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	<title>USA - En avant</title>
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	<description>Les droits humains devant</description>
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		<title>Obéir ou commettre un crime de guerre : le dilemme des militaires américain·e·s</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/04/07/obeir-ou-commettre-un-crime-de-guerre-le-dilemme-des-militaires-americain%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 09:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Armes]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Lutte contre l'impunité]]></category>
		<category><![CDATA[DroitsHumains #CrimesDeGuerre #Iran #Trump #DroitInternational]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump a menacé de bombarder les centrales électriques et les ponts d&#8217;Iran si Téhéran ne rouvre pas le détroit d&#8217;Ormuz. Pour les expert·e·s juridiques, ce serait un crime de guerre manifeste. Mais pour les officier·ère·s américain·e·s dans la chaîne de commandement, le dilemme est immédiat et concret — obéir ou résister ? Le Guardian ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a menacé de bombarder les centrales électriques et les ponts d&rsquo;Iran si Téhéran ne rouvre pas le détroit d&rsquo;Ormuz. Pour les expert·e·s juridiques, ce serait un crime de guerre manifeste. Mais pour les officier·ère·s américain·e·s dans la chaîne de commandement, le dilemme est immédiat et concret — obéir ou résister ? Le <a href="https://www.theguardian.com/law/2026/apr/06/trump-threats-dilemma-for-officers-disobey-orders-or-commit-war-crimes" title=""><em>Guardian</em> a documenté </a>cette situation inédite dans l&rsquo;histoire militaire récente des États-Unis, au croisement du droit de la guerre et de la politique du chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Power Plant Day »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Début avril 2026, Trump a publié sur Truth Social un message d&rsquo;une brutalité rare : soit l&rsquo;Iran ouvre le détroit d&rsquo;Ormuz, soit les États-Unis frapperont « chaque centrale électrique » du pays, « simultanément ». Il a évoqué un « Power Plant Day, and Bridge Day » — une journée de destruction massive de l&rsquo;infrastructure civile iranienne. Ces déclarations ont été relayées par les comptes officiels du département d&rsquo;État, leur conférant un caractère quasi-officiel. Elles concernent directement 93 millions d&rsquo;Iranien·ne·s dont la vie quotidienne dépend de cette infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le droit international humanitaire, la réponse est sans ambiguïté : s&rsquo;en prendre délibérément à des infrastructures civiles vitales — électricité, eau, transports — constitue un crime de guerre au sens des Conventions de Genève. Ce principe ne souffre aucune exception liée au rang de celui qui donne l&rsquo;ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chaîne de commandement sous tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ancien·ne·s avocat·e·s militaires — des « JAGs », juges-avocats généraux — ont publié une analyse sur le site <em>Just Security</em> : les déclarations de Trump « placent les militaires dans une situation profondément difficile ». La règle est pourtant claire : un·e soldat·e doit refuser un ordre « manifestement illégal ». Mais reconnaître cet ordre comme tel en temps réel, sous pression hiérarchique et dans un contexte de guerre imminente, c&rsquo;est une autre affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La référence historique s&rsquo;impose d&rsquo;elle-même. En 1968, lors du massacre de My Lai au Vietnam, des soldats américains ont refusé de participer à l&rsquo;exécution de civils. Un pilote d&rsquo;hélicoptère a même menacé de retourner ses armes contre les auteurs du massacre. Le lieutenant Calley, qui avait ordonné les tueries, a plaidé qu&rsquo;il « suivait des ordres ». La cour martiale a rejeté cet argument : des ordres « manifestement illégaux » ne constituent pas une défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre 1968 et 2026, Pete Hegseth a licencié les principaux JAGs du Pentagone et dissous l&rsquo;unité chargée de prévenir les dommages aux civils. Le filet de sécurité juridique s&rsquo;est effiloché. Comment résister, lorsque celles et ceux dont c&rsquo;est le rôle d&rsquo;alerter ont été systématiquement écartés ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;intimidation comme système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mécanique est documentée. Lorsque des parlementaires démocrates ont rappelé aux militaires leur droit — et leur devoir — de refuser des ordres illégaux, Trump a répondu sur Truth Social en qualifiant cela de « comportement séditieux, passible de mort ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment croire que la chaîne de commandement peut fonctionner normalement lorsque le commandant en chef menace de mort quiconque évoque le droit de la guerre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment espérer que des officier·ère·s formé·e·s à obéir trouveront la force de résister, lorsque les structures de conseil juridique ont été délibérément démantelées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu dépasse l&rsquo;Iran. Il touche à la nature même des institutions militaires en démocratie — ces institutions qui, depuis Nuremberg, ont affirmé que « j&rsquo;obéissais aux ordres » ne suffit pas à dégager une responsabilité pénale individuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résister, et après ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheur·euse·s comme Charli Carpenter, professeure à l&rsquo;Université du Massachusetts Amherst, rappellent que l&rsquo;histoire offre des exemples de militaires ayant résisté. Qu&rsquo;un·e seul·e qui refuse peut en entraîner d&rsquo;autres. Mais cette résistance exige un courage que peu de systèmes institutionnels sont aujourd&rsquo;hui conçus pour soutenir — surtout lorsque ces systèmes ont été méthodiquement vidés de leurs garde-fous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, depuis nos démocraties européennes, de nommer ce que nous voyons. Les parlements, les cours de justice, les organisations de défense des droits humains ont un rôle — non pour faire la leçon, mais pour maintenir vivant le droit international que des générations ont construit, parfois au prix du sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces voix qui, au sein même de l&rsquo;armée américaine, hésitent, résistent ou alertent méritent d&rsquo;être entendues. Elles portent quelque chose d&rsquo;essentiel : la conviction que le droit n&rsquo;est pas une option, même en temps de guerre. Surtout en temps de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit de la guerre s&rsquo;applique à tous. Même aux présidents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><code>#DroitsHumains #CrimesDeGuerre #Iran #Trump #DroitInternational</code></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/04/07/obeir-ou-commettre-un-crime-de-guerre-le-dilemme-des-militaires-americain%c2%b7e%c2%b7s/">Obéir ou commettre un crime de guerre : le dilemme des militaires américain·e·s</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La bombe et le berceau</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/03/28/la-bombe-et-le-berceau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 15:38:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Né dans la clandestinité révolutionnaire, Zayd Dohrn raconte une enfance en fuite. Son texte pose la question que personne ne veut formuler : quand la résistance pacifique ne suffit-elle plus ?</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/28/la-bombe-et-le-berceau/">La bombe et le berceau</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><em>Zayd Ayers Dohrn, « My Childhood in the Weather Underground », <a href="https://www.newyorker.com/culture/the-weekend-essay/my-childhood-in-the-weather-underground">The New Yorker, 28 mars 2026.</a></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Né clandestinement en 1977, fils de Bernardine Dohrn et Bill Ayers — fondateur·rice·s du groupe révolutionnaire Weather Underground —, Zayd Ayers Dohrn raconte dans <em>The New Yorker</em> une enfance passée en fuite, sous de faux noms, dans l&rsquo;ombre du FBI. Plus qu&rsquo;un récit de famille hors norme, ce texte saisissant pose une question que notre époque préfèrerait ne pas formuler : à partir de quel moment la résistance pacifique ne suffit-elle plus ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une enfance sous X</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit s&rsquo;ouvre sur une scène nocturne : un enfant de quatre ans réveillé en urgence, glissant sans bruit dans l&rsquo;escalier d&rsquo;un immeuble de Harlem tandis que son père gratte le givre sur le pare-brise. La famille prend la route vers Chicago pour que la mère puisse se rendre au FBI. Nous sommes en 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant une décennie, Bernardine Dohrn avait figuré parmi les dix personnes les plus recherchées des États-Unis. Son fils n&rsquo;avait pas eu d&rsquo;acte de naissance avant ses cinq ans. Ses premiers apprentissages n&rsquo;étaient pas les tables de multiplication, mais l&rsquo;art de repérer les agents fédéraux à leurs chaussures (des mocassins en cuir, bien cirés) et leurs voitures (américaines, austères, équipées d&rsquo;antennes radio surdimensionnées). À quatre ans, il maîtrisait les « trajectoires » — enchaînements de virages conçus pour semer d&rsquo;éventuels poursuivants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que l&rsquo;auteur restitue avec une précision troublante, c&rsquo;est la normalité perçue de cette existence. Les enfants du Weather Underground et des Black Panthers formaient une microsociété parallèle, sans école fixe, sans domicile stable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix de la révolution</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mère de l&rsquo;auteur avait participé à des attentats symboliques contre le Capitole, le Pentagone et le siège de la police de New York. Trois de leurs ami·e·s sont mort·e·s dans l&rsquo;explosion accidentelle de leur propre bombe. Un braquage de fourgon blindé, en 1981, s&rsquo;est soldé par la mort d&rsquo;un gardien et de deux policiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dohrn ne cherche pas à absoudre ses parents. Son texte porte la marque d&rsquo;une lucidité durement conquise. Il évoque Kakuya Shakur, fille de la militante emblématique Assata Shakur, qui pose cette question déchirante : « Pourquoi avoir eu un enfant alors que tu savais que tu ne pourrais pas m&rsquo;élever ? » Et Chesa Boudin, fils adoptif de la famille, dont les parents biologiques ont été emprisonnés lors du braquage fatal — laissant derrière eux leur enfant en bas âge. Ces trajectoires rappellent que les choix radicaux ont des conséquences qui se transmettent sur plusieurs générations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La dynamite et la démocratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là que réside le cœur du texte. Dohrn formule une distinction qui semble nette : « S&rsquo;il peut y avoir des moments dans l&rsquo;histoire où certains d&rsquo;entre nous admettraient la nécessité d&rsquo;une résistance illégale et violente — l&rsquo;Allemagne nazie, par exemple, ou le Sud sous l&rsquo;esclavage —, la dynamite est un outil contre-productif dans une démocratie, aussi imparfaite soit-elle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c&rsquo;est précisément cette réserve — <em>aussi imparfaite soit-elle</em> — qui ouvre un abîme. Car la démocratie américaine des années 1960 était celle de la ségrégation légale, des assassinats de Martin Luther King et de Fred Hampton, de la surveillance systématique des militant·e·s noir·e·s par le FBI. Une démocratie formelle qui coexistait avec une violence d&rsquo;État quotidienne. Où trace-t-on la ligne ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question n&rsquo;est pas théorique. Elle revient aujourd&rsquo;hui, insistante, dans des sociétés où les droits reculent sans être officiellement abolis, où les institutions fonctionnent encore mais au service de moins en moins de personnes. Comment évaluer le degré de délitement d&rsquo;un système avant d&rsquo;en conclure que les voies légales sont épuisées ? Quel est le seuil — et qui a l&rsquo;autorité morale pour le fixer ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre sans trancher</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dohrn n&rsquo;apporte pas de réponse. Il écrit depuis une position double : fils de révolutionnaires, père à son tour. Il cherche à trier l&rsquo;héritage — distinguer ce qui mérite d&rsquo;être transmis (l&rsquo;engagement, la solidarité, le refus de l&rsquo;injustice) de ce qui a produit des désastres. Mais il ne prétend pas résoudre la contradiction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa mère, à 84 ans, sourit lorsqu&rsquo;il lui demande si ses petites-filles pourraient un jour suivre la même voie. « On ne sait jamais », dit-elle. Cette réponse n&rsquo;est pas anodine. Elle dit que le seuil — cette ligne invisible entre résistance légitime et violence contre-productive — n&rsquo;est pas fixé une fois pour toutes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être là le vrai legs de ce texte : non pas une leçon, mais une question que chaque génération devra reformuler pour elle-même, en sachant ce que les générations précédentes ont payé pour y avoir répondu trop vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire — et à débattre.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>#DroitsHumains #Résistance #MémoirePolitique #DésobéissanceCivile #HéritageRévolutionnaire</em></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/28/la-bombe-et-le-berceau/">La bombe et le berceau</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 11:32:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Droits sociaux et économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
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		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux États-Unis, des citoyen·ne·s utilisent imprimantes 3D et maker spaces pour résister aux raids d'ICE. Un mouvement qui interpelle l'Europe sur la défense concrète des droits fondamentaux.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/">Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux États-Unis, des citoyen·ne·s transforment leurs imprimantes 3D et leurs ateliers communautaires en outils de résistance face aux raids de l&rsquo;agence fédérale ICE. Un mouvement qui interroge l&rsquo;Europe sur sa propre trajectoire sécuritaire et sur la capacité des sociétés civiles à défendre concrètement les droits fondamentaux. Wired a mené une <a href="https://www.wired.com/story/makers-are-building-back-against-ice/" target="_blank" rel="noopener" title="">enquête à ce suje</a>t.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un quartier de Minneapolis, en janvier 2026, des agent·e·s fédéraux abattent deux personnes lors d&rsquo;une opération de contrôle migratoire. Un mois plus tard, à quelques rues de là, une imprimante 3D crache son énième sifflet d&rsquo;alerte, destiné à prévenir les habitant·e·s de la présence de l&rsquo;Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans le voisinage. C&rsquo;est toute la tension de ce moment américain : la violence d&rsquo;État d&rsquo;un côté, l&rsquo;ingéniosité citoyenne de l&rsquo;autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La solidarité en kit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;intensification des opérations d&rsquo;ICE sous l&rsquo;administration Trump — dont les agent·e·s fédéraux disposent désormais d&rsquo;une latitude d&rsquo;usage de la force considérablement élargie —, les maker spaces, ces ateliers communautaires équipés d&rsquo;imprimantes 3D et de machines-outils, se sont transformés en véritables infrastructures de protection. Des milliers de sifflets circulent dans les quartiers ciblés. Des supports de caméras corporelles sont distribués aux observateur·rice·s civil·e·s. Des réseaux maillés Meshtastic, fonctionnant sans internet ni réseau mobile, permettent de communiquer hors de portée de toute surveillance. Des ateliers de réparation accueillent celles et ceux dont les portes ont été enfoncées lors de descentes policières — une réalité devenue banale dans certaines villes américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaître que cette inventivité n&rsquo;est pas un caprice de bricoleur·euse·s. C&rsquo;est une réponse directe à une politique qui criminalise des populations entières, sépare des familles et transforme des quartiers en zones d&rsquo;occupation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mécanismes qui nous concernent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les situations ne sont certes pas comparables en intensité. Mais depuis Bruxelles ou Liège, les mécanismes à l&rsquo;œuvre aux États-Unis renvoient à des dynamiques que nous connaissons. Les dispositifs de surveillance aux frontières européennes, le recours systématique à Frontex pour refouler des embarcations en Méditerranée, les technologies de reconnaissance faciale déployées dans plusieurs pays de l&rsquo;Union : l&rsquo;Europe n&rsquo;est pas spectatrice innocente de la dérive sécuritaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Belgique, la question de la proportionnalité des moyens de contrôle migratoire se pose avec une acuité croissante. Les centres fermés, les raids dans les logements, les confiscations de biens de première nécessité documentées par plusieurs ONG sur nos trottoirs dessinent un paysage où l&rsquo;État de droit vacille parfois dangereusement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « faire » comme acte politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment croire encore aux discours sur les « valeurs européennes » lorsque nos gouvernements multiplient les investissements dans des dispositifs de contrôle aux frontières sans effort comparable en matière d&rsquo;accueil ? Comment exiger des États-Unis le respect des droits fondamentaux si nous détournons le regard de nos propres pratiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que montrent les maker·euse·s américain·e·s, c&rsquo;est que la résistance peut être concrète, quotidienne, accessible. Comme le résume un·e participant·e anonyme interrogé·e par le magazine Wired : la résistance est d&rsquo;abord quelque chose de pratique. Cette philosophie du « faire » rappelle que les droits ne se défendent pas uniquement dans les tribunaux ou les parlements, mais aussi dans les ateliers de quartier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;espoir par l&rsquo;action</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, par nos actions, de ne pas abandonner cet espace de solidarité aux seul·e·s bricoleur·euse·s d&rsquo;outre-Atlantique. En Europe, des collectifs citoyens cartographient déjà les violences policières, documentent les conditions de rétention, développent des outils numériques de protection des droits. Des fablabs solidaires et des réseaux d&rsquo;entraide se multiplient dans nos villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives parviendront, nous en sommes sûr·e·s, à tracer les pistes d&rsquo;une résistance démocratique, pour peu que nous les soutenions. Charge à nous non pas de céder à la peur ou au fatalisme, mais de fournir les outils — matériels et juridiques — qui permettront à chacun·e de défendre ses droits et ceux de ses voisin·e·s. La technologie change, les imprimantes 3D remplacent les machines à écrire, mais l&rsquo;essentiel demeure : des citoyen·ne·s déterminé·e·s, uni·e·s, qui refusent de baisser les bras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de fabriquer la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #RésistanceCitoyenne #MakerSpaces #ICE #Solidarité #ÉtatDeDroit #Frontex #Surveillance #FabLab #DroitsFondamentaux</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/">Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Droits humains : le monde bascule, et nous ?</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/02/04/droits-humains-le-monde-bascule-et-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 08:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Droits humains : le monde bascule, et nous ?<br />
Le Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch sonne l'alarme : l'ordre international des droits humains vacille sous les assauts conjugués de Washington, Pékin et Moscou. Mais la résistance citoyenne refuse de plier.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/04/droits-humains-le-monde-bascule-et-nous/">Droits humains : le monde bascule, et nous ?</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le <a href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2026" target="_blank" rel="noopener" title="">Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch</a> dresse un constat alarmant : sous les coups de l&rsquo;administration Trump, soutenue tacitement par Pékin et Moscou, l&rsquo;édifice international des droits humains vacille dangereusement. Mais la résistance citoyenne, partout dans le monde, refuse de céder.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a vingt ans, les États-Unis mobilisaient la communauté internationale contre les atrocités au Darfour. Aujourd&rsquo;hui, le président Trump se vante de « ne pas avoir besoin du droit international », préférant s&rsquo;appuyer sur sa « propre morale ». Le contraste est vertigineux. Et le constat de Human Rights Watch, dans son Rapport mondial 2026, est sans appel : 2025 a marqué un point de bascule.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;étau se resserre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En à peine douze mois, l&rsquo;administration américaine s&rsquo;est retirée du Conseil des droits de l&rsquo;homme de l&rsquo;ONU et de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé. Elle a sanctionné le Procureur de la Cour pénale internationale, gelé l&rsquo;aide étrangère vitale pour des millions de personnes — hommes, femmes et enfants — et boycotté l&rsquo;examen de son propre bilan en matière de droits humains. Elle prévoit de quitter 66 organisations internationales, qualifiées de « modèle obsolète de multilatéralisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, 72 % de la population mondiale vit désormais sous des régimes autocratiques, un niveau comparable à celui de 1985. La vague démocratique amorcée il y a un demi-siècle a cédé la place à ce que les universitaires appellent une « récession démocratique ». Et cette fois, les États-Unis eux-mêmes figurent parmi les pays qui reculent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Europe dans l&rsquo;ombre ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette offensive autoritaire, que font nos gouvernements ? Force est de reconnaître que la réponse européenne a de quoi inquiéter. L&rsquo;Union européenne, le Canada, l&rsquo;Australie semblent mettre en sourdine leurs préoccupations, craignant de froisser Washington ou Pékin. En Europe occidentale — y compris en Belgique —, les restrictions aux activités de la société civile et aux manifestations se multiplient. Au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, de nombreux·ses citoyen·ne·s acceptent que les droits des « autres » soient rognés : migrant·e·s, femmes, minorités, personnes LGBT.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;histoire nous l&rsquo;enseigne, et le rapport le rappelle avec force : les aspirant·e·s autocrates ne s&rsquo;arrêtent jamais aux « autres ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tableau mondial assombrit encore le constat. Au Soudan, les Forces de soutien rapide commettent des meurtres et des viols à grande échelle au Darfour — avec le soutien militaire présumé des Émirats arabes unis. Dans le Territoire palestinien occupé, plus de 70 000 personnes ont été tuées depuis octobre 2023, dans une réponse internationale largement insuffisante. En Ukraine, les crimes russes se poursuivent tandis que Trump propose une « amnistie totale » pour les crimes de guerre. Le message de cette ère est limpide : la force fait loi et les atrocités n&#8217;empêchent pas de conclure des deals.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment encore y croire ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment avoir confiance dans un système international où les États-Unis, la Chine et la Russie — trois puissances aux moyens considérables — partagent désormais un même mépris pour les normes qui pourraient limiter leur pouvoir ? Comment croire à la justice internationale quand Washington sanctionne la CPI tandis que Moscou fait condamner ses magistrat·e·s par contumace ? Comment, depuis Bruxelles ou Liège, regarder ailleurs quand nos propres gouvernements restent silencieux face à ces gouffres que creusent les grandes puissances ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;espoir est dans la rue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourtant. Chaque jour, nous voyons éclore des résistances. Les manifestations « No Kings » ont rassemblé des millions d&rsquo;Américain·e·s. En Corée du Sud, le parlement a destitué un président qui tentait d&rsquo;imposer la loi martiale. Au Népal, en Indonésie, au Maroc, la génération Z se dresse contre la corruption et la mauvaise gouvernance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Human Rights Watch appelle à la création d&rsquo;une nouvelle alliance mondiale de démocraties respectueuses des droits — du Brésil au Japon, de l&rsquo;Afrique du Sud à la Corée du Sud. Des initiatives existent déjà : le sommet « La démocratie pour toujours » au Chili en juillet 2025, le Groupe de La Haye pour la défense du droit international, plus de 70 pays signataires d&rsquo;une déclaration commune pour le multilatéralisme à l&rsquo;ONU.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces coalitions ne suffiront pas sans nous. Sans les citoyen·ne·s qui descendent dans la rue. Sans les organisations qui documentent, dénoncent et mobilisent — malgré les menaces croissantes. Au Soudan, en Ukraine, à Hong Kong, des réseaux locaux de solidarité comblent les défaillances des États. Ils sont la preuve vivante que le pouvoir du peuple reste un moteur de changement, même dans les heures les plus sombres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Charge à nous non pas de contempler l&rsquo;obscurité, mais de fournir les bougies qui éclaireront les pistes vers un avenir où le respect de tous les droits fondamentaux ne sera pas négociable. Briser la vague autoritaire est le défi de toute une génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de le relever.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">#DroitsHumains #HRW2026 #Démocratie #Autoritarisme #SociétéCivile #DroitInternational #Multilatéralisme #Trump #Résistance #DignitéHumaine</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/04/droits-humains-le-monde-bascule-et-nous/">Droits humains : le monde bascule, et nous ?</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/01/15/quand-la-silicon-valley-se-tait-les-ingenieurs-parlent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 14:09:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux États-Unis, une citoyenne non armée a été abattue par un agent de l'ICE en plein jour. La réponse des géants de la tech ? Silence radio. Trop occupés à courtiser Trump et à négocier leurs accès au marché chinois.<br />
Mais quelque chose bouge : plus de 150 employé·e·s de Google, Meta, Amazon, OpenAI ont signé une pétition pour exiger que leurs dirigeant·e·s condamnent ces violences.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/15/quand-la-silicon-valley-se-tait-les-ingenieurs-parlent/">Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux États-Unis, le meurtre d&rsquo;une citoyenne non armée par un agent de l&rsquo;ICE révèle une fracture inédite dans le monde de la tech : tandis que les PDG courtisent Trump, leurs employé·e·s rompent le silence. Un cas d&rsquo;école sur la responsabilité des entreprises face aux violations des droits humains.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix du silence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a six ans, le meurtre de George Floyd provoquait une avalanche de déclarations d&rsquo;entreprises technologiques contre le racisme systémique. Aujourd&rsquo;hui, face au meurtre de Renee Nicole Good, abattue en plein jour à Minneapolis par un agent de l&rsquo;Immigration and Customs Enforcement (ICE), les PDG les plus puissants de la planète tech choisissent le mutisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est saisissant. Comme le rapporte Lauren Goode dans WIRED, les grands noms de la Silicon Valley passent l&rsquo;année à dîner avec l&rsquo;administration Trump, à couvrir le président d&rsquo;éloges et à implorer des faveurs commerciales pour la Chine. Pendant ce temps, l&rsquo;ICE multiplie les arrestations violentes dans les rues américaines, au mépris des normes constitutionnelles les plus élémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolte par le bas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quelque chose craque dans cette façade de complaisance. Plus de 150 employé·e·s du secteur technologique ont signé une pétition exigeant que leurs dirigeant·e·s dénoncent publiquement les violences de l&rsquo;ICE. Des ingénieur·e·s de Meta, Google, Amazon, OpenAI ou Anthropic figurent parmi les signataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nikhil Thorat, ingénieur chez Anthropic, a publiquement déclaré que les fondements moraux de la société moderne sont « infectés et en train de pourrir ». Jeff Dean, figure historique de Google et directeur scientifique de DeepMind, partage désormais des critiques ouvertes de la politique migratoire trumpiste auprès de ses 400 000 abonné·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaître que cette mobilisation par le bas constitue un phénomène inédit. Là où les promesses de diversité post-Floyd se sont révélées creuses, la contestation actuelle émane directement des travailleur·euse·s, sans attendre le feu vert de leur hiérarchie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Europe peut-elle rester spectatrice ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue aux États-Unis nous concerne directement. Les géants technologiques américains opèrent massivement sur le sol européen. Leurs outils équipent nos administrations, nos entreprises, nos vies quotidiennes. Les mêmes PDG qui se taisent face aux dérives de l&rsquo;ICE vendent leurs services à Bruxelles comme à Liège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment nos responsables politiques peuvent-ils·elles continuer à traiter avec des entreprises dont les dirigeant·e·s refusent de condamner des exécutions extrajudiciaires ? Comment nos institutions peuvent-elles dépendre de technologies développées par des firmes qui préfèrent leurs intérêts commerciaux en Chine à la vie d&rsquo;une mère de famille américaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;historienne Margaret O&rsquo;Mara rappelle une évidence : l&rsquo;instabilité politique nuit aux affaires. « Si les technologies américaines ont connu un tel succès, c&rsquo;est parce que le climat politique a été suffisamment calme pour permettre aux gens de créer de grandes entreprises. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des bougies dans l&rsquo;obscurité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, par nos choix de consommateur·rice·s et de citoyen·ne·s, de faire pression là où les PDG refusent d&rsquo;agir. Les ingénieur·e·s et chercheur·euse·s qui rompent le silence montrent que la résistance peut naître au cœur même des structures complices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion de l&rsquo;article de WIRED résonne comme un avertissement : « Certains dirigeants voudraient peut-être croire que les arrestations de l&rsquo;ICE et les rues glacées du Minnesota sont suffisamment éloignées de leurs salles de réunion pour n&rsquo;avoir aucun impact, mais cette croyance pourrait ne pas tenir longtemps. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces travailleur·euse·s de la tech qui osent parler nous rappellent que la défense des droits humains n&rsquo;est jamais l&rsquo;affaire des seul·e·s dirigeant·e·s. Elle commence là où des individus refusent la complicité passive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de les entendre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source:</strong> <a href="https://www.wired.com/story/backlash-against-ice-policing-tactics-grows-in-silicon-valley">WIRED – Backlash Against ICE Policing Tactics Grows in Silicon Valley</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #SiliconValley #ICE #TechEthics #ResponsabilitéDesEntreprises #Résistance</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/15/quand-la-silicon-valley-se-tait-les-ingenieurs-parlent/">Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L&#8217;inquiétante fusion des fichiers fédéraux américains: quand les données deviennent des armes</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/12/26/linquietante-fusion-des-fichiers-federaux-americains-quand-les-donnees-deviennent-des-armes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 20:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fichiers croisés, libertés menacées : quand le DHS traque les migrants avec vos données<br />
L'administration Trump fusionne les bases de données fédérales américaines pour renforcer sa politique migratoire. Sécurité sociale, Medicare, registres électoraux : tout converge vers le Département de la Sécurité intérieure. Problème majeur : au moins 170 citoyens américains ont déjà été détenus par erreur en 2025. Les personnes naturalisées sont particulièrement vulnérables, leurs fichiers reflétant encore leur ancien statut migratoire. Aucun mécanisme de rectification n'existe. WIRED documente un système où même présenter des papiers en règle ne protège plus de l'arrestation.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.wired.com/story/dhs-data-grab-putting-us-citizens-at-risk/" title="">Une enquête de WIRED </a>révèle comment l&rsquo;administration Trump interconnecte les bases de données gouvernementales pour traquer les migrants. Problème : des citoyens américains se retrouvent pris dans les filets d&rsquo;un système qui ignore leurs droits les plus fondamentaux.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Leonardo Garcia Venegas est citoyen américain. Cela ne l&rsquo;a pas empêché d&rsquo;être plaqué au sol et menotté par des agents de l&rsquo;immigration en mai 2025 sur un chantier de construction en Alabama. Il a présenté sa carte d&rsquo;identité officielle. On lui a répondu qu&rsquo;elle était « fausse ». Moins d&rsquo;un mois plus tard, il a été arrêté une seconde fois. Même scénario : papiers présentés, papiers ignorés. Il poursuit aujourd&rsquo;hui le gouvernement fédéral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son cas n&rsquo;est pas isolé. Selon une enquête de ProPublica, au moins 170 citoyens américains ont été détenus par les autorités migratoires au cours des neuf premiers mois de 2025. L&rsquo;article de Vittoria Elliott pour WIRED, publié le 10 décembre, expose les mécanismes qui rendent ces bavures non seulement possibles, mais systémiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du problème : la fusion accélérée des bases de données fédérales. Depuis avril 2025, l&rsquo;administration Trump mutualise les informations détenues par différentes agences gouvernementales dans le cadre de sa politique migratoire répressive. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a officiellement transformé en octobre sa base SAVE, initialement conçue pour vérifier l&rsquo;éligibilité aux prestations sociales, en y intégrant les données d&rsquo;inscription électorale. Quelques semaines plus tard, l&rsquo;Administration de la Sécurité sociale (SSA) a annoncé le partage de ses fichiers avec le DHS à des fins de contrôle migratoire. Les Centres pour Medicare et Medicaid Services ont suivi, acceptant de transmettre les informations sur le statut migratoire, la localisation et les numéros de téléphone des bénéficiaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette interconnexion pose un problème technique majeur que les experts interrogés par WIRED soulignent avec inquiétude : les données ne sont pas conçues pour ces usages. Une personne naturalisée conserve le même numéro de sécurité sociale qu&rsquo;elle avait en tant que résident permanent. Dans les fichiers, elle peut donc apparaître comme « étrangère » alors qu&rsquo;elle est devenue citoyenne. Aucun mécanisme de mise à jour systématique n&rsquo;existe. Aucune procédure de rectification n&rsquo;a été prévue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences dépassent la simple erreur administrative. Un témoin cité dans l&rsquo;article raconte avoir présenté ses documents prouvant son droit légal de travailler aux États-Unis et avoir été soumis à ce qui semblait être un outil de reconnaissance faciale. Cela n&rsquo;a pas suffi. Un superviseur aurait déclaré que l&rsquo;administration Biden avait commis trop d&rsquo;erreurs pour que ces papiers soient fiables. Elle a été menottée et entravée pendant plusieurs heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;avocat Jared McClain, qui représente Garcia Venegas, formule un constat glaçant : pour les autorités, les heures ou les jours qu&rsquo;un citoyen passe en détention constituent simplement un « coût nécessaire » du système actuel d&rsquo;application des quotas. La technologie n&rsquo;est plus un garde-fou. Même quand elle fonctionne correctement, même quand les données sont exactes, rien ne garantit que les agents en tiendront compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article soulève également la dimension politique de cette surveillance. L&rsquo;intégration des registres électoraux dans les bases du DHS pourrait permettre un ciblage fondé sur l&rsquo;affiliation partisane. Les citoyens naturalisés, dont les données reflètent leur parcours migratoire antérieur, sont particulièrement exposés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rapidité de l&rsquo;ensemble du processus aggrave les risques. Comme le souligne McClain, une personne peut se retrouver menottée dans un fourgon, transportée à plusieurs États de distance en quelques heures, placée dans un centre de rétention dont les registres ne sont pas mis à jour en ligne, et engagée dans une procédure d&rsquo;expulsion avant même que quiconque ait pu la localiser ou lui fournir une assistance juridique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le DHS rejette toute accusation de profilage racial, qualifiant ces allégations de « dégoûtantes » et « catégoriquement fausses ». L&rsquo;agence affirme n&rsquo;utiliser que des « soupçons raisonnables » conformément au quatrième amendement de la Constitution. Cette défense ne répond pas à la question centrale : que vaut la citoyenneté américaine quand les systèmes censés la protéger sont eux-mêmes devenus des instruments de suspicion généralisée ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de défense des droits des migrants alertent depuis des années sur ces dérives. La nouveauté réside dans l&rsquo;accélération et l&rsquo;ampleur du phénomène. Ce qui était fragmenté devient unifié. Ce qui était potentiel devient opérationnel. Et les garde-fous juridiques, conçus pour une autre époque, peinent à suivre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #ProtectionDesDonnées #SurveillanceDeMasse #Citoyenneté #PolitiqueMigratoire #ÉtatsUnis #DHS #ICE #WIRED #LibertésCiviles</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/12/26/linquietante-fusion-des-fichiers-federaux-americains-quand-les-donnees-deviennent-des-armes/">L’inquiétante fusion des fichiers fédéraux américains: quand les données deviennent des armes</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 20:55:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet Dans une analyse percutante1, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd&#8217;hui la ... </p>
<p class="read-more-container"><a title="QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL" class="read-more button" href="https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/#more-730" aria-label="En savoir plus sur QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL">Lire plus</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 class="wp-block-heading">Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://aoc.media/analyse/2025/11/03/dans-le-sillage-du-paleolibertarianisme-les-apocalypse-nerds/" title="">une analyse percutante</a><sup data-fn="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5" class="fn"><a id="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5-link" href="#f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5">1</a></sup>, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd&rsquo;hui la Silicon Valley et l&rsquo;administration Trump, menaçant les fondements mêmes de la démocratie et des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article d&rsquo;Olivier Tesquet offre une grille de lecture essentielle pour comprendre les mutations autoritaires de nos sociétés numériques. En exhumant Hans-Hermann Hoppe, théoricien du paléolibertarianisme, le journaliste trace une généalogie intellectuelle inquiétante reliant le refus radical de la démocratie aux pratiques actuelles des géants de la tech.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ est saisissant : le plan Trump pour Gaza, qui prévoit de transformer l&rsquo;enclave en zone économique spéciale sous gouvernance technocratique. Cette vision résonne avec les fantasmes de Curtis Yarvin ou Jared Kushner : remplacer l&rsquo;autodétermination des peuples par une gestion entrepreneuriale. Pour les droits humains, cette perspective signifie la négation du droit des Palestiniens à décider de leur avenir, au profit d&rsquo;une souveraineté privatisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du paléolibertarianisme au technofascisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La force de l&rsquo;analyse réside dans sa capacité à relier cette vision à un corpus idéologique cohérent. Hans-Hermann Hoppe a théorisé dans les années 1990 un libertarianisme autoritaire conjuguant libéralisme économique radical et exclusion violente. Son ouvrage « Democracy, the God that Failed » résume son projet : la démocratie est une aberration. Hoppe prône explicitement l&rsquo;exclusion physique des homosexuels, des militants écologistes, des communistes et de tous ceux qui ne correspondent pas à son modèle de propriétaire légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aurait pu rester marginal trouve aujourd&rsquo;hui son actualisation dans la Silicon Valley. Peter Thiel, qui affirme que « la démocratie et la liberté ne sont plus compatibles », incarne cette filiation. Palantir, qu&rsquo;il a cofondée, illustre la transformation du paléolibertarianisme en technofascisme : son logiciel Falcon compile les données de millions de personnes pour identifier les sans-papiers à expulser, privatisant une fonction régalienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette privatisation de la répression soulève des questions cruciales. Elle échappe aux garde-fous démocratiques traditionnels : Palantir ne rend de comptes qu&rsquo;à ses actionnaires, tout en disposant d&rsquo;un pouvoir considérable sur des millions de vies. L&rsquo;algorithme devient juge et le code, loi, réduisant les êtres humains à des points de données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article montre également comment cette idéologie fonctionne comme un protocole technique. Tesquet utilise la métaphore de l&rsquo;API pour expliquer l&rsquo;interopérabilité idéologique : des fragments de pensée circulent et se combinent. De Hayek, le marché comme légitimation ; de Carl Schmitt, la souveraineté comme pouvoir d&rsquo;exception. Le résultat justifie la domination sous toutes ses formes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;efficacité contre la démocratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse éclaire les menaces sur nos démocraties. Le technofascisme se présente comme un dépassement rationnel de la modernité : l&rsquo;efficacité contre le désordre démocratique, la performance contre l&rsquo;égalité. Il touche une corde sensible dans des sociétés travaillées par le doute sur leurs institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut toutefois regretter que l&rsquo;article n&rsquo;explore pas davantage les formes de résistance possibles. Le diagnostic est implacable, mais les pistes de réponse restent implicites. Comment protéger les droits humains face à cette alliance du capital technologique et de l&rsquo;autoritarisme ? Comment préserver les espaces démocratiques quand l&rsquo;infrastructure de nos sociétés est contrôlée par des entreprises privées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.editionsdivergences.com/livre/apocalypse-nerds" title="">L&rsquo;ouvrage « Apocalypse Nerds »</a>, dont cet article constitue une synthèse, arrive à point nommé. Il rappelle que la tech n&rsquo;est pas neutre, que les algorithmes portent des choix politiques. Face au technofascisme, la défense des droits humains exige de déconstruire le discours de l&rsquo;efficacité pour réaffirmer la primauté de la dignité sur la performance, de l&rsquo;égalité sur la hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article offre les outils conceptuels pour comprendre ce combat. Reste à les mobiliser collectivement, avant que la démocratie ne devienne ce « logiciel périmé » que les héritiers de Hoppe rêvent de remplacer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#Technofascisme #DroitsHumains #Démocratie #SiliconValley #Paléolibertarianisme #Gaza #Palantir #Surveillance #Autoritarisme #JusticeSociale</strong></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5">Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds, AOC, 4/11/2025 <a href="#f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p class="wp-block-paragraph"></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/">QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L’OUTIL D’UN AUTORITARISME LIBÉRAL</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Quand la société civile devient l&#8217;ennemie</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/10/15/quand-la-societe-civile-devient-lennemie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 13:48:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Belgique]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2025, une offensive politique coordonnée vise les associations et ONG en Europe et aux États-Unis, menaçant libertés et société civile.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des États-Unis à la Belgique, les associations et les ONG subissent une offensive politique coordonnée. Même vocabulaire, mêmes méthodes : la société civile est systématiquement présentée comme une menace pour justifier sa mise au pas.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le meurtre du podcasteur conservateur Charlie Kirk en septembre 2025 aura suffi. Sans attendre l&rsquo;identification d&rsquo;un suspect, l&rsquo;administration Trump et ses alliés ont immédiatement désigné un coupable : les organisations à but non lucratif progressistes. En quelques jours, le président classait « antifa » comme organisation terroriste majeure, le représentant républicain Chip Roy réclamait une commission d&rsquo;enquête sur « l&rsquo;assaut de la gauche radicale contre l&rsquo;Amérique », et le sénateur Ted Cruz présentait un projet de loi visant à couper les financements des organisations soupçonnées de soutenir des manifestations violentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette offensive américaine n&rsquo;a rien d&rsquo;isolé. De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, la Belgique et l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Union européenne connaissent depuis 2025 une vague d&rsquo;attaques contre la société civile d&rsquo;une ampleur inédite. Le vocabulaire utilisé et les méthodes déployées révèlent une convergence troublante dans les stratégies de délégitimation du secteur associatif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une offensive belge aux multiples facettes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’offensive prend des formes diverses mais coordonnées. Au Parlement européen, des députés soutenus par l&rsquo;extrême droite et certains conservateurs orchestrent une campagne de désinformation pour fabriquer artificiellement des scandales sur le financement public des ONG.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au niveau fédéral belge, le gouvernement élabore un avant-projet de loi («projet Quintin») pour restreindre le droit d&rsquo;association et renforcer le contrôle sur les organisations jugées « radicales ou dangereuses ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;<strong>Institut Fédéral pour la protection et la promotion des Droits Humains</strong> a rendu en septembre 2025 un avis défavorable cinglant sur cet avant-projet. L&rsquo;IFDH dénonce un texte aux <em>« termes et expressions insuffisamment définis</em> » qui viole le principe de légalité, le droit à un procès équitable et la liberté d&rsquo;association garantie par la Constitution. Le projet permettrait au ministre de l&rsquo;Intérieur de proposer l&rsquo;interdiction administrative d&rsquo;organisations sur des critères aussi flous que « l&rsquo;extrémisme », « le radicalisme » ou « l&rsquo;infiltration clandestine » d&rsquo;institutions démocratiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>À propos du projet de loi « Quintin »:</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">— Arbitraire, parce qu’il donne au pouvoir politique la possibilité de faire taire des voix contestataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">— Dangereux, parce que la définition est floue et menace toute forme d’action collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">— Inutile, car la loi prévoit déjà des moyens pour interdire des groupes qui menacent réellement la démocratie.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Ligue des droits humains</strong><sup data-fn="f0057764-cfe9-4bc4-869b-c984e50b6a13" class="fn"><a id="f0057764-cfe9-4bc4-869b-c984e50b6a13-link" href="#f0057764-cfe9-4bc4-869b-c984e50b6a13">1</a></sup></p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Les cibles sont claires : mouvements sociaux, syndicats, organisations de défense du climat. L&rsquo;OCAM, l&rsquo;organe antiterroriste belge, assure désormais un suivi d&rsquo;organisations protestataires assimilées à des « groupes radicaux ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;érosion du droit de manifester s&rsquo;accompagne d&rsquo;une augmentation des amendes administratives et d&rsquo;obstacles réglementaires qui découragent la mobilisation citoyenne, particulièrement pour les petites associations. Les syndicats dénoncent une tentative de museler la contestation sociale et de fragiliser le droit de grève. Les ONG humanitaires critiquent la politique fédérale de « non-accueil » des demandeurs d&rsquo;asile.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;Éducation permanente en danger</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">La menace touche également un pilier démocratique belge souvent méconnu : l&rsquo;Éducation permanente. En Fédération Wallonie-Bruxelles, ce dispositif législatif finance des organisations dont l&rsquo;objectif explicite est de rendre le citoyen critique par rapport à la politique, de lui donner une capacité d&rsquo;analyse du système. Cette logique d&rsquo;émancipation citoyenne, inscrite dans le modèle démocratique belge depuis des décennies, est aujourd&rsquo;hui frontalement remise en question (voir plus bas).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bon nombre de ces organisations ne savent pas comment elles vont survivre et craignent énormément de voir leurs subsides disparaître. Le paradoxe est saisissant : certains partis remettent en question ce financement de l&rsquo;esprit critique alors qu&rsquo;ils ont été eux-mêmes financés pendant des années via leurs centres d&rsquo;études. Le risque est grand de voir ces organisations, par crainte pour leur survie, diminuer la vigueur de leur critique face aux dérapages pourtant manifestes en matière de droits fondamentaux : refus de respecter les décisions judiciaires, prisons dans un état lamentable, expulsion des chômeurs. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autocensure devient un réflexe de survie quand l&rsquo;État-financeur devient juge et partie. Les exigences de mesures d&rsquo;impact — qu&rsquo;on peut comprendre et qui sont justifiées — ont amené parfois certains à se concentrer uniquement sur leur travail de base et à laisser sur le côté les revendications ou les analyses plus politiques qui, pourtant, découlent normalement des situations sur lesquelles ils travaillent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est qu&rsquo;en plus le gouvernement fédéral a décidé de diminuer le pourcentage de déduction de déductibilité des dons fait aux ONG lors de calcul de l&rsquo;impôt. Les ONG estiment que cela pourrait diminuer de 20 à 30% les montants récoltés auprès de leurs donateurs chaque année.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Convergence transatlantique des méthodes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux États-Unis, le ministère de la Justice prépare une enquête sur l&rsquo;Open Society Foundations, le réseau philanthropique de George Soros qui finance des milliers d&rsquo;organisations œuvrant pour les libertés civiles, dont l&rsquo;ACLU et Amnesty International. L&rsquo;accusation : faciliter et financer la violence politique. Des projets de loi visent à retirer le statut d&rsquo;organisme à but non lucratif aux associations « soutenant le terrorisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le lexique employé des deux côtés de l&rsquo;Atlantique est révélateur. « Antifa », terme flou désignant l&rsquo;activisme antifasciste sans correspondre à aucune organisation structurée, devient une menace terroriste majeure. La « gauche radicale » est présentée comme un bloc monolithique orchestrant le chaos. Les « ONG qui fomentent la violence » forment un réseau obscur manipulant l&rsquo;opinion. Cette rhétorique rappelle celle des gouvernements qui ont progressivement étouffé leurs sociétés civiles, de la Hongrie à la Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette offensive, le secteur associatif essaye de se préparer. Aux États-Unis, les fondations constituent des fonds d&rsquo;urgence et envisagent des délocalisations. Un cabinet d&rsquo;avocats canadien a organisé un webinaire pour les associations américaines souhaitant déménager. En Belgique et en Europe, plus de 570 organisations ont publié des déclarations pour défendre l&rsquo;indépendance du secteur associatif, tandis que des collectifs manifestent pour la défense du droit de …manifester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le souligne Brian Reich, stratège américain travaillant avec des organisations à but non lucratif, l&rsquo;objectif des gouvernements n&rsquo;est pas nécessairement de gagner devant les tribunaux, mais de détruire la réputation de ces structures. En attendant que les batailles judiciaires se résolvent, le mal sera fait : donateurs détournés, programmes réduits, autocensure installée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un enjeu démocratique fondamental</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque de grandes démocraties occidentales empruntent simultanément la rhétorique et les méthodes des régimes autoritaires pour cibler les défenseurs des droits, elles légitiment ces pratiques à l&rsquo;échelle mondiale. Elles envoient un signal aux autocrates : la répression de la société civile devient acceptable, y compris dans le monde libre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque n&rsquo;est pas seulement la disparition de quelques associations, mais l&rsquo;effondrement progressif de l&rsquo;infrastructure démocratique qui permet aux citoyens d’abord de comprendre et ensuite de contester pacifiquement les décisions gouvernementales. La bataille qui s&rsquo;annonce déterminera si les démocraties occidentales peuvent survivre à des gouvernements qui considèrent toute opposition légitime comme une menace existentielle.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #SociétéCivile #Démocratie #Belgique #ÉtatsUnis #UnionEuropéenne #EducationPermanente #LibertésPubliques #DroitDeManifester #EspaceCivique</strong></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="f0057764-cfe9-4bc4-869b-c984e50b6a13"><a href="https://www.facebook.com/liguedhbe/posts/pfbid02KRpv1HSkCKySjmEkA6D1RajznEfVcoaVbfVapYWhfrUwfprKdrQmySgHvhQnMj9xl" target="_blank" rel="noopener" title="">KdrQmySgHvhQnMj9xl</a> <a href="#f0057764-cfe9-4bc4-869b-c984e50b6a13-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;Éducation Permanente?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;éducation permanente, reconnue et financée par la Fédération Wallonie-Bruxelles, défend une vision d&rsquo;émancipation individuelle et collective des citoyens, principalement adultes. Ancrée dans l&rsquo;héritage de l&rsquo;éducation populaire, elle vise à doter chacun des outils nécessaires pour être un acteur conscient, critique et engagé au sein de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ce concept réside l&rsquo;idée que l&rsquo;apprentissage ne se limite pas à la formation initiale, mais se poursuit tout au long de la vie. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;acquérir de nouvelles compétences professionnelles, mais surtout de développer une citoyenneté active et responsable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concrètement, la vision de l&rsquo;éducation permanente, telle qu&rsquo;encadrée par le décret de 2003, poursuit trois objectifs principaux pour les publics adultes :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Favoriser une prise de conscience et une connaissance critique des réalités de la société.</strong> Cela implique d&rsquo;encourager l&rsquo;analyse des enjeux sociaux, économiques, culturels et politiques.</li>



<li><strong>Développer des capacités d&rsquo;analyse, de choix, d&rsquo;action et d&rsquo;évaluation.</strong> L&rsquo;objectif est de permettre aux individus de ne pas seulement comprendre le monde, mais aussi de pouvoir agir sur celui-ci de manière réfléchie.</li>



<li><strong>Promouvoir des attitudes de responsabilité et de participation active à la vie collective.</strong> Il s&rsquo;agit d&rsquo;encourager l&rsquo;implication dans la vie associative et les débats démocratiques.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mettre en œuvre cette vision, la Fédération Wallonie-Bruxelles subventionne un large réseau d&rsquo;associations qui proposent des actions variées telles que des formations, des animations, des campagnes de sensibilisation ou encore la production d&rsquo;analyses critiques. Ce financement structurel permet de garantir la vitalité démocratique en soutenant des espaces de réflexion et d&rsquo;action autonomes par rapport aux pouvoirs établis.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sources principales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Article américain :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Auteur non spécifié. (2025, 2 octobre). L&rsquo;administration Trump s&rsquo;en prend aux associations. Elles se préparent. <em>Wired</em>.<a href="https://www.wired.com/"> https://www.wired.com/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Document institutionnel belge :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Institut Fédéral pour la protection et la promotion des Droits Humains. (2025, 18 septembre). <em>Avant-projet de loi relatif à l&rsquo;interdiction administrative des personnes morales, des sociétés sans personnalité juridique, des associations ou groupements de fait constituant une menace grave et actuelle pour la sécurité nationale ou la pérennité de l&rsquo;ordre démocratique et constitutionnel : Avis n° 2025/9</em>.<a href="https://www.institutfederaldroitshumains.be"> https://www.institutfederaldroitshumains.be</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Sources secondaires citées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Miller, S. (2025, 29 avril). <em>Discours à Warren, Michigan</em> [Discours]. Maison Blanche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Roy, C. (2025, 11 septembre). Lettre demandant la formation d&rsquo;une commission spéciale sur l&rsquo;argent, l&rsquo;influence et le pouvoir derrière l&rsquo;assaut de la gauche radicale contre l&rsquo;Amérique. Chambre des représentants des États-Unis.<a href="https://roy.house.gov/media/press-releases/"> https://roy.house.gov/media/press-releases/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saul, B. (2025, 31 juillet). <em>Rapport du Rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l&rsquo;homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste</em> (A/80/284). Nations Unies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sanger-Katz, M., &amp; Weiland, N. (2025, 25 septembre). Justice Dept. plans potential inquiry into George Soros foundation. <em>The New York Times</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vance, J. D. (2025, 15 septembre). Déclaration sur la répression des organisations de gauche radicale. <em>Politico</em>.<a href="https://www.politico.com/news/2025/09/15/"> https://www.politico.com/news/2025/09/15/</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rapports et déclarations d&rsquo;organisations</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Open Society Foundations. (2025, septembre). <em>Déclaration en réponse aux accusations concernant le financement d&rsquo;activités violentes</em> [Communiqué de presse].Romero, G. (2025, juillet). <em>Menace existentielle pesant sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d&rsquo;association, l&rsquo;action collective et la solidarité humaine</em> (A/80/219). Nations Unies.</p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/10/15/quand-la-societe-civile-devient-lennemie/">Quand la société civile devient l’ennemie</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">692</post-id>	</item>
		<item>
		<title>L&#8217;IA et l&#8217;aide sociale : surveillance et exclusion des pauvres</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/06/11/lia-et-laide-sociale-surveillance-et-exclusion-des-pauvres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 07:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Droits sociaux et économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment porter secours aux personnes dans les moments les plus vulnérables de leur existence, à l'heure où les technologies numériques reconfigurent profondément notre rapport au soin et à l'aide sociale.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/06/11/lia-et-laide-sociale-surveillance-et-exclusion-des-pauvres/">L’IA et l’aide sociale : surveillance et exclusion des pauvres</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Virginia Eubanks, professeure de sciences politiques à l&rsquo;université d&rsquo;Albany (NY), s&rsquo;est imposée comme l&rsquo;une des voix les plus percutantes dans l&rsquo;analyse critique des technologies numériques au service de l&rsquo;État social. Après son ouvrage remarqué « Automating Inequality » (2018), qui documentait comment les outils numériques déployés dans l&rsquo;administration américaine perpétuent l&rsquo;exclusion et la surveillance des populations défavorisées, elle poursuit aujourd&rsquo;hui sa réflexion en explorant plus intimement l&rsquo;organisation sociale du soin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://aoc.media/entretien/2025/05/02/virginia-eubanks-laide-sociale-est-passee-du-care-au-data-processing/" title="">interview accordée à AOC le 3 mai 2025</a>, Eubanks revient sur son parcours et ses projets en cours, tout en offrant une analyse lucide des transformations de l&rsquo;État social à l&rsquo;ère numérique. L&rsquo;enjeu essentiel qu&rsquo;elle identifie : comment porter secours aux personnes dans les moments les plus vulnérables de leur existence, à l&rsquo;heure où les technologies numériques reconfigurent profondément notre rapport au soin et à l&rsquo;aide sociale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au-delà de la « fracture numérique » : technologies et inégalités</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours d&rsquo;Eubanks est jalonné par une interrogation constante sur les implications politiques des technologies numériques. Dès les années 1990, alors militante pour l&rsquo;accès aux droits dans un quartier populaire proche de Stanford, elle constate que la notion de « fracture numérique » ne suffit pas à saisir le lien profond entre technologies et inégalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On conçoit souvent les technologies administratives comme de simples extensions de l&rsquo;appareil bureaucratique de l&rsquo;État, qui rendraient le travail plus rapide et plus efficace, alors que ce sont des technologies fondamentalement politiques », explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son enquête sur l&rsquo;automatisation des systèmes d&rsquo;aide sociale révèle que, contrairement aux idées reçues, ces systèmes ne sont pas apparus dans les années 1990 mais dès la fin des années 1960. Cette période coïncide précisément avec l&rsquo;émergence d&rsquo;un mouvement social massif pour l&rsquo;accès aux droits, porté principalement par des femmes noires ou afro-américaines. Ce mouvement avait considérablement élargi l&rsquo;accès aux allocations familiales, passant de 3,2 millions de bénéficiaires en 1961 à près de 10 millions en 1971.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le &lsquo;problème&rsquo; à résoudre par l&rsquo;automatisation n&rsquo;était autre que celui de l&rsquo;égalité », analyse Eubanks. « Ce &lsquo;problème&rsquo;, c&rsquo;est que des personnes accédaient à leurs droits. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">La « digital poorhouse »  </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Eubanks a développé le concept de « digital poorhouse » (maison des pauvres numérique) pour décrire la version contemporaine et technologique du système historique de gestion des pauvres aux États-Unis. Un système qui, sous couvert d&rsquo;objectivité technique, perpétue la distinction entre « pauvres méritants » et « pauvres indignes », tout en imposant un ensemble d&rsquo;injonctions morales et de pratiques de surveillance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les technologies informatiques offrent un vernis d&rsquo;objectivité et de neutralité », poursuit Eubanks. « Elles camouflent les changements de politiques publiques en les désignant comme de simples améliorations technologiques du système informatique et leur confèrent une légitimité technique. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dynamique se manifeste à travers plusieurs scandales retentissants, comme l&rsquo;affaire « robo-debt » en Australie, où un algorithme mal conçu a identifié 800 000 personnes qui auraient supposément perçu des aides indues, les contraignant à des remboursements souvent injustifiés. Une mobilisation massive s&rsquo;est organisée sous le nom de « Not My Debt », permettant aux victimes d&rsquo;obtenir gain de cause, mais non sans conséquences dramatiques : on estime que le programme aurait entraîné environ 2 000 décès, dont de nombreux suicides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des situations similaires ont été documentées aux États-Unis et aux Pays-Bas, témoignant d&rsquo;un paradoxe troublant : des institutions censées protéger les plus vulnérables se transforment en machines à précariser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du care au data processing : transformation du travail social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Eubanks, le changement le plus fondamental réside dans la conception même du travail social et de l&rsquo;aide sociale : « On est passés d&rsquo;un modèle basé, même si de manière imparfaite, sur le care (le soin, l&rsquo;accompagnement, l&rsquo;attention aux personnes) à un modèle de data processing (le traitement d&rsquo;informations). »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution se traduit par une redéfinition du métier d&rsquo;assistant social, de moins en moins perçu comme un travail de relation humaine et de plus en plus comme une tâche administrative, un traitement automatisé de dossiers. Les nouveaux outils technologiques facilitent et accélèrent cette transformation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eubanks cite l&rsquo;exemple révélateur de l&rsquo;outil de profilage des familles du comté d&rsquo;Allegheny, censé prédire par la modélisation quels enfants sont à risque d&rsquo;abus ou de négligence. L&rsquo;une de ses conceptrices défendait une vision purement technocratique de l&rsquo;État, dont le seul rôle serait de « transmettre la bonne information au bon endroit et au bon moment, et de distribuer les ressources de manière efficace » – des fonctions que les ordinateurs pourraient accomplir plus rapidement et plus équitablement que les humains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des approches technologiques à visée disciplinaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;automatisation de l&rsquo;aide sociale ne relève pas simplement d&rsquo;une négligence institutionnalisée ou d&rsquo;une quête d&rsquo;efficacité, mais s&rsquo;inscrit dans une vision disciplinaire et punitive de la pauvreté, particulièrement marquée aux États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;idée n&rsquo;est pas seulement de pousser les gens vers l&#8217;emploi, mais de s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils restent dans un état d&rsquo;insécurité permanent, constamment obligés de prouver leur valeur », analyse Eubanks. « C&rsquo;est aussi un système qui utilise la bureaucratie comme une arme pour punir et pour épuiser les gens. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension punitive apparaît clairement dans l&rsquo;histoire de Tim Pegues, un retraité américain contraint de rembourser quelques dollars par mois pour un supposé « trop-perçu ». Comme le souligne Eubanks, « si l&rsquo;État cherchait uniquement à maximiser ses revenus, il ne dépenserait pas d&rsquo;argent pour lui faire verser 5 dollars par mois. Ça ne couvre même pas les dépenses postales ! »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers des alternatives : réinventer les modèles de soin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette dégradation de l&rsquo;État providence, quelles alternatives peuvent émerger ? Eubanks rappelle que, malgré la longue histoire d&rsquo;exclusion et de contrôle qui caractérise la protection sociale américaine, des expériences émancipatrices ont existé, comme le Social Security Act de 1935 ou les conquêtes du mouvement des Mothers for Adequate Welfare dans les années 1970.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, certaines pistes prometteuses se dessinent du côté du mouvement féministe et du mouvement antivalidiste (disability justice movement), qui réfléchissent depuis longtemps aux modèles de soin et à la manière dont la prise en compte de la vulnérabilité définit le type de personnes que les mouvements politiques peuvent inclure et soutenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pandémie avait fait naître l&rsquo;idée que le soin est une infrastructure sociale et que, comme toute infrastructure, il nécessite un soutien public. Pour Eubanks, la gauche doit poursuivre ce travail et contribuer à faire reconnaître à l&rsquo;État sa responsabilité en la matière : « On a besoin d&rsquo;un État de soin fonctionnel et de réinventer les modèles institutionnels de soin. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;enjeu des années à venir : entre pillage des ressources et contrôle social</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;arrivée récente d&rsquo;Elon Musk à la direction du Department of Government Efficiency (DOGE) a soulevé de nouvelles inquiétudes concernant l&rsquo;avenir de l&rsquo;État social américain. En quelques semaines, DOGE a licencié près de 30 000 membres du personnel des administrations et multiplié les annonces sensationnelles, comme l&rsquo;usage de l&rsquo;IA pour remplacer le personnel congédié.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Eubanks, ni Musk ni l&rsquo;administration Trump ne sont particulièrement innovants sur le plan technologique : « Ce sont simplement des aspirants oligarques, qui appliquent un modèle à la russe et font miroiter tout un ensemble de technologies pour ce faire. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, les conséquences risquent d&rsquo;être considérables. Dans les premières semaines de l&rsquo;administration Trump, d&rsquo;importants investissements dans l&rsquo;IA ont été annoncés en parallèle de près de 1 000 milliards de dollars de coupes budgétaires dans les programmes d&rsquo;aide alimentaire (SNAP) et Medicaid.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Eubanks identifie une double stratégie à l&rsquo;œuvre : d&rsquo;une part, « un effort très structuré pour discipliner les citoyens, en particulier ceux qui ne sont ni blancs, ni riches, et qui ne sont pas nés sur le sol national », et d&rsquo;autre part, « une forme de pillage des ressources de l&rsquo;État », comme en témoigne le démantèlement du National Forest Service ou celui du FEMA, l&rsquo;Agence fédérale de gestion des situations d&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Saper le fonctionnement et la confiance dans ces formes collectives de protection et de soin est une stratégie qui permet autant d&rsquo;enrichir certains acteurs privés que de renforcer le contrôle social », conclut Eubanks.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/06/11/lia-et-laide-sociale-surveillance-et-exclusion-des-pauvres/">L’IA et l’aide sociale : surveillance et exclusion des pauvres</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>La redéfinition dangereuse du « terrorisme » par l&#8217;administration Trump</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/04/22/la-redefinition-dangereuse-du-terrorisme-par-ladministration-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 18:33:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://en-avant.info/?p=554</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trump redéfinit le "terrorisme" pour cibler cartels, migrants et opposants. Cette stratégie contourne l'État de droit, menace les libertés civiles et pourrait déclencher un conflit avec le Mexique.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/04/22/la-redefinition-dangereuse-du-terrorisme-par-ladministration-trump/">La redéfinition dangereuse du « terrorisme » par l’administration Trump</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le <a href="https://www.crisisgroup.org/united-states/united-states/trump-administrations-wars-terror-old-and-new" title="">récent rapport du Crisis Group</a>, publié le 15 avril 2025, met en lumière une évolution particulièrement inquiétante dans la politique américaine : l&rsquo;administration Trump, dans son second mandat, utilise désormais le cadre juridique et rhétorique de la « guerre contre le terrorisme » pour cibler des adversaires qui n&rsquo;ont rien à voir avec le terrorisme traditionnellement défini.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle cible : les cartels, les migrants et les opposants politiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;analyse Brian Finucane, conseiller principal pour les États-Unis au Crisis Group, le président Trump a repris les rênes de la campagne militaire contre les militants islamistes avec une intensité renouvelée, en abrogeant notamment les restrictions imposées par l&rsquo;administration Biden sur les frappes antiterroristes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;innovation la plus inquiétante est ailleurs : l&rsquo;administration Trump redéploie maintenant les outils et la rhétorique antiterroriste contre trois nouvelles cibles :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Les cartels de la drogue</strong> : En février, huit organisations criminelles latino-américaines ont été désignées comme « organisations terroristes étrangères » (FTO), une première dans l&rsquo;histoire américaine.</li>



<li><strong>Les migrants</strong> : Dès le premier jour de son second mandat, Trump a déclaré que la migration à la frontière sud constituait une « invasion », déployant des troupes supplémentaires et utilisant la base de Guantánamo pour détenir des migrants.</li>



<li><strong>Les opposants politiques intérieurs</strong> : L&rsquo;administration utilise la rhétorique antiterroriste pour discréditer ses adversaires politiques, qualifiant de « sympathisants terroristes » des étudiants participant à des manifestations.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Une menace pour l&rsquo;État de droit et la paix régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réappropriation des outils antiterroristes pose plusieurs problèmes fondamentaux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Contrairement à la guerre contre le terrorisme lancée après le 11 septembre 2001, qui répondait à une attaque ayant causé près de 3 000 morts, les nouvelles cibles désignées n&rsquo;ont commis aucune action terroriste comparable contre les États-Unis.</li>



<li>L&rsquo;administration Trump exploite les désignations « terroristes » pour débloquer des pouvoirs statutaires autrement indisponibles, comme l&rsquo;invocation de l&rsquo;Alien Enemies Act (loi de 1798) contre le gang vénézuélien Tren de Aragua.</li>



<li>Ces actions préparent potentiellement le terrain pour des opérations militaires américaines au Mexique contre les cartels de la drogue, ce qui pourrait déstabiliser davantage la région.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des pratiques qui rappellent les pires excès post-11 septembre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport souligne que certaines actions de l&rsquo;administration Trump évoquent les excès de l&rsquo;ère Bush, mais avec une théâtralité accrue. Par exemple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La déportation présumée de membres de gangs vers la prison CECOT au Salvador rappelle les « restitutions extraordinaires » de l&rsquo;ère Bush, mais avec des vidéos produites professionnellement pour vanter ces opérations.</li>



<li>Les responsables de la sécurité nationale posent en tenue paramilitaire pour les caméras, transformant les politiques de sécurité en spectacle médiatique.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une réponse nécessaire du Congrès</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le conclut le Crisis Group, cette évolution menace l&rsquo;État de droit aux États-Unis et la sécurité régionale. Les défis que représentent les cartels de la drogue, la migration et l&rsquo;opposition politique ne peuvent être résolus en les qualifiant de « terrorisme ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport appelle le Congrès américain à agir, même si les partisans de Trump y sont majoritaires. Les législateurs devraient préparer des projets de loi pour rallier l&rsquo;opposition politique et éduquer le public américain sur les risques que posent ces actions, tant à l&rsquo;intérieur du pays qu&rsquo;à l&rsquo;étranger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse du Crisis Group rappelle que l&rsquo;extension arbitraire du concept de « terrorisme » (et de façon générale le manque de clarté de celui-ci) menace non seulement les valeurs démocratiques mais risque également d&rsquo;entraîner les États-Unis — mais aussi d&rsquo;autres pays, on l&rsquo;a vu suite aux attentats terroristes en Europe — dans des conflits inutiles aux conséquences imprévisibles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cet article s&rsquo;appuie sur le rapport « <a href="https://www.crisisgroup.org/united-states/united-states/trump-administrations-wars-terror-old-and-new" title="">The Trump Administration&rsquo;s &lsquo;Wars on Terror&rsquo; – Old and New » </a>publié par le Crisis Group le 15 avril 2025.</em></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/04/22/la-redefinition-dangereuse-du-terrorisme-par-ladministration-trump/">La redéfinition dangereuse du « terrorisme » par l’administration Trump</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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