburant, les universités, la finance : tout est imbriqué. Il faut donc suspendre, boycotter, désinvestir, intenter des actions judiciaires stratégiques. Vérifier les citoyen·ne·s belges qui ont servi dans Tsahal. Soutenir les étudiant·e·s qui, depuis mars 2024, bloquent les partenariats universitaires : « Elles et ils ont une longueur d&rsquo;avance sur nous. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et surtout, chercher méthodiquement les chaînes de complicité. « Comme on cherche Charlie », a-t-elle souri. Les distributeurs plutôt que les seules marques, les banques plutôt que les seuls gouvernements. On lui rappelle la condamnation obtenue en décembre 2024 par cinq femmes métisses enlevées enfants au Congo colonial : la première fois qu&rsquo;un État européen est condamné pour crime contre l&rsquo;humanité commis pendant la colonisation. Preuve, dit-elle, qu&rsquo;on n&rsquo;obtient jamais la justice par hasard — « elle se bâtit tous ensemble ». Les droits humains ne sont pas une télécommande : ils se conquièrent, ou ils reculent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un horizon, quand même</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la question posée en fin de soirée : comment arrête-t-on un génocide ? La rapporteuse n&rsquo;a pas la réponse. Elle a un mot, emprunté aux Palestinien·ne·s : <em>soumoud</em>. Mal traduit par « résilience ». Plutôt la ténacité des arbres qui, brûlés, continuent à se nourrir entre-eux via les racines. Un Global Sumud Movement est en train d&rsquo;émerger. Si la Palestine est une blessure, elle est aussi, a-t-elle dit, « un portail par lequel on peut regarder notre futur ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de regarder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">#Palestine #FrancescaAlbanese #Amnesty #DroitsHumains #Liège</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/04/19/francesca-albanese-a-liege-cherchez-la-complicite/">Francesca Albanese à Liège : « Cherchez la complicité »</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Droits humains : le monde bascule, et nous ?</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/02/04/droits-humains-le-monde-bascule-et-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Droits humains : le monde bascule, et nous ?<br />
Le Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch sonne l'alarme : l'ordre international des droits humains vacille sous les assauts conjugués de Washington, Pékin et Moscou. Mais la résistance citoyenne refuse de plier.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le <a href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2026" target="_blank" rel="noopener" title="">Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch</a> dresse un constat alarmant : sous les coups de l&rsquo;administration Trump, soutenue tacitement par Pékin et Moscou, l&rsquo;édifice international des droits humains vacille dangereusement. Mais la résistance citoyenne, partout dans le monde, refuse de céder.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis mobilisaient la communauté internationale contre les atrocités au Darfour. Aujourd&rsquo;hui, le président Trump se vante de « ne pas avoir besoin du droit international », préférant s&rsquo;appuyer sur sa « propre morale ». Le contraste est vertigineux. Et le constat de Human Rights Watch, dans son Rapport mondial 2026, est sans appel : 2025 a marqué un point de bascule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;étau se resserre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En à peine douze mois, l&rsquo;administration américaine s&rsquo;est retirée du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU et de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé. Elle a sanctionné le Procureur de la Cour pénale internationale, gelé l&rsquo;aide étrangère vitale pour des millions de personnes — hommes, femmes et enfants — et boycotté l&rsquo;examen de son propre bilan en matière de droits humains. Elle prévoit de quitter 66 organisations internationales, qualifiées de « modèle obsolète de multilatéralisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, 72 % de la population mondiale vit désormais sous des régimes autocratiques, un niveau comparable à celui de 1985. La vague démocratique amorcée il y a un demi-siècle a cédé la place à ce que les universitaires appellent une « récession démocratique ». Et cette fois, les États-Unis eux-mêmes figurent parmi les pays qui reculent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Europe dans l&rsquo;ombre ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette offensive autoritaire, que font nos gouvernements ? Force est de reconnaître que la réponse européenne a de quoi inquiéter. L&rsquo;Union européenne, le Canada, l&rsquo;Australie semblent mettre en sourdine leurs préoccupations, craignant de froisser Washington ou Pékin. En Europe occidentale — y compris en Belgique —, les restrictions aux activités de la société civile et aux manifestations se multiplient. Au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, de nombreux·ses citoyen·ne·s acceptent que les droits des « autres » soient rognés : migrant·e·s, femmes, minorités, personnes LGBT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;histoire nous l&rsquo;enseigne, et le rapport le rappelle avec force : les aspirant·e·s autocrates ne s&rsquo;arrêtent jamais aux « autres ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau mondial assombrit encore le constat. Au Soudan, les Forces de soutien rapide commettent des meurtres et des viols à grande échelle au Darfour — avec le soutien militaire présumé des Émirats arabes unis. Dans le Territoire palestinien occupé, plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis octobre 2023, dans une réponse internationale largement insuffisante. En Ukraine, les crimes russes se poursuivent tandis que Trump propose une « amnistie totale » pour les crimes de guerre. Le message de cette ère est limpide : la force fait loi et les atrocités n&#8217;empêchent pas de conclure des deals.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment encore y croire ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment avoir confiance dans un système international où les États-Unis, la Chine et la Russie — trois puissances aux moyens considérables — partagent désormais un même mépris pour les normes qui pourraient limiter leur pouvoir ? Comment croire à la justice internationale quand Washington sanctionne la CPI tandis que Moscou fait condamner ses magistrat·e·s par contumace ? Comment, depuis Bruxelles ou Liège, regarder ailleurs quand nos propres gouvernements restent silencieux face à ces gouffres que creusent les grandes puissances ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;espoir est dans la rue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. Chaque jour, nous voyons éclore des résistances. Les manifestations « No Kings » ont rassemblé des millions d&rsquo;Américain·e·s. En Corée du Sud, le parlement a destitué un président qui tentait d&rsquo;imposer la loi martiale. Au Népal, en Indonésie, au Maroc, la génération Z se dresse contre la corruption et la mauvaise gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Human Rights Watch appelle à la création d&rsquo;une nouvelle alliance mondiale de démocraties respectueuses des droits — du Brésil au Japon, de l&rsquo;Afrique du Sud à la Corée du Sud. Des initiatives existent déjà : le sommet « La démocratie pour toujours » au Chili en juillet 2025, le Groupe de La Haye pour la défense du droit international, plus de 70 pays signataires d&rsquo;une déclaration commune pour le multilatéralisme à l&rsquo;ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces coalitions ne suffiront pas sans nous. Sans les citoyen·ne·s qui descendent dans la rue. Sans les organisations qui documentent, dénoncent et mobilisent — malgré les menaces croissantes. Au Soudan, en Ukraine, à Hong Kong, des réseaux locaux de solidarité comblent les défaillances des États. Ils sont la preuve vivante que le pouvoir du peuple reste un moteur de changement, même dans les heures les plus sombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charge à nous non pas de contempler l&rsquo;obscurité, mais de fournir les bougies qui éclaireront les pistes vers un avenir où le respect de tous les droits fondamentaux ne sera pas négociable. Briser la vague autoritaire est le défi de toute une génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de le relever.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">#DroitsHumains #HRW2026 #Démocratie #Autoritarisme #SociétéCivile #DroitInternational #Multilatéralisme #Trump #Résistance #DignitéHumaine</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/04/droits-humains-le-monde-bascule-et-nous/">Droits humains : le monde bascule, et nous ?</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Le regard décentré : Anthony Samrani décrypte le chaos du Proche-Orient</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/01/13/le-regard-decentre-anthony-samrani-decrypte-le-chaos-du-proche-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 20:34:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pierre Haski lance une chaîne YouTube sur la géopolitique avec un entretien d'Anthony Samrani, consacrée au conflit israélo-palestinien. Samrani, franco-libanais, analyse les dynamiques régionales et l'impact de Gaza sur l'Occident. Malgré une vision pessimiste, il exprime un espoir nécessaire de changement face aux crises politiques et identitaires.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/13/le-regard-decentre-anthony-samrani-decrypte-le-chaos-du-proche-orient/">Le regard décentré : Anthony Samrani décrypte le chaos du Proche-Orient</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pierre Haski inaugure sa nouvelle chaîne YouTube consacrée à la géopolitique avec un entretien d&rsquo;une heure en compagnie d&rsquo;Anthony Samrani, co-rédacteur en chef de <em>L&rsquo;Orient-Le Jour</em>. Ce dialogue entre deux journalistes francophones offre une lecture du conflit israélo-palestinien et de ses ramifications régionales depuis Beyrouth — un point de vue délibérément « décentré » qui permet d&rsquo;échapper aux grilles d&rsquo;analyse dominantes en Europe.</strong></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Samrani, franco-libanais ayant fait le choix du retour au Liban après avoir grandi en France, incarne cette position intermédiaire : suffisamment proche pour comprendre les dynamiques locales, suffisamment distant pour les mettre en perspective. Son analyse, à la fois lucide et désabusée, dessine un tableau sombre du « nouveau Moyen-Orient » post-7 octobre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un journal centenaire comme observatoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entretien s&rsquo;ouvre sur le parcours personnel de Samrani et la place singulière de <em>L&rsquo;Orient-Le Jour</em> dans le paysage médiatique régional. Fondé il y a plus d&rsquo;un siècle, ce quotidien francophone a opéré sa mue : jadis perçu comme le « bulletin paroissial » des chrétiens libanais, il s&rsquo;est imposé comme une référence indépendante. L&rsquo;arrivée de Rima Abdul Malak, ancienne ministre française de la Culture, à sa direction générale témoigne d&rsquo;une ambition d&rsquo;expansion à l&rsquo;échelle régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Samrani, le Liban lui-même constitue moins un pays qu&rsquo;une « idée » — celle d&rsquo;un espace de liberté et d&rsquo;hybridité culturelle. Une utopie en échec, reconnaît-il, à l&rsquo;image de celle de l&rsquo;Europe. Un pays qui a vécu « un siècle en cinq ans » : explosion du port de Beyrouth, effondrement économique, guerre. Si une « pulsion de vie » subsiste dans la capitale, la société demeure profondément traumatisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La « défaite morale » de l&rsquo;Occident</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cœur de l&rsquo;analyse de Samrani porte sur ce qu&rsquo;il qualifie de rupture définitive entre l&rsquo;Occident et le « Sud global ». Gaza, affirme-t-il, marque un tournant historique dont les conséquences dépasseront largement la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le journaliste pointe l&rsquo;incohérence occidentale : condamner l&rsquo;agression russe en Ukraine au nom du droit international tout en fermant les yeux sur Gaza signe, selon lui, la fin de la prétention occidentale à incarner des valeurs universelles. Ce « double standard » n&rsquo;est pas seulement perçu comme tel dans le monde arabe — il l&rsquo;est désormais par une part croissante des opinions publiques occidentales elles-mêmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fracture, prédit Samrani, réveillera des tensions identitaires profondes au sein même des sociétés européennes et américaines. Gaza ne restera pas un événement lointain : il travaillera les consciences de l&rsquo;intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nouveau paysage régional : hégémonie sans projet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse géopolitique que livre Samrani est sans illusions. Israël a établi une hégémonie militaire sans précédent, capable de frapper n&rsquo;importe où sans crainte de représailles. L&rsquo;« axe de la résistance » piloté par l&rsquo;Iran s&rsquo;est effondré aux yeux des populations locales — le Hezbollah, malgré son ancrage politique au Liban, sort considérablement affaibli du conflit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, cette victoire tactique israélienne ne débouche sur aucun horizon politique. Israël, note Samrani, « n&rsquo;a pas de projet politique à offrir » : il se comporte en forteresse assiégée, incapable de proposer autre chose que la force. Les perspectives de normalisation avec l&rsquo;Arabie saoudite, un temps envisagées, sont désormais gelées tant que la question palestinienne demeure sans réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samrani relève par ailleurs la transformation profonde de l&rsquo;Arabie saoudite sous Mohammed ben Salmane : fin du wahhabisme politique, ouverture sociale spectaculaire, mais autoritarisme accru. Une révolution par le haut qui redessine les équilibres régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « malheur arabe » : causes internes et externes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reprenant l&rsquo;expression de l&rsquo;intellectuel libanais Samir Kassir, Samrani distingue deux sources du « malheur arabe ». D&rsquo;un côté, les interférences étrangères et la création d&rsquo;Israël, vécue comme une injustice originelle qui a radicalisé la région depuis 1948. De l&rsquo;autre, l&rsquo;incapacité des sociétés arabes à « faire nation », à construire des systèmes politiques démocratiques, à dépasser le clientélisme et la corruption.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette grille d&rsquo;analyse refuse le manichéisme : ni pure victimisation face à l&rsquo;Occident, ni culpabilisation exclusive des acteurs locaux. La sortie du « malheur arabe » suppose d&rsquo;agir sur les deux fronts — ce qui, dans le contexte actuel, relève de l&rsquo;horizon inaccessible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : un pessimisme vital</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Anthony Samrani ne croit ni aux bombes ni à l&rsquo;argent pour résoudre les problèmes de fond. La « paix économique » promue par l&rsquo;administration Trump lui paraît aussi illusoire que la stratégie de la force israélienne. Seule une solution politique juste pour les Palestiniens, conjuguée à une refonte des systèmes politiques arabes, pourrait ouvrir une issue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vision pessimiste ? Assurément. Mais Samrani confesse ne pas pouvoir s&#8217;empêcher d&rsquo;espérer — « ne serait-ce que par nécessité vitale ». C&rsquo;est peut-être là, dans cet espoir têtu malgré tout, que réside la singularité de ce regard depuis Beyrouth : un refus de céder au désespoir, non par naïveté, mais par instinct de survie.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source :</strong> Pierre Haski, « Gaza, Israël, Liban : Anthony Samrani face au chaos du Proche-Orient », <em>Le Monde de Pierre Haski</em> (YouTube), janvier 2025. <strong>Lien :</strong> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1soKXKexCTY">https://www.youtube.com/watch?v=1soKXKexCTY</a></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/13/le-regard-decentre-anthony-samrani-decrypte-le-chaos-du-proche-orient/">Le regard décentré : Anthony Samrani décrypte le chaos du Proche-Orient</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Gaza : Les témoignages accablants d&#8217;une famine orchestrée</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/08/18/gaza-les-temoignages-accablants-dune-famine-orchestree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 18:17:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'impunité]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De nouveaux témoignages de civils palestiniens déplacés révèlent l&#8217;ampleur dramatique de la campagne de famine délibérément menée par Israël dans la bande de Gaza. Ces récits, recueillis par Amnesty International auprès de 19 Palestiniens dans trois camps de déplacés, dressent le portrait d&#8217;une population acculée à la survie après 22 mois de blocus et de ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De nouveaux témoignages de civils palestiniens déplacés révèlent l&rsquo;ampleur dramatique de la campagne de famine délibérément menée par Israël dans la bande de Gaza. Ces récits, recueillis par Amnesty International auprès de 19 Palestiniens dans trois camps de déplacés, dressent le portrait d&rsquo;une population acculée à la survie après 22 mois de blocus et de destructions systématiques. Entre mères contraintes de rationner leurs dernières forces pour nourrir leurs enfants et personnes âgées résignées à mourir, ces témoignages constituent selon l&rsquo;organisation une « condamnation cinglante » de l&rsquo;inaction internationale face à ce qu&rsquo;elle qualifie de génocide.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une stratégie délibérée de destruction par la faim</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les conclusions d&rsquo;Amnesty International sont sans appel : la famine qui ravage Gaza n&rsquo;est pas un « dommage collatéral » des opérations militaires israéliennes, mais le résultat escompté d&rsquo;une politique délibérée. Cette campagne systématique vise à « infliger délibérément aux Palestiniens de Gaza des conditions de vie destinées à provoquer leur destruction physique », affirme l&rsquo;organisation dans son rapport publié aujourd&rsquo;hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La confirmation officielle de cette réalité dramatique est venue le 29 juillet dernier, lorsque le Système de classification intégrée de la sécurité alimentaire a déclaré que le seuil de famine avait été atteint dans la majeure partie de Gaza. Les chiffres du ministère de la Santé de Gaza parlent d&rsquo;eux-mêmes : au 14 août, 105 enfants étaient déjà morts des suites de complications liées à la malnutrition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation s&rsquo;est encore aggravée en juillet, avec près de 13 000 cas d&rsquo;admissions pour traitement de malnutrition aiguë chez les enfants, soit le chiffre mensuel le plus élevé depuis octobre 2023. Parmi ces cas dramatiques, au moins 2 800 concernaient des situations de malnutrition aiguë sévère, représentant 22% du total.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le calvaire des mères : « J&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;avoir échoué »</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Témoignage de S., infirmière déplacée</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Mes enfants s&rsquo;endorment en pleurant de faim. Le lait maternisé coûte 270 shekels pour trois jours, c&rsquo;est inabordable. Ma fille de sept mois a le poids d&rsquo;un bébé de quatre mois. J&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;avoir échoué en tant que mère ; la faim de vos enfants vous fait sentir que vous êtes une mauvaise mère. »</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le témoignage de S., infirmière contrainte de fuir Jabalia avec ses deux jeunes enfants, illustre de manière poignante le calvaire des femmes enceintes et allaitantes. Réfugiée dans le camp d&rsquo;al-Taqwa, cette mère de famille a vu sa production de lait maternel s&rsquo;effondrer à partir d&rsquo;avril, la contraignant à des heures d&rsquo;efforts infructueux pour allaiter son nourrisson de sept mois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pénurie touche tous les aspects de la vie quotidienne. Les couches étant introuvables, S. déchire ses propres vêtements pour en confectionner des provisoires qu&rsquo;elle ne peut même pas laver faute d&rsquo;eau potable. Sa tente, partagée avec son mari et ses deux enfants, est infestée de rats, moustiques et cafards, tandis que sa petite fille développe une infection cutanée impossible à soigner faute d&rsquo;antibiotiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette situation désespérée touche particulièrement les femmes enceintes et allaitantes. Selon les données de Save the Children, 43% des 747 femmes enceintes et allaitantes examinées dans ses cliniques en juillet souffraient de malnutrition. Hadeel, 28 ans et enceinte de quatre mois, confie sa terreur : « J&rsquo;ai peur de faire une fausse couche, mais je pense aussi à mon bébé : je panique rien qu&rsquo;à l&rsquo;idée de l&rsquo;impact que ma propre faim pourrait avoir sur sa santé. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;effondrement du tissu social et des solidarités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de la dimension humanitaire, cette famine orchestrée provoque un effondrement du tissu social palestinien. Nahed, 66 ans, décrit avec amertume comment « la ruée vers la nourriture près des itinéraires d&rsquo;aide a privé les gens de leur humanité ». Son témoignage révèle l&rsquo;ampleur de la dégradation : « J&rsquo;ai vu de mes propres yeux des gens porter des sacs de farine tachés du sang de ceux qui venaient d&rsquo;être abattus. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong> L&rsquo;écroulement des solidarités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Avant, nous nous entraidions, en particulier ceux qui étaient dans le besoin. Même au début de cette guerre, les gens étaient guidés par leur instinct de survie. La faim et la guerre ont complètement changé Gaza ; elles ont changé nos valeurs. »</em> <em>(Abu Alaa, 62 ans, déplacé du camp de Jabalia)</em></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnes âgées payent un tribut particulièrement lourd à cette situation. Aziza, 75 ans, confie son souhait de mourir : « J&rsquo;ai l&rsquo;impression d&rsquo;être devenue un fardeau pour ma famille. J&rsquo;ai besoin de médicaments pour mon diabète, ma tension artérielle et une maladie cardiaque, et j&rsquo;ai dû prendre des médicaments périmés. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une destruction systématique des sources alimentaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étranglement de Gaza ne se limite pas au blocage de l&rsquo;aide humanitaire. Une évaluation des Nations unies publiée le 31 juillet révèle que 86% des cultures permanentes de Gaza ont considérablement diminué en raison des « activités liées au conflit », notamment le rasage, les bombardements et l&rsquo;utilisation d&rsquo;engins lourds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette destruction méthodique des infrastructures agricoles a des conséquences directes sur les prix. Un kilogramme de tomates coûte désormais près de 80 shekels, soit vingt fois plus qu&rsquo;avant le 7 octobre 2023. Même après l&rsquo;autorisation limitée de certaines marchandises commerciales, les prix restent dix fois supérieurs aux niveaux d&rsquo;avant-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pêcheurs ne sont pas épargnés, confinés dans une zone réduite et dangereuse près du port où ils risquent bombardements et arrestations pour quelques poissons destinés à nourrir leurs familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cocktail mortel : famine et épidémies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le système de santé gazaoui, déjà décimé, fait face à une « catastrophe invisible » selon un médecin urgentiste de l&rsquo;hôpital al-Shifa. La combinaison de la malnutrition et des conditions d&rsquo;hygiène déplorables provoque l&rsquo;émergence de maladies inquiétantes, notamment le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique rare et potentiellement mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soixante-seize cas de ce syndrome ont été enregistrés au 12 août, causant déjà quatre décès dont deux enfants. Le médicament nécessaire au traitement, l&rsquo;immunoglobuline intraveineuse, reste bloqué par le blocus israélien, condamnant les patients à une paralysie progressive.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La spirale médicale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les blessures mettent beaucoup plus de temps à cicatriser, ce qui oblige les personnes modérément blessées à rester longtemps à l&rsquo;hôpital, car leur corps est trop affaibli par le manque de nourriture. C&rsquo;est une destruction à plusieurs niveaux et entremêlés. »</em> <em>(Médecin urgentiste, hôpital al-Shifa)</em></p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impasse humanitaire et l&rsquo;urgence d&rsquo;agir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation, Erika Guevara Rosas, directrice du programme Recherche d&rsquo;Amnesty International, appelle à une action immédiate : « Pour commencer à inverser les conséquences dévastatrices des politiques d&rsquo;Israël, il faut lever immédiatement et sans condition le blocus et instaurer un cessez-le-feu durable. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;organisation dénonce également les nouvelles restrictions imposées aux ONG internationales, qui risquent d&rsquo;interdire totalement leur intervention sur le territoire palestinien occupé. Ces mesures coupent les familles palestiniennes de « leur seule bouée de sauvetage », alors que la plupart ont déjà épuisé leurs maigres ressources.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu&rsquo;Israël menace de lancer une invasion terrestre de la ville de Gaza, un déplacé du camp de Jabalia résume la résignation qui gagne : « J&rsquo;ai déjà été déplacé 14 fois pendant cette guerre ; je n&rsquo;ai plus la force de fuir. S&rsquo;ils attaquent la ville, nous resterons ici à attendre la mort. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette enquête d&rsquo;Amnesty International, menée auprès de familles contraintes de survivre avec une assiette de lentilles par jour quand elle est disponible, révèle l&rsquo;ampleur d&rsquo;une tragédie qui dépasse la seule dimension humanitaire pour toucher aux fondements mêmes de l&rsquo;existence d&rsquo;un peuple.</p>



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		<title>2024 : L&#8217;année la plus meurtrière pour les journalistes selon le CPJ</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/05/04/2024-lannee-la-plus-meurtriere-pour-les-journalistes-selon-le-cpj/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 15:25:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté de la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une crise sans précédent pour la liberté de la presse L&#8217;année 2024 s&#8217;est révélée être la plus meurtrière jamais enregistrée pour les journalistes depuis que le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) a commencé à collecter des données il y a plus de trois décennies. Au moins 124 journalistes et travailleurs des médias ont ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une crise sans précédent pour la liberté de la presse</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;année 2024 s&rsquo;est révélée être la plus meurtrière jamais enregistrée pour les journalistes depuis que le <a href="https://cpj.org/special-reports/2024-is-deadliest-year-for-journalists-in-cpj-history-almost-70-percent-killed-by-israel" title="">Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) </a>a commencé à collecter des données il y a plus de trois décennies. Au moins 124 journalistes et travailleurs des médias ont été tués au cours de cette année, près des deux tiers d&rsquo;entre eux étant des Palestiniens tués par Israël.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chiffre alarmant dépasse le précédent record établi en 2007, lorsque 113 journalistes avaient perdu la vie, principalement durant la guerre en Irak. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Un conflit dévastateur pour la presse à Gaza</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;impact le plus dramatique vient sans conteste du conflit israélo-palestinien. Sur les 124 journalistes tués en 2024, 85 l&rsquo;ont été dans la guerre Israël-Gaza, s&rsquo;ajoutant aux 78 décès enregistrés en 2023 dans ce même conflit. Ces chiffres représentent une hécatombe sans précédent pour la profession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse du CPJ révèle ainsi un schéma troublant concernant ces décès : sur l&rsquo;ensemble des journalistes tués dans le monde, près de 70% l&rsquo;ont été par Israël. En dehors de Gaza (82) et du Liban (3), le CPJ a documenté l&rsquo;assassinat de 39 autres journalistes et travailleurs des médias dans 16 pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les meurtres ciblés : une tendance inquiétante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les décès recensés, le CPJ a spécifiquement identifié des cas où les journalistes ont été délibérément pris pour cible en raison de leur travail. Les recherches du CPJ ont révélé qu&rsquo;au moins 24 journalistes dans le monde ont été délibérément tués en raison de leur travail en 2024. À Gaza et au Liban, le CPJ a documenté 10 cas où des journalistes ont été délibérément ciblés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces assassinats comprennent des cas comme celui d&rsquo;Ismail Al Ghoul, journaliste palestinien de 27 ans travaillant pour la chaîne de télévision Al Jazeera Arabic, tué en juillet avec son collègue Rami Al Refee par une frappe de drone israélienne sur leur voiture alors qu&rsquo;ils quittaient un camp de réfugiés près de Gaza City où ils avaient effectué un reportage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D&rsquo;autres zones dangereuses pour les journalistes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si le conflit à Gaza domine les statistiques, d&rsquo;autres régions se révèlent particulièrement létales pour les professionnels des médias. Les pays les plus meurtriers étant le Soudan (6), le Pakistan (6), le Mexique (5), la Syrie (4), le Myanmar (3), l&rsquo;Irak (3) et Haïti (2) durant l&rsquo;année 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que le nombre de conflits dans le monde &#8211; qu&rsquo;ils soient de nature politique, criminelle ou militaire &#8211; a doublé au cours des cinq dernières années, ce qui se reflète dans le nombre élevé de décès de journalistes dans des nations comme le Soudan, le Pakistan et le Myanmar.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La vulnérabilité croissante des journalistes freelance</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un aspect particulièrement préoccupant de cette tendance est la proportion élevée de journalistes indépendants parmi les victimes. Plus d&rsquo;un tiers – 43 – de tous les journalistes et travailleurs des médias tués étaient des freelances – un autre triste record pour les membres indépendants de la presse qui font souvent face aux plus grands dangers car ils disposent de moins de ressources. Trente et un de ces freelances ont été tués à Gaza, contre 14 en 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette augmentation significative reflète une réalité troublante : de nombreux journalistes à Gaza sont devenus freelances après la destruction de leurs médias, leur couverture s&rsquo;avérant cruciale pour les médias internationaux, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;Israël a interdit aux journalistes étrangers d&rsquo;entrer dans la bande de Gaza, sauf lors de visites étroitement contrôlées menées par l&rsquo;armée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impunité persistante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en lumière un problème systémique qui perpétue ce cycle mortel : l&rsquo;impunité. Les conditions peuvent devenir plus meurtrières pour la presse lorsque ceux qui tuent des journalistes ne sont pas tenus responsables. Et moins de journalistes signifie moins d&rsquo;informations pour les citoyens en quête de vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le CPJ a constaté que les pays qui tentent d&rsquo;enterrer les preuves des meurtres, de rejeter la faute et d&rsquo;éviter toute responsabilité non seulement éteignent la possibilité de justice, mais rendent les conditions potentiellement plus meurtrières pour les journalistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des tendances alarmantes dans l&rsquo;usage des technologies</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport fait également état d&rsquo;une tendance inquiétante concernant l&rsquo;utilisation de technologies modernes dans les attaques contre les journalistes. Quatre des 10 journalistes assassinés à Gaza en 2024 ont été tués par des frappes de drones, et le CPJ a enregistré plusieurs autres cas où des journalistes ont été ou ont pu être ciblés par des drones turcs en Irak et en Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces incidents semblent avoir augmenté en nombre et en gravité depuis 2023, lorsque le CPJ avait documenté un assassinat présumé par drone à Gaza, et trois blessures dues à des attaques de drones à Gaza, en Russie et en Ukraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Recommandations pour mettre fin à l&rsquo;impunité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette situation critique, le CPJ formule plusieurs recommandations pour prévenir les meurtres de journalistes et mettre fin à l&rsquo;impunité bien ancrée qui entoure ces crimes. Parmi ces recommandations :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les gouvernements doivent reconnaître publiquement et condamner les meurtres de journalistes, et s&rsquo;abstenir de toute rhétorique politique qui diabolise les journalistes pour leur travail.</li>



<li>Les mécanismes de protection existants doivent être pleinement mis en œuvre, en particulier la Résolution 2222 du Conseil de sécurité des Nations Unies et la Résolution 33/2 du Conseil des droits de l&rsquo;homme.</li>



<li>Les organisations médiatiques ont la responsabilité de soutenir les journalistes et les travailleurs des médias qui font face à des menaces de sécurité, à la violence ou à d&rsquo;autres représailles à la suite de leur travail.</li>
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		<title>CPI: PAS DE DEUX POIDS, DEUX MESURES</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/12/02/cpi-pas-de-deux-poids-deux-mesures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 13:48:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes contre l'humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Netanyahu]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cour pénale internationale (CPI) se trouve actuellement dans une position particulièrement délicate, alors que s&#8217;ouvre sa grande réunion annuelle à La Haye. Cette Assemblée des États parties (AEP), qui rassemble les 124 pays signataires du Statut de Rome, revêt cette année une importance capitale dans un contexte de tensions diplomatiques sans précédent. Les discussions ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">La Cour pénale internationale (CPI) se trouve actuellement dans une position particulièrement délicate, alors que s&rsquo;ouvre sa grande réunion annuelle à La Haye. Cette Assemblée des États parties (AEP), qui rassemble les 124 pays signataires du Statut de Rome, revêt cette année une importance capitale dans un contexte de tensions diplomatiques sans précédent. Les discussions porteront non seulement sur le fonctionnement de l&rsquo;institution et son budget pour l&rsquo;année à venir, mais aussi sur les nombreux défis auxquels elle fait face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur des débats se trouve la récente décision de la CPI d&rsquo;émettre des mandats d&rsquo;arrêt contre plusieurs hauts responsables israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, ainsi qu&rsquo;un dirigeant du Hamas, dans le cadre de son enquête sur la situation en Palestine. Cette action judiciaire, qui s&rsquo;inscrit dans le cadre plus large des 16 enquêtes menées par la Cour à travers le monde, a déclenché une vague de réactions diplomatiques d&rsquo;une ampleur exceptionnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réaction américaine illustre particulièrement l&rsquo;intensité des pressions exercées sur la Cour. Bien que les États-Unis ne soient pas membres de la CPI, des parlementaires américains ont formulé des menaces inquiétantes, notamment le sénateur Lindsey Graham qui a appelé à la mise en œuvre d&rsquo;un projet de loi visant à imposer des sanctions à l&rsquo;institution, ses fonctionnaires et ses soutiens. Cette initiative, adoptée par la Chambre des représentants en juin, s&rsquo;inspire directement des mesures punitives instaurées par l&rsquo;administration Trump en 2020, marquant une continuité préoccupante dans l&rsquo;hostilité américaine envers la Cour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus surprenant encore est le positionnement ambigu de certains États membres, à l&rsquo;image de la France, dont le soutien traditionnel à la CPI semble s&rsquo;éroder. Le gouvernement français a récemment avancé l&rsquo;argument selon lequel Netanyahu bénéficierait d&rsquo;une immunité en tant que chef d&rsquo;État d&rsquo;un pays non-membre de la CPI, une interprétation juridique que les juges de la Cour ont déjà explicitement rejetée, notamment dans le cas du président russe Vladimir Poutine lors de son voyage en Mongolie.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>« La France doit confirmer qu’elle respecte son obligation légale univoque, d&rsquo;appliquer les mandats d’arrêts et de remettre à la CPI les personnes inculpées si elles se trouvent sur son territoire. » </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Anne Savinel-Barras</p>



<p class="wp-block-paragraph">Présidente d&rsquo;Amnesty International France.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position française met en lumière un « deux poids deux mesures » occidental particulièrement frappant. En effet, les mêmes pays qui soutiennent vigoureusement la CPI dans ses poursuites contre Poutine pour l&rsquo;enlèvement présumé d&rsquo;enfants ukrainiens adoptent une posture nettement plus réservée, voire hostile, lorsque les mandats d&rsquo;arrêt visent d&rsquo;autres dirigeants. Cette incohérence souligne une vérité fondamentale : l&rsquo;attention portée aux crimes de guerre ne peut être sélective si l&rsquo;on souhaite préserver la crédibilité du droit international.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« <strong>Si vous ne vous préoccupez des crimes de guerre que lorsque vos ennemis les commettent, alors vous ne vous préoccupez pas vraiment des crimes de guerre.</strong> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Andrew Stroehlein<br>Directeur des relations médias en Europe</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les pressions sur la CPI ne se limitent pas au camp occidental. La Russie, bien que non-membre de l&rsquo;institution, a riposté au mandat d&rsquo;arrêt contre Poutine en émettant ses propres mandats d&rsquo;arrêt à l&rsquo;encontre du procureur de la CPI et de certains juges, illustrant une nouvelle forme de contestation de l&rsquo;autorité de la Cour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte tendu, l&rsquo;Assemblée des États parties représente une opportunité cruciale pour les pays membres de réaffirmer leur engagement envers la CPI et ses principes fondateurs. Cela implique non seulement de garantir à l&rsquo;institution les ressources financières et politiques nécessaires à son fonctionnement, mais aussi de réitérer sans ambiguïté l&rsquo;obligation légale d&rsquo;exécuter ses mandats d&rsquo;arrêt, indépendamment de l&rsquo;identité ou du statut des personnes concernées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mission de la CPI, qui consiste à rendre justice pour les crimes d&rsquo;atrocité les plus graves à l&rsquo;échelle mondiale, ne peut être accomplie sans un soutien ferme et constant de ses États membres. Les victimes de ces crimes comptent sur l&rsquo;engagement indéfectible de la communauté internationale à faire respecter le droit international humanitaire, sans considération de politique ou de géographie. L&rsquo;avenir de la justice pénale internationale dépendra largement de la capacité des États à dépasser leurs intérêts particuliers pour soutenir cette mission universelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les défis actuels auxquels fait face la CPI soulignent plus que jamais l&rsquo;importance d&rsquo;une institution judiciaire internationale forte et indépendante. La crédibilité et l&rsquo;efficacité de la Cour reposent sur sa capacité à appliquer la justice de manière équitable et impartiale, un objectif qui ne peut être atteint que si ses États membres maintiennent un soutien cohérent et uniforme à ses actions, quelles que soient les circonstances politiques du moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour plus d&rsquo;informations: </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.amnesty.be/infos/actualites/article/benjamin-netanyahu-yoav-gallant-mohammed-masri-comparaitre" title="">Benjamin Netanyahu, Yoav Gallant et Mohammed Al Masri doivent comparaître devant la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.hrw.org/fr/news/2024/12/02/soutenir-la-cour" title="">Soutenir la Cour</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">CPI #JusticePénaleInternationale #DroitInternational #LaHaye #AEP #StatutdeRome #Palestine #Israël #Netanyahu #Hamas #JusticeInternationale #CrimesdeGuerre #DiplomatieInternationale #CourPénaleInternationale #PaixMondiale #DroitsHumains #JusticeUniverselle #ResponsabilitéPénale #ConflitsInternationaux #MandatsdArrêt #PressionsDiplomatiques #RelationsInternationales #VictimesdAtrocités #SouverainetéJudiciaire #ImpartialitéJudiciaire</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/12/02/cpi-pas-de-deux-poids-deux-mesures/">CPI: PAS DE DEUX POIDS, DEUX MESURES</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>La CPI émet des mandats d&#8217;arrêt contre Netanyahu, Gallant et le chef du Hamas pour crimes contre l&#8217;humanité</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/11/21/la-cpi-emet-des-mandats-darret-contre-netanyahu-et-gallant-pour-crimes-contre-lhumanite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 13:10:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'impunité]]></category>
		<category><![CDATA[Prisonniers d'opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Torture]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cour pénale internationale (CPI) a franchi aujourd'hui une étape historique en émettant des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2023 et mai 2024.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Cour pénale internationale (CPI) a franchi aujourd&rsquo;hui une étape historique en émettant des mandats d&rsquo;arrêt à l&rsquo;encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la Défense Yoav Gallant, les accusant de crimes contre l&rsquo;humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2023 et mai 2024.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les fondements juridiques de la décision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Chambre préliminaire I a rejeté à l&rsquo;unanimité les contestations d&rsquo;Israël concernant la compétence de la Cour. Elle a notamment souligné que l&rsquo;acceptation de la juridiction par Israël n&rsquo;était pas requise, la Cour pouvant exercer sa compétence sur la base de la juridiction territoriale de la Palestine. Cette décision s&rsquo;inscrit dans la continuité de l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête en 2021 sur la situation en Palestine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des accusations graves de crimes systématiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les juges ont établi qu&rsquo;il existait des motifs raisonnables de croire que Netanyahu et Gallant portent une responsabilité pénale en tant que coauteurs pour plusieurs crimes. Parmi ceux-ci figurent le crime de guerre d&rsquo;utilisation de la famine comme méthode de guerre, ainsi que les crimes contre l&rsquo;humanité de meurtre, de persécution et d&rsquo;autres actes inhumains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;utilisation délibérée de la famine comme arme de guerre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Chambre a conclu que les deux dirigeants ont intentionnellement privé la population civile de Gaza de biens indispensables à sa survie, notamment la nourriture, l&rsquo;eau, les médicaments et l&rsquo;électricité. Les décisions permettant l&rsquo;aide humanitaire étaient souvent conditionnelles et insuffisantes, répondant davantage aux pressions internationales qu&rsquo;à l&rsquo;obligation de protéger les civils.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des actes inhumains documentés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les restrictions sur les fournitures médicales ont conduit à des situations particulièrement dramatiques. Les médecins ont été contraints de pratiquer des opérations et des amputations, y compris sur des enfants, sans anesthésie, causant des souffrances extrêmes. Ces actes ont été qualifiés de crimes contre l&rsquo;humanité par la Cour.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Responsabilité hiérarchique dans les attaques contre les civils</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les juges ont également établi la responsabilité de Netanyahu et Gallant en tant que supérieurs civils pour le crime de guerre consistant à diriger intentionnellement des attaques contre la population civile de Gaza. La Cour a constaté qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas pris les mesures nécessaires pour prévenir ou réprimer ces crimes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;impératif de justice internationale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision historique de la CPI rappelle un principe fondamental : nul ne peut violer indéfiniment le droit international humanitaire, quelle que soit sa position. Les États parties à la CPI ont désormais l&rsquo;obligation légale de respecter ces mandats d&rsquo;arrêt et de coopérer à l&rsquo;arrestation des accusés. La justice internationale, bien que lente, poursuit inexorablement son cours pour garantir que les crimes les plus graves ne restent pas impunis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mandat d&rsquo;arrêt contre Mohammed Diab Ibrahim Al-Masri (Deif)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La CPI vient d&rsquo;émettre un mandat d&rsquo;arrêt contre Mohammed Deif, commandant militaire du Hamas, pour crimes contre l&rsquo;humanité et crimes de guerre commis depuis le 7 octobre 2023. Les accusations portent notamment sur les meurtres de civils, l&rsquo;extermination, la torture, les viols et la prise d&rsquo;otages lors de l&rsquo;attaque contre Israël. La Chambre a établi que ces actes s&rsquo;inscrivaient dans le cadre d&rsquo;une attaque systématique contre la population civile israélienne. Après confirmation du décès de deux autres dirigeants du Hamas (Haniyeh et Sinwar), seul ce mandat est maintenu, le statut vital de Deif restant incertain selon les autorités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">#CPI #Netanyahu #DroitInternational #Palestine #CrimesDeGuerre #CrimesContreLHumanite #JusticeInternationale #Gaza</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<pre class="wp-block-preformatted"><strong>Arrière-plan</strong><br><br>Le 1er janvier 2015, l’État de Palestine a déposé une déclaration en vertu de l’article 12(3) du Statut de Rome acceptant la compétence de la Cour depuis le 13 juin 2014.<br><br>Le 2 janvier 2015, l’État de Palestine a adhéré au Statut de Rome en déposant son instrument d’adhésion auprès du Secrétaire général de l’ONU. Le Statut de Rome est entré en vigueur pour l’État de Palestine le 1er avril 2015.<br><br>Le 22 mai 2018, conformément aux articles 13 a) et 14 du Statut de Rome, l’État de Palestine a déféré au Procureur la situation depuis le 13 juin 2014, sans date de fin. <br><br>Le 3 mars 2021, le Procureur a annoncé l'ouverture d'une enquête sur la situation dans l'État de Palestine. Cette décision fait suite à la décision de la Chambre préliminaire I du 5 février 2021 selon laquelle la Cour pouvait exercer sa compétence pénale dans la situation et, à la majorité, que la portée territoriale de cette compétence s'étendait à Gaza et à la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est. <br><br>Le 17 novembre 2023, le Bureau du Procureur a reçu une nouvelle saisine concernant la situation dans l’État de Palestine de la part de l’Afrique du Sud, du Bangladesh, de la Bolivie, des Comores et de Djibouti, et le 18 janvier 2024, la République du Chili et les États-Unis du Mexique ont en outre soumis une saisine au Procureur concernant la situation dans l’État de Palestine.</pre><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/11/21/la-cpi-emet-des-mandats-darret-contre-netanyahu-et-gallant-pour-crimes-contre-lhumanite/">La CPI émet des mandats d’arrêt contre Netanyahu, Gallant et le chef du Hamas pour crimes contre l’humanité</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La liberté d&#8217;expression à l&#8217;épreuve du conflit à Gaza : un rapport alarmant de l&#8217;ONU</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/09/30/la-liberte-dexpression-a-lepreuve-du-conflit-a-gaza-un-rapport-alarmant-de-lonu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Sep 2024 19:49:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conflit à Gaza a déclenché une crise mondiale de la liberté d&#8217;expression, selon un rapport détaillé de la Rapporteuse spéciale de l&#8217;ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d&#8217;opinion et d&#8217;expression, Irene Khan. Ce document exhaustif met en lumière les restrictions disproportionnées imposées aux voix palestiniennes et à leurs ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le conflit à Gaza a déclenché une crise mondiale de la liberté d&rsquo;expression, s<a href="https://documents.un.org/doc/undoc/gen/n24/247/88/pdf/n2424788.pdf" target="_blank" rel="noopener" title="">elon un rapport détaillé de la Rapporteuse spéciale de l&rsquo;ONU sur la promotion et la protection du droit à la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression, Irene Khan</a>. Ce document exhaustif met en lumière les restrictions disproportionnées imposées aux voix palestiniennes et à leurs soutiens, principalement en Europe occidentale et en Amérique du Nord, révélant un schéma inquiétant de répression de la liberté d&rsquo;expression.</strong></p>



<h4 class="wp-block-heading">Une menace sans précédent pour la liberté d&rsquo;expression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que rarement un conflit n&rsquo;a remis en question la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression de manière aussi large et au-delà de ses frontières. Les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 et l&rsquo;intensité de la réponse militaire israélienne ont polarisé l&rsquo;opinion publique mondiale, plaçant la liberté d&rsquo;expression au cœur des tensions. Cette polarisation s&rsquo;est manifestée non seulement dans les sphères politiques et médiatiques, mais également dans les milieux académiques, culturels et sur les plateformes de médias sociaux, créant un environnement où l&rsquo;expression de certaines opinions est devenue de plus en plus risquée et contestée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Journalistes sous le feu</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le document révèle un niveau sans précédent de meurtres de journalistes, d&rsquo;attaques contre les infrastructures médiatiques et de restrictions imposées aux médias étrangers à Gaza. Ces actions ont rendu les reportages difficiles et dangereux, affectant le droit à l&rsquo;information tant pour la population de Gaza que pour le public mondial. Le rapport fait état de 113 journalistes et travailleurs des médias palestiniens tués au 13 août 2024, faisant de l&rsquo;action militaire israélienne depuis octobre 2023 le conflit le plus meurtrier pour les journalistes et les travailleurs des médias au niveau mondial au cours des trois dernières décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport soulève des préoccupations sérieuses quant à la possibilité que le schéma de meurtres et de détentions arbitraires de journalistes et la destruction d&rsquo;installations de presse et d&rsquo;équipements à Gaza indiquent une stratégie délibérée de l&rsquo;armée israélienne pour faire taire les reportages critiques et entraver la documentation de possibles crimes internationaux. Cette situation porte atteinte non seulement à la liberté de la presse, mais aussi au droit fondamental du public à l&rsquo;information, particulièrement crucial en temps de conflit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répression des protestations et de la dissidence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en lumière la suppression des protestations, du plaidoyer et de l&rsquo;expression critique de manière disproportionnée et discriminatoire à l&rsquo;égard des groupes palestiniens. Plusieurs gouvernements européens ont imposé des restrictions spécifiques, des interdictions générales ou préventives sur les manifestations de soutien au peuple palestinien, justifiant leurs actions par des motifs de « risque pour l&rsquo;ordre public et la sécurité », de lutte contre le « soutien au terrorisme » et de « prévention de l&rsquo;antisémitisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces mesures ont été particulièrement sévères en Allemagne et en France, où des interdictions générales ont été imposées sur les rassemblements pro-palestiniens. Le rapport souligne que ces réponses sont arbitraires, assimilant injustement le plaidoyer palestinien à de l&rsquo;antisémitisme ou à un soutien au terrorisme, et discriminatoires car aucune manifestation de soutien à Israël ne semble avoir fait l&rsquo;objet de restrictions spécifiques. Cette approche soulève des questions importantes sur l&rsquo;équilibre entre la sécurité publique et le droit fondamental à la liberté d&rsquo;expression et de réunion pacifique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Assaut contre la liberté académique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que la liberté académique des étudiants et des chercheurs, ainsi que l&rsquo;autonomie des institutions, ont fait l&rsquo;objet d&rsquo;un examen minutieux et d&rsquo;attaques dans plusieurs pays occidentaux. Aux États-Unis, les réponses de certaines administrations universitaires et autorités locales ont été particulièrement sévères et disproportionnées, malgré la nature largement pacifique des protestations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document détaille comment des milliers d&rsquo;étudiants, y compris de nombreux étudiants juifs, ont manifesté sur les campus en Europe et en Amérique du Nord depuis octobre 2023. En avril 2024, des campements ont été installés par des étudiants pour exprimer leur solidarité avec les civils palestiniens à Gaza, demander un cessez-le-feu et exiger que leurs universités se désengagent des entreprises profitant du conflit et de l&rsquo;occupation des territoires palestiniens. La réponse à ces actions a souvent été excessive, impliquant l&rsquo;usage de la force, des arrestations massives et des mesures disciplinaires sévères contre les étudiants et les professeurs participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport met en garde contre l&rsquo;effet paralysant que ces mesures ont eu sur le discours public, la recherche académique et l&rsquo;expertise politique sur les questions du Moyen-Orient. Il souligne que de nombreux universitaires, chercheurs et étudiants se plaignent d&rsquo;une culture d&rsquo;intimidation dans laquelle ils craignent d&rsquo;exprimer leurs opinions de peur d&rsquo;être considérés comme « antisémites », harcelés, menacés, licenciés ou privés de fonds de recherche.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Intolérance envers la liberté artistique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le document rapporte des cas de censure par exclusion, ou « deplatforming », dans le domaine artistique. Des festivals littéraires ont désinvité des conférenciers, des expositions majeures ont été annulées, des concerts de musique ont été annulés ou des musiciens menacés, et des galeries d&rsquo;art ont rompu des relations de longue date avec des clients en raison de leurs opinions politiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette tendance inquiétante s&rsquo;étend au-delà des événements ponctuels, affectant la liberté d&rsquo;expression artistique de manière plus large. Le rapport souligne que ces pratiques, habituellement associées aux États autoritaires, semblent avoir été émulées par des institutions publiques et privées en Europe occidentale et en Amérique du Nord en relation avec la situation Israël/Palestine. Cette censure touche à la fois ceux qui expriment de la sympathie pour Israël et ceux qui défendent les droits des Palestiniens, créant un climat de peur et d&rsquo;autocensure dans le monde artistique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Censure en ligne</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport critique les plateformes de médias sociaux pour leur rôle dans la suppression excessive de contenu palestinien, leur gestion inadéquate des discours de haine et leur contribution à la manipulation de l&rsquo;information, à la désinformation et à la mésinformation. Il note une tendance des grandes plateformes à être plus indulgentes envers Israël et plus restrictives envers l&rsquo;expression palestinienne et le contenu sur Gaza, par rapport à leurs politiques et pratiques relatives à l&rsquo;invasion de l&rsquo;Ukraine par la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document détaille comment des plateformes comme Meta, X, Google et Telegram ont mis en place des mesures de modération de contenu disproportionnées et étendues à travers le monde. Ces mesures incluent la surveillance et la suppression de contenu, la suspension ou la désactivation de comptes, la restriction de la capacité à interagir avec des publications, et le « shadow-banning » ou la diminution de la visibilité du contenu des utilisateurs sans notification ni justification adéquate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne également les préoccupations croissantes concernant l&rsquo;utilisation potentielle des activités et des informations publiées sur les médias sociaux à des fins de ciblage militaire dans des systèmes pilotés par l&rsquo;intelligence artificielle, appelant à une enquête plus approfondie et à une plus grande transparence de la part des plateformes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Expression protégée et prohibée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne la confusion et l&rsquo;amalgame entre la critique des politiques d&rsquo;Israël, qui relève de l&rsquo;exercice légitime de la liberté d&rsquo;expression, et l&rsquo;antisémitisme, qui est une haine raciale et religieuse contre les Juifs qui doit être condamnée. <strong>Il critique notamment la « définition de travail » de l&rsquo;antisémitisme de l&rsquo;Alliance internationale pour la mémoire de l&rsquo;Holocauste (IHRA), qui contrevient à cette norme internationale critique de la liberté d&rsquo;expression</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le document examine en détail comment certains États et entreprises ont restreint ou interdit des discours, des symboles, des slogans et des protestations liés à la Palestine, prétendant le faire pour lutter contre le soutien au terrorisme ou l&rsquo;antisémitisme. Il analyse si la ligne entre le discours protégé et le discours interdit est correctement tracée conformément au droit international des droits de l&rsquo;homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport critique particulièrement l&rsquo;utilisation de lois antiterroristes vagues et mal définies pour restreindre la liberté d&rsquo;expression, ainsi que l&rsquo;interdiction et la criminalisation de l&rsquo;affichage de symboles palestiniens comme signes d&rsquo;antisémitisme et de soutien au Hamas. Il souligne que ces interdictions générales ne répondent pas aux exigences de nécessité et de proportionnalité du droit international et violent donc le droit à la liberté d&rsquo;expression.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Recommandations</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport formule des recommandations détaillées à l&rsquo;intention des États, des entreprises, des institutions académiques et culturelles, et de la communauté internationale. Il appelle les États à respecter, protéger et réaliser le droit à la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression sans discrimination, et à s&rsquo;abstenir d&rsquo;interdictions générales des manifestations, slogans, symboles ou autres formes d&rsquo;expression en soutien au peuple palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les entreprises, le rapport recommande de mener une diligence raisonnable accrue en matière de droits humains et de remédier à la surapplication du contenu lié à la Palestine. Il suggère également de développer des cadres prévisibles, cohérents et efficaces pour traiter les discours de haine, la désinformation et autres manipulations de l&rsquo;information, conformément au droit international des droits de l&rsquo;homme et au droit humanitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les institutions académiques sont appelées à respecter la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression des étudiants, du corps enseignant et du personnel sans discrimination, et à s&rsquo;abstenir de représailles contre les membres de la communauté académique pour leur plaidoyer et leurs protestations pacifiques. Le rapport recommande également de promouvoir activement un environnement inclusif, sûr et propice à l&rsquo;enquête académique, au débat et à la discussion sur la question israélo-palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, ce rapport exhaustif de l&rsquo;ONU dresse un tableau alarmant des atteintes à la liberté d&rsquo;expression dans le contexte du conflit à Gaza, appelant à une vigilance accrue et à des actions concrètes pour protéger ce droit fondamental. Il souligne l&rsquo;importance cruciale de maintenir un équilibre entre la sécurité et la liberté d&rsquo;expression, tout en veillant à ce que les voix de toutes les parties concernées puissent être entendues de manière équitable et sans crainte de représailles.</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/09/30/la-liberte-dexpression-a-lepreuve-du-conflit-a-gaza-un-rapport-alarmant-de-lonu/">La liberté d’expression à l’épreuve du conflit à Gaza : un rapport alarmant de l’ONU</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Liban : Il faut ouvrir une enquête internationale sur les attentats meurtriers perpétrés à l&#8217;aide d&#8217;appareils portables explosifs</title>
		<link>https://en-avant.info/2024/09/20/liban-il-faut-ouvrir-une-enquete-internationale-sur-les-attentats-meurtriers-perpetres-a-laide-dappareils-portables-explosifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 16:19:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Crimes de guerre]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Liban]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Amnesty International appelle à une enquête internationale sur les récentes explosions au Liban et en Syrie, invoquant des violations du droit humanitaire et des droits humains.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/09/20/liban-il-faut-ouvrir-une-enquete-internationale-sur-les-attentats-meurtriers-perpetres-a-laide-dappareils-portables-explosifs/">Liban : Il faut ouvrir une enquête internationale sur les attentats meurtriers perpétrés à l’aide d’appareils portables explosifs</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>AMNESTY INTERNATIONAL</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>20 septembre 2024</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une enquête internationale doit être ouverte afin que les auteurs des explosions massives simultanées visant des appareils électroniques au Liban et en Syrie, qui ont fait plus de 2 931 blessés et au moins 37 morts, dont au moins quatre civils, soient tenus de rendre des comptes, a déclaré Amnesty International à la veille d&rsquo;une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies qui se tiendra ce mardi 20 septembre pour discuter de ces explosions.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la responsabilité d&rsquo;Israël est établie, ces attentats ont eu lieu dans le cadre d&rsquo;un conflit armé en cours. Les éléments de preuve indiquent que ceux qui ont planifié et exécuté ces attaques ne pouvaient pas vérifier qui d&rsquo;autre, dans le voisinage immédiat des dispositifs, serait blessé au moment de l&rsquo;explosion, ni même si seuls les combattants avaient reçu les téléavertisseurs et les radios. Par conséquent, les attaques ont été menées sans discrimination, seraient illégales au regard du droit humanitaire international et devraient faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête en tant que crimes de guerre. Les attaques ont également violé au minimum le droit à la vie en vertu du droit international des droits humains, qui continue de s&rsquo;appliquer dans les situations de conflit armé, et probablement d&rsquo;autres droits humains, en fonction des divers impacts de l&rsquo;attaque sur la population libanaise et leur vie quotidienne. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que le gouvernement israélien n&rsquo;ait pas officiellement commenté les attentats, le 18 septembre, le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a&nbsp;<a href="https://edition.cnn.com/2024/09/18/middleeast/lebanon-explosions-intl/index.html"><u>déclaré</u></a>&nbsp;qu&rsquo;une « nouvelle ère » de guerre avec le Liban commençait et a salué les « excellents résultats » des services de sécurité et de renseignement israéliens, une déclaration qui a été interprétée comme une reconnaissance implicite du rôle d&rsquo;Israël dans les attentats. Les autorités libanaises et les responsables américains ont également indiqué qu&rsquo;ils pensaient qu&rsquo;Israël avait orchestré les attentats.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les explosions massives qui ont eu lieu ces derniers jours au Liban et en Syrie portent les marques d&rsquo;un sinistre cauchemar dystopique. L&rsquo;utilisation d&rsquo;engins explosifs dissimulés dans des appareils de télécommunication courants pour mener des attaques meurtrières d&rsquo;une telle ampleur est sans précédent. Même si les attaques visaient des objectifs militaires, le fait de faire exploser simultanément des milliers d&rsquo;engins sans pouvoir déterminer leur emplacement exact ni en quelle possession ils se trouvaient au moment de l&rsquo;attaque témoigne d&rsquo;un mépris flagrant du droit à la vie et du droit des conflits armés »</em>, a déclaré Aya Majzoub, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d&rsquo;Amnesty International. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le droit international humanitaire interdit les attaques aveugles, c&rsquo;est-à-dire celles qui ne font pas de distinction entre les civils et les cibles militaires. Il interdit également l&rsquo;utilisation du type de pièges qui semblent avoir été utilisés lors de ces attaques.</em><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Le Conseil de sécurité des Nations unies doit prendre toutes les mesures à sa disposition pour assurer la protection des civils et éviter de nouvelles souffrances inutiles. Une enquête internationale doit être ouverte de toute urgence pour établir les faits et traduire les auteurs en justice »</em>.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les explosions ont eu lieu dans des supermarchés, des voitures, des rues résidentielles et d&rsquo;autres lieux publics très fréquentés, provoquant des blessures traumatisantes, semant la terreur et la panique dans tout le Liban et accablant un secteur de la santé déjà touché par une crise économique aiguë.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Amnesty International s&rsquo;est entretenue avec huit témoins, le ministre libanais de la Santé, deux médecins, deux psychologues et une source des services de sécurité. Le Crisis Evidence Lab de l&rsquo;organisation a analysé 19 photos et vidéos des explosions et de leurs conséquences. Le secrétariat d&rsquo;Amnesty International a écrit au bureau du Premier ministre israélien et au ministère des Affaires étrangères pour leur demander de répondre aux allégations selon lesquelles Israël serait responsable des attentats.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Droit international applicable</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la responsabilité d&rsquo;Israël est établie, ces attaques ont eu lieu dans le cadre d&rsquo;un conflit armé en cours. En tant que telles, leur légalité doit être évaluée sur la base du droit international humanitaire, ainsi que du droit international des droits humains applicable, qui continue de s&rsquo;appliquer dans les situations de conflit armé. Cela vaut en particulier pour le droit humain,&nbsp;<a href="https://www.ohchr.org/en/calls-for-input/general-comment-no-36-article-6-right-life"><u>comme l&rsquo;a confirmé le Comité des droits humains des Nations unies.</u></a><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le fait que les explosions aient été réalisées à l&rsquo;aide d&rsquo;outils de la vie quotidienne des civils, l&rsquo;impossibilité pour les auteurs de connaître l&rsquo;identité de tous ceux qui ont reçu les engins, de ceux qui les utiliseraient et de ceux qui se trouveraient à proximité &#8211; tous ces facteurs indiquent que les attaques ont été menées sans discrimination et donc illégalement. En tant que telles, elles devraient faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête en tant que crimes de guerre.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit international humanitaire interdit également l&rsquo;utilisation de pièges ou d&rsquo;autres dispositifs qui emploient un engin « sous la forme d&rsquo;objets portatifs apparemment inoffensifs qui sont spécifiquement conçus et fabriqués pour contenir des matières explosives », conformément au protocole II modifié de la convention des Nations unies sur certaines armes classiques.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit international coutumier interdit également les actes de violence visant principalement à répandre la terreur parmi la population civile.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Cour internationale de justice, le Comité des droits de l&rsquo;homme, la Commission interaméricaine des droits de l&rsquo;homme et la Cour européenne des droits de l&rsquo;homme ont tous confirmé que les obligations découlant des traités relatifs aux droits humains s&rsquo;appliquent en principe au comportement d&rsquo;un État en dehors de son territoire.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Attaques</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 septembre 2024, entre 15h30 et 16h30, des engins explosifs dissimulés dans des milliers de téléavertisseurs au Liban ont explosé, tuant au moins 12 personnes, dont une fillette de neuf ans, un garçon de 11 ans et deux médecins, et blessant au moins 2 323 personnes. Le lendemain, peu avant 17 heures, le 18 septembre, des engins explosifs similaires placés dans des dizaines de « talkies-walkies » portatifs ont explosé dans tout le Liban, tuant au moins 25 personnes et en blessant au moins 608.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont eu lieu dans un contexte d&rsquo;escalade des hostilités entre Israël et le Hezbollah au cours des 11 derniers mois.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au 9 septembre 2024, les attaques israéliennes sur le Sud-Liban et la Bekaa ont <a href="https://reliefweb.int/report/lebanon/lebanon-flash-update-25-escalation-hostilities-south-lebanon-23-august-2024"><u>tué</u></a> au moins 137 civils, selon le ministère libanais de la Santé et les Nations unies. Plus de 113 000 personnes ont été <a href="https://reliefweb.int/report/lebanon/lebanon-flash-update-25-escalation-hostilities-south-lebanon-23-august-2024"><u>déplacées</u></a> du Sud-Liban en raison des hostilités en cours. Selon les autorités israéliennes, le Hezbollah et d&rsquo;autres groupes armés ont tiré des projectiles sur le nord d&rsquo;Israël et tué 14 civils. Le 27 juillet, 12 enfants ont été tués lors d&rsquo;une attaque à Majdal Shams, sur le plateau du Golan occupé. Israël a accusé le Hezbollah, mais ce dernier a nié toute responsabilité. Environ 60 000 habitants du nord d&rsquo;Israël ont été évacués depuis le 8 octobre. Les attaques qui ne font pas de distinction entre les civils et les cibles militaires sont aveugles. Lorsque ces attaques tuent ou blessent des civils, elles constituent des crimes de guerre.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Explosions de bipeurs, 17 septembre :</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des témoins ont expliqué à Amnesty International que ces attaques avaient semé la confusion et la peur au sein de la population civile. Une habitante de la ville de Sour (Tyr), dans le sud du pays, a déclaré avoir vu des gens courir alors que du sang coulait dans la rue. Toutes les personnes à qui elle a parlé avaient une explication différente des événements. Un serveur lui a dit qu&rsquo;un homme avait commandé un café et s&rsquo;était ensuite tiré une balle dans sa voiture. Une autre personne lui a dit que la batterie de la voiture de quelqu&rsquo;un avait explosé. Une troisième personne a dit que quelque chose avait explosé dans les mains d&rsquo;un homme. Quelques minutes plus tard, un homme lui a dit que les téléavertisseurs explosaient. <em>« C&rsquo;était un état de panique dans tous les sens du terme. Je n&rsquo;arrive toujours pas à comprendre. C&rsquo;est comme si nous regardions un épisode de Black Mirror (une série télévisée britannique dystopique), ces choses ne sont pas censées se produire »</em>, a-t-elle déclaré.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre témoin, qui faisait des courses à Borj al-Barajne, dans la banlieue sud de Beyrouth, lorsqu&rsquo;elle a vu des femmes et des enfants crier et courir, a décrit les scènes comme apocalyptiques. <em>« Les gens couraient tout autour de moi, mais mes jambes ne pouvaient pas bouger »</em>, a-t-elle déclaré. Plus tard, elle a vu des jeunes hommes allongés sur le sol et des dizaines d&rsquo;ambulances arriver.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le laboratoire d&rsquo;Amnesty International a analysé 12 vidéos montrant des téléavertisseurs explosant dans des zones civiles très fréquentées, telles que des rues résidentielles et des épiceries, ainsi qu&rsquo;au domicile de personnes. Une vidéo vérifiée de la ligne d&rsquo;horizon de Beyrouth montre de grandes prunes de fumée au-dessus d&rsquo;au moins 10 endroits dans des zones résidentielles.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre libanais de la santé, le Dr Firas Abiad, a décrit ces attaques comme <em>« l&rsquo;exemple même de l&rsquo;attaque aveugle »</em>, ajoutant que nombre d&rsquo;entre elles ont causé « des blessures qui changent la vie ».<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un témoin a confirmé à Amnesty International les informations diffusées par les médias selon lesquelles les téléavertisseurs émettaient un signal sonore avant d&rsquo;exploser, ce qui poussait certaines personnes à les approcher de leur visage pour en vérifier l&rsquo;écran. Un mécanicien de Sour a raconté comment le bipeur d&rsquo;un ami s&rsquo;est mis à biper : <em>« Il l&rsquo;a pris dans ses mains, je l&rsquo;ai regardé et il a indiqué ERROR. Je me suis retourné pour prendre mes cigarettes, et j&rsquo;étais toujours à côté de lui, puis le pager a explosé. Il a perdu sa main et ses deux yeux »</em>.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les éléments dont dispose Amnesty International indiquent que les bipeurs n&rsquo;ont pas seulement été distribués à des combattants du Hezbollah, mais probablement aussi à des employés d&rsquo;institutions du Hezbollah travaillant à titre civil. Le Hezbollah a <a href="https://mediarelations-lb.org/post.php?id=19032"><u>déclaré</u></a> dans un <a href="https://mediarelations-lb.org/post.php?id=19032"><u>communiqué</u></a> publié le 17 septembre que les téléavertisseurs appartenaient à des <em>« employés de diverses unités et institutions du Hezbollah »</em>. Le ministre de la santé a déclaré à l&rsquo;organisation qu&rsquo;au moins quatre professionnels de la santé avaient été grièvement blessés lors de ces attaques. Deux d&rsquo;entre eux, l&rsquo;infirmière Atta al-Dirani et un infirmier de l&rsquo;hôpital Rasoul Azam. Mohammad Bilal Kanj, sont décédés des suites de leurs blessures.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Amnesty International s&rsquo;est également entretenue avec l&#8217;employé d&rsquo;une association à but non lucratif, qui a déclaré que deux de ses employés, chargés d&rsquo;organiser des programmes de proximité dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du pays, possédaient ces téléavertisseurs et avaient été blessés lors de leur explosion.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Georges Ghanem, médecin-chef du centre médical de l&rsquo;Université américano-libanaise, a déclaré que l&rsquo;hôpital était submergé de patients blessés nécessitant la même expertise : <em>« Tout le monde avait des blessures aux mains, beaucoup d&rsquo;amputations et des problèmes oculaires irrémédiables&#8230; Un garçon de 11 ans est décédé. Il souffrait de graves lésions cérébrales. Il était avec son père, qui avait le téléavertisseur »</em>. <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dr Salah Zeineddine, médecin-chef de l&rsquo;hôpital de l&rsquo;université américaine de Beyrouth, a également déclaré que tous les patients admis avaient subi des blessures multiples, notamment au visage, aux mains, au bas-ventre et à la taille.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ophtalmologue de l&rsquo;hôpital universitaire du Mont-Liban à Beyrouth <a href="https://www.bbc.co.uk/news/articles/cx2kn10xxldo"><u>a déclaré aux médias</u></a> qu&rsquo;entre 60 et 70 % des patients qu&rsquo;il a traités ont dû subir l&rsquo;ablation d&rsquo;au moins un œil. <em><strong>« Certains patients ont dû être amputés des deux yeux. Cela me tue. En 25 ans de pratique, je n&rsquo;ai jamais enlevé autant d&rsquo;yeux qu&rsquo;hier [le 17 septembre] »</strong></em>, a-t-il déclaré.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Crisis Evidence Lab d&rsquo;Amnesty International a analysé les images des pagers détruits et a déclaré qu&rsquo;ils correspondaient à des pagers AR-924 Gold Apollo Rugged. Une source de sécurité a indiqué à Amnesty International que le Hezbollah avait commandé environ 5 000 de ces téléavertisseurs au début de l&rsquo;année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est probable que l&rsquo;attentat ait été perpétré à l&rsquo;aide d&rsquo;un petit engin explosif télécommandé dissimulé dans un lot modifié de téléavertisseurs. Les explosions que l&rsquo;on voit dans les vidéos correspondent à la détonation d&rsquo;une petite quantité d&rsquo;explosifs pouvant être contenue dans ces petits appareils électroniques.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Explosions de talkies-walkies, 18 septembre :</strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18 septembre, peu avant 17 heures, d&rsquo;autres engins électroniques ont explosé simultanément dans tout le pays. Des explosions ont été signalées dans la banlieue sud de Beyrouth, dans des villes du sud du Liban et dans la Bekaa.&nbsp;<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des vidéos vérifiées par le laboratoire d&rsquo;Amnesty International montrent d&rsquo;importants panaches de fumée, ce qui indique que les explosions provoquées par ces appareils étaient plus importantes que celles provoquées par les téléavertisseurs qui ont explosé, mettant le feu à des appartements entiers et à des magasins. Le ministère libanais des communications a déclaré que les appareils qui ont explosé sont des radios portatives IC-V82, ou talkies-walkies, fabriquées par une société japonaise, mais que le modèle avait été abandonné et que les appareils n&rsquo;étaient pas officiellement homologués. Les images des appareils explosés examinées par le laboratoire des preuves correspondaient à des talkies-walkies IC-V82. Une source de sécurité a déclaré à Reuters que ces radios portatives avaient été achetées par le Hezbollah il y a cinq mois, à peu près en même temps que les téléavertisseurs.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins deux explosions ont été entendues alors que des centaines d&rsquo;hommes, de femmes, d&rsquo;enfants et de personnes âgées se rassemblaient pour les funérailles de quatre personnes, dont un enfant et un infirmier, tuées la veille par les détonations des téléavertisseurs. Amnesty International s&rsquo;est entretenue avec trois témoins qui assistaient aux funérailles à Ghobeiry, dans la banlieue sud de Beyrouth, et qui ont raconté que des gens couraient et criaient. Un témoin a déclaré à Amnesty International que quelqu&rsquo;un dans la foule criait : <em>« ça lui a explosé dans la main ! »</em> <br></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Défense civile libanaise a indiqué que son personnel s&rsquo;était efforcé d&rsquo;éteindre les incendies qui s&rsquo;étaient déclarés dans 60 maisons et magasins, 15 voitures et des dizaines de motos à la suite de l&rsquo;explosion des talkies-walkies.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces attaques ont aggravé la peur et le traumatisme d&rsquo;une population libanaise déjà confrontée à la menace imminente d&rsquo;une escalade de la guerre avec Israël.<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Joseph el-Khoury, psychiatre consultant, a déclaré que les attentats pourraient avoir un impact durable : <em>« Ces attaques ont terrorisé la ville [&#8230;] et s&rsquo;inscrivent dans la continuité des survols [des avions à réaction israéliens] et des bangs soniques [&#8230;] Ceux qui ont fait cela ne se souciaient pas de la santé mentale de toute une population</em> ».<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un habitant a déclaré à Amnesty International : <em>« J&rsquo;ai mis mon téléphone à la maison, je n&rsquo;ai pas ouvert d&rsquo;ordinateur portable, je suis devenu paranoïaque. Tout ce qui me connecte à Internet, je ne veux pas le toucher. Je ne veux pas non plus qu&rsquo;une moto passe à côté de moi, je ne veux pas que les gens soient à côté de moi. Parce que s&rsquo;ils ont un appareil, je suis parti avec eux</em> ».<br></p>



<p class="wp-block-paragraph">FIN<br></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/09/20/liban-il-faut-ouvrir-une-enquete-internationale-sur-les-attentats-meurtriers-perpetres-a-laide-dappareils-portables-explosifs/">Liban : Il faut ouvrir une enquête internationale sur les attentats meurtriers perpétrés à l’aide d’appareils portables explosifs</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Accueil des Palestiniens en Belgique: la rigidité en réponse  au désespoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2024 17:39:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le conflit armé entre Israël et le Hamas à Gaza, qui a débuté en octobre 2023, a eu des répercussions significatives non seulement sur le terrain mais aussi au niveau international, notamment en Belgique, en raison de la présence d&#8217;une importante diaspora palestinienne. Myria, l&#8217;organisme belge de surveillance des droits des migrants, a reçu un ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h3 class="wp-block-heading"></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le conflit armé entre Israël et le Hamas à Gaza, qui a débuté en octobre 2023, a eu des répercussions significatives non seulement sur le terrain mais aussi au niveau international, notamment en Belgique, en raison de la présence d&rsquo;une importante diaspora palestinienne. Myria, l&rsquo;organisme belge de surveillance des droits des migrants, a reçu un nombre croissant de signalements concernant les Palestiniens en Belgique ou ayant des liens familiaux en Belgique, confrontés à la crise à Gaza. Coup d&rsquo;oeil rapide sur <a href="https://www.myria.be/files/2024_MYRIA_Acces_au_territoire.pdf">son dernier rapport</a>.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Signalements et Assistance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le début du conflit, Myria a enregistré 549 signalements de Palestiniens ou de leurs proches cherchant des informations sur les possibilités d&rsquo;évacuation par les autorités belges et les procédures de visa, principalement pour des regroupements familiaux et des raisons humanitaires. Ces signalements traduisent un désespoir profond et une anxiété quant au bien-être des membres de la famille restés à Gaza. En réponse, Myria a intensifié ses efforts pour fournir des informations claires et accessibles, et pour sensibiliser les autorités aux besoins spécifiques des Palestiniens touchés par le conflit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Évacuation et Accès au Territoire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;évacuation des Palestiniens de Gaza vers la Belgique se fait via l&rsquo;Égypte, en passant par le poste-frontière de Rafah, avec l&rsquo;autorisation préalable des autorités égyptiennes et israéliennes. Les autorités belges ont établi des critères stricts pour déterminer les bénéficiaires de cette assistance, incluant les Belges, les réfugiés reconnus et leurs familles nucléaires (époux, partenaires légaux et enfants mineurs). Les autres membres de la famille sont évalués au cas par cas. Cependant, l&rsquo;inscription sur la liste d&rsquo;évacuation belge n&rsquo;offre aucune garantie de pouvoir quitter Gaza, dépendant des autorisations des autorités locales.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Procédures de Visa</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Outre l&rsquo;évacuation, les Palestiniens cherchent à obtenir des visas pour rejoindre leurs familles en Belgique. La fermeture du prestataire de services VFS Global à Gaza complique davantage la situation, rendant l&rsquo;introduction de demandes de visa en personne impossible. Les demandes peuvent être introduites à distance auprès du poste diplomatique de Jérusalem, mais les demandeurs rencontrent souvent des difficultés pratiques pour fournir les documents nécessaires et payer les frais de traitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les demandes de visa sont évaluées par l&rsquo;Office des étrangers (OE), qui a annoncé une priorité pour les demandes de regroupement familial, bien que cela ne signifie pas un traitement plus flexible. L&rsquo;OE exige souvent des documents légalisés et traduits, difficiles à obtenir dans le contexte actuel de Gaza. Des preuves alternatives peuvent être fournies, mais elles doivent être jugées suffisantes par les autorités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Une famille a vu sa demande de regroupement familial suspendue en attendant des documents supplémentaires, et une demande de test ADN a été exigée pour prouver le lien de parenté avec un nouveau-né, une condition pratiquement impossible à remplir dans le contexte de Gaza.</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading">Cas Particulier</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un cas particulier a mis en lumière les difficultés des procédures actuelles. Une famille a vu sa demande de regroupement familial suspendue en attendant des documents supplémentaires, et une demande de test ADN a été exigée pour prouver le lien de parenté avec un nouveau-né, une condition pratiquement impossible à remplir dans le contexte de Gaza. Ce type de demande met en péril l&rsquo;évacuation des enfants concernés, soulignant la nécessité d&rsquo;une approche plus flexible et humaine dans l&rsquo;évaluation des demandes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La situation des Palestiniens cherchant refuge en Belgique suite au conflit à Gaza est complexe et marquée par de nombreux obstacles administratifs et logistiques. Myria joue un rôle crucial en fournissant des informations, en sensibilisant les autorités et en défendant les droits des migrants. Cependant, une révision des pratiques administratives et une meilleure coopération internationale sont essentielles pour répondre de manière plus efficace et humaine aux besoins des Palestiniens affectés par le conflit.</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2024/07/31/accueil-des-palestiniens-en-belgique-la-rigidite-en-reponse-au-desespoir/">Accueil des Palestiniens en Belgique: la rigidité en réponse  au désespoir</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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