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	<title>DroitsHumains #CrimesDeGuerre #Iran #Trump #DroitInternational - En avant</title>
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	<description>Les droits humains devant</description>
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		<title>Obéir ou commettre un crime de guerre : le dilemme des militaires américain·e·s</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/04/07/obeir-ou-commettre-un-crime-de-guerre-le-dilemme-des-militaires-americain%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 09:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Armes]]></category>
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		<category><![CDATA[Droit International Humanitaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Lutte contre l'impunité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donald Trump a menacé de bombarder les centrales électriques et les ponts d&#8217;Iran si Téhéran ne rouvre pas le détroit d&#8217;Ormuz. Pour les expert·e·s juridiques, ce serait un crime de guerre manifeste. Mais pour les officier·ère·s américain·e·s dans la chaîne de commandement, le dilemme est immédiat et concret — obéir ou résister ? Le Guardian ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Donald Trump a menacé de bombarder les centrales électriques et les ponts d&rsquo;Iran si Téhéran ne rouvre pas le détroit d&rsquo;Ormuz. Pour les expert·e·s juridiques, ce serait un crime de guerre manifeste. Mais pour les officier·ère·s américain·e·s dans la chaîne de commandement, le dilemme est immédiat et concret — obéir ou résister ? Le <a href="https://www.theguardian.com/law/2026/apr/06/trump-threats-dilemma-for-officers-disobey-orders-or-commit-war-crimes" title=""><em>Guardian</em> a documenté </a>cette situation inédite dans l&rsquo;histoire militaire récente des États-Unis, au croisement du droit de la guerre et de la politique du chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Power Plant Day »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Début avril 2026, Trump a publié sur Truth Social un message d&rsquo;une brutalité rare : soit l&rsquo;Iran ouvre le détroit d&rsquo;Ormuz, soit les États-Unis frapperont « chaque centrale électrique » du pays, « simultanément ». Il a évoqué un « Power Plant Day, and Bridge Day » — une journée de destruction massive de l&rsquo;infrastructure civile iranienne. Ces déclarations ont été relayées par les comptes officiels du département d&rsquo;État, leur conférant un caractère quasi-officiel. Elles concernent directement 93 millions d&rsquo;Iranien·ne·s dont la vie quotidienne dépend de cette infrastructure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le droit international humanitaire, la réponse est sans ambiguïté : s&rsquo;en prendre délibérément à des infrastructures civiles vitales — électricité, eau, transports — constitue un crime de guerre au sens des Conventions de Genève. Ce principe ne souffre aucune exception liée au rang de celui qui donne l&rsquo;ordre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chaîne de commandement sous tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ancien·ne·s avocat·e·s militaires — des « JAGs », juges-avocats généraux — ont publié une analyse sur le site <em>Just Security</em> : les déclarations de Trump « placent les militaires dans une situation profondément difficile ». La règle est pourtant claire : un·e soldat·e doit refuser un ordre « manifestement illégal ». Mais reconnaître cet ordre comme tel en temps réel, sous pression hiérarchique et dans un contexte de guerre imminente, c&rsquo;est une autre affaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La référence historique s&rsquo;impose d&rsquo;elle-même. En 1968, lors du massacre de My Lai au Vietnam, des soldats américains ont refusé de participer à l&rsquo;exécution de civils. Un pilote d&rsquo;hélicoptère a même menacé de retourner ses armes contre les auteurs du massacre. Le lieutenant Calley, qui avait ordonné les tueries, a plaidé qu&rsquo;il « suivait des ordres ». La cour martiale a rejeté cet argument : des ordres « manifestement illégaux » ne constituent pas une défense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais entre 1968 et 2026, Pete Hegseth a licencié les principaux JAGs du Pentagone et dissous l&rsquo;unité chargée de prévenir les dommages aux civils. Le filet de sécurité juridique s&rsquo;est effiloché. Comment résister, lorsque celles et ceux dont c&rsquo;est le rôle d&rsquo;alerter ont été systématiquement écartés ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;intimidation comme système</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mécanique est documentée. Lorsque des parlementaires démocrates ont rappelé aux militaires leur droit — et leur devoir — de refuser des ordres illégaux, Trump a répondu sur Truth Social en qualifiant cela de « comportement séditieux, passible de mort ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment croire que la chaîne de commandement peut fonctionner normalement lorsque le commandant en chef menace de mort quiconque évoque le droit de la guerre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment espérer que des officier·ère·s formé·e·s à obéir trouveront la force de résister, lorsque les structures de conseil juridique ont été délibérément démantelées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu dépasse l&rsquo;Iran. Il touche à la nature même des institutions militaires en démocratie — ces institutions qui, depuis Nuremberg, ont affirmé que « j&rsquo;obéissais aux ordres » ne suffit pas à dégager une responsabilité pénale individuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Résister, et après ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des chercheur·euse·s comme Charli Carpenter, professeure à l&rsquo;Université du Massachusetts Amherst, rappellent que l&rsquo;histoire offre des exemples de militaires ayant résisté. Qu&rsquo;un·e seul·e qui refuse peut en entraîner d&rsquo;autres. Mais cette résistance exige un courage que peu de systèmes institutionnels sont aujourd&rsquo;hui conçus pour soutenir — surtout lorsque ces systèmes ont été méthodiquement vidés de leurs garde-fous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, depuis nos démocraties européennes, de nommer ce que nous voyons. Les parlements, les cours de justice, les organisations de défense des droits humains ont un rôle — non pour faire la leçon, mais pour maintenir vivant le droit international que des générations ont construit, parfois au prix du sang.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces voix qui, au sein même de l&rsquo;armée américaine, hésitent, résistent ou alertent méritent d&rsquo;être entendues. Elles portent quelque chose d&rsquo;essentiel : la conviction que le droit n&rsquo;est pas une option, même en temps de guerre. Surtout en temps de guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit de la guerre s&rsquo;applique à tous. Même aux présidents.</p>



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