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	<title>Réseaux sociaux - En avant</title>
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	<description>Les droits humains devant</description>
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	<title>Réseaux sociaux - En avant</title>
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		<title>Les démocraties à l&#8217;heure des « hommes forts »</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/03/17/les-democraties-a-lheure-des-hommes-forts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 17:17:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Amnesty International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ouvrir le magazine Amnesty (mars 2026) de la section suisse de l&#8217;organisation, c&#8217;est prendre la mesure d&#8217;une réalité que beaucoup préfèrent encore minimiser. Intitulé « Point de bascule », le dossier coordonné par la section suisse d&#8217;Amnesty International dresse un état des lieux inquiétant — mais rigoureusement sourcé — de la dérive autoritaire à l&#8217;œuvre ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ouvrir le <a href="https://www.amnesty.ch/fr/sur-amnesty/publications/magazine-amnesty/2026-1/sommaire/amnesty_f_2025-no124-v8finaldouble.pdf" title="">magazine <em>Amnesty</em> (mars 2026) </a>de la section suisse de l&rsquo;organisation, c&rsquo;est prendre la mesure d&rsquo;une réalité que beaucoup préfèrent encore minimiser. Intitulé « Point de bascule », le dossier coordonné par la section suisse d&rsquo;Amnesty International dresse un état des lieux inquiétant — mais rigoureusement sourcé — de la dérive autoritaire à l&rsquo;œuvre dans de nombreuses démocraties, y compris celles que l&rsquo;on croyait les plus solides.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde tel qu&rsquo;il est</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les données sont difficiles à ignorer. Selon le <em>Democracy Report 2025</em> de l&rsquo;Institut V-Dem, pour la première fois depuis vingt ans, près de 72 % de la population mondiale vit sous un régime autocratique — le taux le plus élevé depuis 1978. Seuls 29 pays sont encore classés comme démocraties libérales, contre 43 entre 2007 et 2012. L&rsquo;indice Freedom House 2025, également cité dans le dossier, confirme : dans 60 pays, les droits politiques et civils ont reculé en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chiffres ne sont pas anecdotiques. Ils documentent une érosion systémique, conduite le plus souvent depuis l&rsquo;intérieur même des institutions démocratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mode opératoire partagé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier identifie les mécanismes récurrents de cette dérive, à travers six cas documentés. En Hongrie, Viktor Orbán contrôle à la fois le pouvoir exécutif, le judiciaire et plus de 80 % des médias. En Turquie, Recep Tayyip Erdoğan instrumentalise la justice pour éliminer ses adversaires. Aux États-Unis, Donald Trump déshumanise les minorités, démantèle les institutions de contrôle et rompt les alliances multilatérales construites depuis 1945 — à une vitesse qui a pris de court même ses critiques les plus avertis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;analyse de la Russie poutinienne, signée par l&rsquo;historien Artem Efimov de Meduza, montre comment la peur peut être réinstallée progressivement comme instrument de gouvernance : par petites touches, sur une décennie, avant que le basculement ne devienne irréversible. En Israël, la guerre à Gaza a offert une couverture opportune pour neutraliser l&rsquo;indépendance judiciaire à l&rsquo;abri du regard public. Au Portugal, le parti d&rsquo;extrême droite Chega ! réhabilite subtilement l&rsquo;héritage de Salazar auprès d&rsquo;un électorat jeune qui n&rsquo;a pas vécu la dictature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment ne pas voir, dans ces trajectoires parallèles, les contours d&rsquo;une recette partagée ? Comment croire encore que ces dérives seraient des accidents de l&rsquo;histoire, et non les symptômes d&rsquo;une tendance structurelle ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chez nous aussi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier insiste sur un point que l&rsquo;on a trop souvent tendance à esquiver : aucune démocratie n&rsquo;est immunisée. La Suisse elle-même — présentée comme un havre de stabilité politique — n&rsquo;échappe pas au durcissement des discours ni aux atteintes aux libertés fondamentales, selon la professeure Natasha Wunsch, de l&rsquo;Université de Fribourg. En Europe, la trajectoire hongroise, la montée de l&rsquo;AfD en Allemagne, ou encore la normalisation progressive du discours antimigrant montrent que le glissement peut s&rsquo;opérer rapidement, sans signal d&rsquo;alarme univoque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce constat vaut aussi pour nos sociétés. Les institutions européennes sont directement interpellées&nbsp;: l&rsquo;autonomie stratégique et la défense des valeurs démocratiques ne peuvent reposer indéfiniment sur la bonne volonté de partenaires transatlantiques devenus imprévisibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des résistances existent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier ne cède pas au catastrophisme — et c&rsquo;est là l&rsquo;une de ses forces. L&rsquo;exemple brésilien est éclairant : Jair Bolsonaro a été condamné à vingt-sept ans de prison en novembre 2025. Cette issue — rendue possible par l&rsquo;indépendance d&rsquo;une partie du pouvoir judiciaire, la mobilisation de la société civile et une presse critique — montre que la démocratie peut résister, même dans des contextes de polarisation extrême. Les Seychelles, la Bolivie, l&rsquo;Équateur illustrent d&rsquo;autres formes de redémocratisation possibles. Le rapport V-Dem en recense dix-neuf pays en cours de renforcement démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous non pas de nous résigner à l&rsquo;inéluctable, mais de soutenir celles et ceux qui, dans nos sociétés comme ailleurs, font reculer l&rsquo;étau autoritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une lecture nécessaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier d&rsquo;Amnesty Suisse n&rsquo;est pas une lecture de confort. Il documente, avec rigueur et diversité géographique, les ressorts d&rsquo;une dérive qui se joue à bas bruit — par petites réformes législatives, par discours répétés, par neutralisation progressive des contre-pouvoirs. Autant de signaux que l&rsquo;on a trop longtemps appris à ne pas prendre au sérieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire ce dossier, c&rsquo;est se donner les moyens de nommer ce qui se passe. Et nommer, c&rsquo;est déjà résister.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Résistez.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>#DroitsHumains #Démocratie #Autoritarisme #AmnestyInternational #LibertéDExpression #EtatDeDroit #PointDeBascule #HommesForts</em></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/17/les-democraties-a-lheure-des-hommes-forts/">Les démocraties à l’heure des « hommes forts »</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L&#8217;algorithme de X fabrique du consentement conservateur</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/03/01/lalgorithme-de-x-fabrique-du-consentement-conservateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 16:24:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une étude publiée dans Nature en février 2026 apporte enfin une preuve expérimentale de ce que beaucoup soupçonnaient : le fil algorithmique de X (ex-Twitter) déplace les opinions politiques vers des positions conservatrices. Et l&#8217;effet persiste même quand on coupe l&#8217;algorithme. Sept semaines sous algorithme Il y a un geste que des milliards de personnes ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une étude publiée dans <em>Nature</em> en février 2026 apporte enfin une preuve expérimentale de ce que beaucoup soupçonnaient : le fil algorithmique de X (ex-Twitter) déplace les opinions politiques vers des positions conservatrices. Et l&rsquo;effet persiste même quand on coupe l&rsquo;algorithme.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Sept semaines sous algorithme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un geste que des milliards de personnes posent chaque jour sans y penser : faire défiler leur fil d&rsquo;actualité. Ce geste paraît anodin. Il ne l&rsquo;est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une équipe de chercheur·euse·s des universités de Bocconi, Saint-Gall et de la Paris School of Economics a conduit en 2023 une expérience de terrain impliquant près de 5 000 utilisateur·rice·s américain·e·s actif·ve·s de X, réparti·e·s aléatoirement entre deux conditions : un fil chronologique classique ou le fil algorithmique « Pour vous ». Pendant sept semaines, les participant·e·s ont navigué dans leur environnement assigné pendant que les chercheur·euse·s mesuraient l&rsquo;évolution de leurs attitudes politiques et de leurs comportements en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats, publiés dans <em>Nature</em> le 18 février 2026, sont sans ambiguïté. L&rsquo;exposition au fil algorithmique de X déplace les opinions vers des positions conservatrices — sur les priorités politiques, sur les enquêtes judiciaires visant Donald Trump, sur la guerre en Ukraine. Des effets mesurables, statistiquement solides, obtenus indépendamment de la plateforme elle-même.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que l&rsquo;algorithme fait vraiment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaître que la mécanique révélée par cette étude est d&rsquo;une redoutable efficacité. L&rsquo;algorithme de X ne se contente pas de réorganiser les contenus : il en sélectionne activement certains au détriment d&rsquo;autres. Les posts conservateurs apparaissent près de 20 % plus souvent dans le fil algorithmique que dans un fil chronologique. Les médias d&rsquo;information traditionnels y sont relégués de 58 %. À leur place, les comptes d&rsquo;activistes politiques — en majorité conservateurs — voient leur visibilité bondir de 27 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas le fruit du hasard. Ce sont des choix d&rsquo;ingénierie. Des paramètres. Des décisions prises par des êtres humains dans des salles de réunion, concernant ce que des centaines de millions d&rsquo;autres êtres humains verront ou ne verront pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;effet le plus préoccupant tient dans son asymétrie. Les utilisateur·rice·s exposé·e·s à l&rsquo;algorithme commencent à suivre des comptes d&rsquo;activistes conservateurs. Et lorsqu&rsquo;on leur retire ensuite l&rsquo;algorithme — lorsqu&rsquo;on revient au fil chronologique —, ils et elles continuent de suivre ces comptes. Les opinions façonnées ne se dissolvent pas. Le ver est dans le fruit. L&rsquo;exposition passée structure l&rsquo;exposition future.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment croire encore qu&rsquo;une plateforme est un simple espace neutre d&rsquo;échange, lorsque ses paramètres techniques orientent les attitudes politiques de ses utilisateur·rice·s sans que ceux et celles-ci en soient conscient·e·s ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enjeu de droits humains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche n&rsquo;est pas qu&rsquo;une curiosité académique. Elle touche au cœur de ce que la Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme nomme la liberté d&rsquo;opinion et d&rsquo;expression — des droits qui présupposent que les individus forment leurs convictions dans un environnement pluraliste et non manipulé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or les plateformes algorithmiques constituent aujourd&rsquo;hui l&rsquo;environnement informationnel de premier recours pour une fraction croissante de la population mondiale. Un quart des adultes américain·e·s déclarent les réseaux sociaux comme leur source principale d&rsquo;information. En Europe, les chiffres sont comparables. Ce n&rsquo;est pas anodin quand on sait que l&rsquo;algorithme étudié ici rétrograde de 58 % les médias d&rsquo;information au profit de contenus militants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos gouvernements — dont nombre d&rsquo;entre eux se déclarent défenseurs de la liberté de la presse et du pluralisme démocratique dans les enceintes de Bruxelles ou de Strasbourg — ont-ils mesuré ce que signifie confier l&rsquo;architecture de l&rsquo;espace public à des entreprises privées dont les objectifs sont l&rsquo;engagement et la monétisation ? Comment croire encore dans l&rsquo;engagement institutionnel pour la liberté d&rsquo;expression lorsque les règlements sur la gouvernance des données restent si timides face à la puissance de ces mécanismes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude rappelle en outre que des travaux antérieurs sur Twitter — avant même le rachat par Elon Musk — avaient déjà identifié un biais de l&rsquo;algorithme vers les contenus de droite. La propriété de la plateforme change ; l&rsquo;orientation algorithmique, elle, persiste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réguler ou subir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des citoyen·ne·s, des chercheur·euse·s, des militant·e·s se mobilisent pour rendre visibles ces mécanismes. En Europe, le règlement sur les services numériques (DSA) impose aux très grandes plateformes une transparence accrue sur leurs systèmes de recommandation et le droit pour les utilisateur·rice·s d&rsquo;accéder à un fil non personnalisé. C&rsquo;est une avancée. Insuffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car la question n&rsquo;est pas seulement technique. Elle est politique. Qui décide de ce que des milliards de personnes voient chaque jour ? Au nom de quels intérêts ? Avec quels contrôles démocratiques ? Les auteur·rice·s de l&rsquo;étude soulignent eux-mêmes que les plateformes peuvent modifier leurs algorithmes à tout moment, sans que les chercheur·euse·s — ni les régulateur·rice·s — en soient informé·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous non pas de nous résigner à subir des environnements informationnels façonnés par des logiques commerciales opaques, mais d&rsquo;exiger des mécanismes d&rsquo;audit indépendants, une transparence algorithmique effective et le renforcement des médias d&rsquo;information pluralistes capables de contrebalancer la puissance des plateformes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étude complète est accessible sur <a href="https://www.nature.com/articles/s41586-026-10098-2">Nature</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nos démocraties méritent mieux qu&rsquo;un fil.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>#AlgorithmeX #LibertéDExpression #DroitsNumeriques #DémocratieMédiatique #DSA #Désinformation #PluralismeInformatif #RéseauxSociaux #IA #GovernanceNumerique #TwitterX #ElonMusk #DroitsHumains #RegulationNumerique #MédiasIndépendants #droitsnumeriques #libertedinformation</em></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/03/01/lalgorithme-de-x-fabrique-du-consentement-conservateur/">L’algorithme de X fabrique du consentement conservateur</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 11:32:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Défenseurs des droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Droits sociaux et économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux États-Unis, des citoyen·ne·s utilisent imprimantes 3D et maker spaces pour résister aux raids d'ICE. Un mouvement qui interpelle l'Europe sur la défense concrète des droits fondamentaux.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/">Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux États-Unis, des citoyen·ne·s transforment leurs imprimantes 3D et leurs ateliers communautaires en outils de résistance face aux raids de l&rsquo;agence fédérale ICE. Un mouvement qui interroge l&rsquo;Europe sur sa propre trajectoire sécuritaire et sur la capacité des sociétés civiles à défendre concrètement les droits fondamentaux. Wired a mené une <a href="https://www.wired.com/story/makers-are-building-back-against-ice/" target="_blank" rel="noopener" title="">enquête à ce suje</a>t.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un quartier de Minneapolis, en janvier 2026, des agent·e·s fédéraux abattent deux personnes lors d&rsquo;une opération de contrôle migratoire. Un mois plus tard, à quelques rues de là, une imprimante 3D crache son énième sifflet d&rsquo;alerte, destiné à prévenir les habitant·e·s de la présence de l&rsquo;Immigration and Customs Enforcement (ICE) dans le voisinage. C&rsquo;est toute la tension de ce moment américain : la violence d&rsquo;État d&rsquo;un côté, l&rsquo;ingéniosité citoyenne de l&rsquo;autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La solidarité en kit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l&rsquo;intensification des opérations d&rsquo;ICE sous l&rsquo;administration Trump — dont les agent·e·s fédéraux disposent désormais d&rsquo;une latitude d&rsquo;usage de la force considérablement élargie —, les maker spaces, ces ateliers communautaires équipés d&rsquo;imprimantes 3D et de machines-outils, se sont transformés en véritables infrastructures de protection. Des milliers de sifflets circulent dans les quartiers ciblés. Des supports de caméras corporelles sont distribués aux observateur·rice·s civil·e·s. Des réseaux maillés Meshtastic, fonctionnant sans internet ni réseau mobile, permettent de communiquer hors de portée de toute surveillance. Des ateliers de réparation accueillent celles et ceux dont les portes ont été enfoncées lors de descentes policières — une réalité devenue banale dans certaines villes américaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaître que cette inventivité n&rsquo;est pas un caprice de bricoleur·euse·s. C&rsquo;est une réponse directe à une politique qui criminalise des populations entières, sépare des familles et transforme des quartiers en zones d&rsquo;occupation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des mécanismes qui nous concernent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les situations ne sont certes pas comparables en intensité. Mais depuis Bruxelles ou Liège, les mécanismes à l&rsquo;œuvre aux États-Unis renvoient à des dynamiques que nous connaissons. Les dispositifs de surveillance aux frontières européennes, le recours systématique à Frontex pour refouler des embarcations en Méditerranée, les technologies de reconnaissance faciale déployées dans plusieurs pays de l&rsquo;Union : l&rsquo;Europe n&rsquo;est pas spectatrice innocente de la dérive sécuritaire mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Belgique, la question de la proportionnalité des moyens de contrôle migratoire se pose avec une acuité croissante. Les centres fermés, les raids dans les logements, les confiscations de biens de première nécessité documentées par plusieurs ONG sur nos trottoirs dessinent un paysage où l&rsquo;État de droit vacille parfois dangereusement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « faire » comme acte politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment croire encore aux discours sur les « valeurs européennes » lorsque nos gouvernements multiplient les investissements dans des dispositifs de contrôle aux frontières sans effort comparable en matière d&rsquo;accueil ? Comment exiger des États-Unis le respect des droits fondamentaux si nous détournons le regard de nos propres pratiques ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que montrent les maker·euse·s américain·e·s, c&rsquo;est que la résistance peut être concrète, quotidienne, accessible. Comme le résume un·e participant·e anonyme interrogé·e par le magazine Wired : la résistance est d&rsquo;abord quelque chose de pratique. Cette philosophie du « faire » rappelle que les droits ne se défendent pas uniquement dans les tribunaux ou les parlements, mais aussi dans les ateliers de quartier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;espoir par l&rsquo;action</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, par nos actions, de ne pas abandonner cet espace de solidarité aux seul·e·s bricoleur·euse·s d&rsquo;outre-Atlantique. En Europe, des collectifs citoyens cartographient déjà les violences policières, documentent les conditions de rétention, développent des outils numériques de protection des droits. Des fablabs solidaires et des réseaux d&rsquo;entraide se multiplient dans nos villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces initiatives parviendront, nous en sommes sûr·e·s, à tracer les pistes d&rsquo;une résistance démocratique, pour peu que nous les soutenions. Charge à nous non pas de céder à la peur ou au fatalisme, mais de fournir les outils — matériels et juridiques — qui permettront à chacun·e de défendre ses droits et ceux de ses voisin·e·s. La technologie change, les imprimantes 3D remplacent les machines à écrire, mais l&rsquo;essentiel demeure : des citoyen·ne·s déterminé·e·s, uni·e·s, qui refusent de baisser les bras.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de fabriquer la lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #RésistanceCitoyenne #MakerSpaces #ICE #Solidarité #ÉtatDeDroit #Frontex #Surveillance #FabLab #DroitsFondamentaux</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/21/resister-par-le-faire-quand-les-maker%c2%b7euse%c2%b7s-defendent-les-droits-fondamentaux/">Résister par le faire : quand les maker·euse·s défendent les droits fondamentaux</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Anthropic, ou le paradoxe du pompier pyromane de l&#8217;IA</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/02/07/anthropic-ou-le-paradoxe-du-pompier-pyromane-de-lia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 14:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://en-avant.info/?p=800</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans un long article, le magazine WIRED décortique la stratégie d&#8217;Anthropic, créatrice du chatbot Claude. L&#8217;entreprise, qui se veut championne de la sécurité en intelligence artificielle, parie sur la « sagesse » de sa propre création pour éviter la catastrophe. Une promesse qui interroge profondément notre rapport démocratique à la technologie. L&#8217;enquête publiée par WIRED ... </p>
<p class="read-more-container"><a title="Anthropic, ou le paradoxe du pompier pyromane de l&#8217;IA" class="read-more button" href="https://en-avant.info/2026/02/07/anthropic-ou-le-paradoxe-du-pompier-pyromane-de-lia/#more-800" aria-label="En savoir plus sur Anthropic, ou le paradoxe du pompier pyromane de l&#8217;IA">Lire plus</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://www.wired.com/story/the-only-thing-standing-between-humanity-and-ai-apocalypse-is-claude/" title="">Dans un long article</a>, le magazine <em>WIRED</em> décortique la stratégie d&rsquo;Anthropic, créatrice du chatbot Claude. L&rsquo;entreprise, qui se veut championne de la sécurité en intelligence artificielle, parie sur la « sagesse » de sa propre création pour éviter la catastrophe. Une promesse qui interroge profondément notre rapport démocratique à la technologie.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enquête publiée par <em>WIRED</em> en ce début 2026 met le doigt sur une contradiction que les observateur·rice·s des droits humains connaissent bien : celle d&rsquo;un acteur qui dénonce un danger tout en contribuant à l&rsquo;alimenter. Anthropic, start-up californienne valorisée à plusieurs dizaines de milliards de dollars, se présente comme l&rsquo;entreprise d&rsquo;IA la plus obsédée par la sécurité. Elle finance des recherches sur les risques existentiels, publie des analyses détaillées des failles de ses modèles, et a même recruté une philosophe, Amanda Askell, pour rédiger le cadre éthique de son chatbot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, comme le souligne <em>WIRED</em>, cela ne l&#8217;empêche nullement de poursuivre, avec la même détermination que ses concurrents, la course au développement d&rsquo;une intelligence artificielle toujours plus puissante. Le PDG Dario Amodei reconnaît lui-même que le défi est « intimidant ». Son récent article de blog, <em>L&rsquo;adolescence de la technologie</em>, évoque des « océans noirs de l&rsquo;infini » — des mots qui tranchent singulièrement avec le discours proto-utopique qu&rsquo;il tenait quelques mois plus tôt. Ce glissement sémantique, à lui seul, devrait nous alerter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Confier les clés à la machine ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse d&rsquo;Anthropic à ce paradoxe tient en une formule qui laisserait perplexe n&rsquo;importe quel·le juriste en droits fondamentaux : « En Claude nous avons confiance. » L&rsquo;entreprise a mis à jour la « Constitution de Claude », un document qui ne s&rsquo;adresse plus aux ingénieur·e·s, mais au chatbot lui-même. Il ne s&rsquo;agit plus d&rsquo;imposer des règles strictes, mais de guider Claude vers un « jugement indépendant », une capacité à être « intuitivement sensible » aux situations éthiques complexes. Le texte exprime même l&rsquo;espoir que le modèle « puise de plus en plus dans sa propre sagesse ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sagesse. Le mot est lâché. Amanda Askell le défend avec un aplomb remarquable dans les colonnes de <em>WIRED</em> : « Je pense que Claude est certainement capable d&rsquo;une certaine forme de sagesse. » L&rsquo;affirmation est vertigineuse. Car ce que propose Anthropic, au fond, c&rsquo;est de déléguer à un algorithme — aussi sophistiqué soit-il — des arbitrages qui relèvent du cœur même de l&rsquo;éthique humaine. Quand faut-il refuser d&rsquo;aider un utilisateur ? Comment annoncer un diagnostic médical grave ? À quel moment la prudence devient-elle censure ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces questions ne sont pas nouvelles. Elles traversent depuis des siècles les débats sur la responsabilité morale, la justice et la gouvernance. La nouveauté, c&rsquo;est qu&rsquo;on envisage désormais d&rsquo;en confier la résolution à un système que personne ne sait véritablement expliquer — y compris ses créateur·rice·s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Où sont les citoyen·ne·s ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment ne pas s&rsquo;interroger, à la lecture de cet article, sur l&rsquo;absence totale de contrôle démocratique dans cette équation ? Comment accepter que des décisions éthiques fondamentales soient prises dans les bureaux d&rsquo;une start-up californienne, sans aucune forme de délibération publique ? Comment croire que la « sagesse » d&rsquo;un modèle linguistique puisse se substituer aux mécanismes — imparfaits mais essentiels — de la démocratie représentative ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article de <em>WIRED</em> révèle que Sam Altman, patron d&rsquo;OpenAI, envisage de confier un jour la direction de son entreprise à une IA. Nous ne sommes plus dans la science-fiction. Le projet est explicite : remplacer la gouvernance humaine par une gouvernance algorithmique. Cela concerne directement les droits fondamentaux de milliards de personnes — le droit à l&rsquo;information, le droit à la vie privée, le droit à ne pas être discriminé·e par un système opaque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, le Règlement sur l&rsquo;intelligence artificielle (AI Act), entré en application progressive depuis 2025, tente d&rsquo;imposer des garde-fous. En Belgique, le débat sur l&rsquo;encadrement de la reconnaissance faciale et des systèmes décisionnels automatisés avance, mais reste largement en deçà de l&rsquo;accélération technologique. Force est de reconnaître que nos institutions peinent à suivre le rythme imposé par des entreprises dont les budgets de recherche dépassent ceux de nombreux États.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le miroir tendu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il serait toutefois réducteur de ne voir dans cette affaire qu&rsquo;une critique de la Silicon Valley. L&rsquo;article de <em>WIRED</em> nous tend un miroir. Car le paradoxe d&rsquo;Anthropic est aussi le nôtre. Nous utilisons massivement ces technologies tout en redoutant leurs conséquences. Nous exigeons des réponses éthiques de la part d&rsquo;entreprises privées, tout en refusant d&rsquo;investir les moyens nécessaires dans une gouvernance publique de l&rsquo;IA. Nous critiquons la concentration du pouvoir technologique, tout en restant passif·ve·s face à la captation de nos données et de notre attention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La constitution de Claude, aussi bien intentionnée soit-elle, ne peut pas remplacer une constitution tout court — celle qui organise nos droits, nos contre-pouvoirs et notre vie en société. L&rsquo;IA constitutionnelle est un objet fascinant. Mais elle ne deviendra un progrès réel que si elle s&rsquo;inscrit dans un cadre de régulation défini par des processus démocratiques, avec la participation des citoyen·ne·s, et pas seulement des ingénieur·e·s et des investisseur·euse·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les organisations de défense des droits humains, en Belgique comme ailleurs, ont un rôle crucial à jouer dans ce débat. Non pas pour rejeter la technologie en bloc, mais pour exiger qu&rsquo;elle serve les droits fondamentaux plutôt que de les soumettre à la bonne volonté d&rsquo;algorithmes — fussent-ils « sages ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de l&rsquo;exiger.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<h3 class="wp-block-heading"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f50e.png" alt="🔎" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> ENCADRÉ — La « Constitution de Claude », mode d&#8217;emploi</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Publiée par Anthropic en janvier 2026, la nouvelle <a href="https://www.anthropic.com/constitution" title="">« Constitution de Claude » </a>est un document de plusieurs milliers de mots qui ne s&rsquo;adresse pas aux utilisateur·rice·s, mais au chatbot lui-même. Contrairement à la version précédente, qui compilait des textes de référence externes (Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme, principes anti-discrimination de DeepMind, conditions d&rsquo;utilisation d&rsquo;Apple), cette mise à jour se présente comme un guide éthique intégré.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Trois principes fondamentaux</strong> structurent le texte : l&rsquo;entraide (être utile à l&rsquo;utilisateur·rice), la sécurité (ne pas causer de tort) et l&rsquo;honnêteté (ne pas induire en erreur). La constitution demande à Claude de faire preuve de « jugement indépendant » lorsque ces principes entrent en conflit — par exemple, quand aider un·e utilisateur·rice pourrait mettre en danger une tierce personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le point le plus controversé</strong> est l&rsquo;invitation faite au modèle à développer sa propre « sagesse ». Amanda Askell, philosophe et auteure principale du document, assume cette ambition : il ne s&rsquo;agit plus de programmer des interdits, mais de cultiver chez l&rsquo;IA une sensibilité éthique contextuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les critiques</strong> portent sur l&rsquo;absence de contrôle externe : ce cadre éthique est défini par l&rsquo;entreprise elle-même, sans validation démocratique ni audit indépendant obligatoire. L&rsquo;AI Act européen impose certes des obligations de transparence pour les systèmes à haut risque, mais la question de savoir si un chatbot grand public entre dans cette catégorie reste ouverte.</p>
</blockquote>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#IntelligenceArtificielle #DroitsHumains #Anthropic #Claude #AIAct #GouvernanceNumérique #ÉthiqueIA #Démocratie #RégulationIA #DroitsFondamentaux</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/02/07/anthropic-ou-le-paradoxe-du-pompier-pyromane-de-lia/">Anthropic, ou le paradoxe du pompier pyromane de l’IA</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>L&#8217;antifascisme au banc des accusés</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/01/29/lantifascisme-au-banc-des-accuses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Jan 2026 16:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stéfanie Prezioso analyse la criminalisation croissante de l'antifascisme, illustrant comment les défenseurs des droits humains sont souvent désignés comme des « terroristes ». Elle souligne un renversement de valeurs, avec une alliance croissante entre droite et extrême droite en Europe et aux États-Unis. Son travail est un appel urgent à défendre l'antifascisme comme un principe fondamental pour la justice sociale et les droits humains.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><em>À propos de « Inquiétante délégitimation de l&rsquo;antifascisme » de Stéfanie Prezioso</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;historienne Stéfanie Prezioso livre une analyse essentielle sur la criminalisation croissante de l&rsquo;antifascisme. À l&rsquo;heure où défendre les droits humains devient suspect, son travail constitue un acte de résistance intellectuelle qu&rsquo;il convient de saluer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ de <a href="https://aoc.media/opinion/2025/12/31/inquietante-delegitimation-de-lantifascisme-2/" target="_blank" rel="noopener" title="">l&rsquo;article de Prezioso, publié dans AOC le 5 novembre 2025</a> : Mark Bray, historien américain spécialiste de l&rsquo;antifascisme, contraint de fuir les États-Unis avec sa famille après avoir reçu des menaces de mort. Ce qui lui est reproché ? Avoir écrit un ouvrage universitaire sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;antifascisme. Quand un professeur doit s&rsquo;exiler pour avoir étudié un phénomène historique, c&rsquo;est le signe d&rsquo;une dérive autoritaire.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;inversion orwellienne</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des forces du texte réside dans sa mise en lumière d&rsquo;un processus de renversement des valeurs. Celles et ceux qui se revendiquent antifascistes sont désormais présentés comme des « terroristes », tandis que les héritiers de mouvements fascistes historiques se posent en victimes. L&rsquo;historienne rappelle que la famille politique de Giorgia Meloni plonge ses racines dans le néofascisme italien, dont certaines franges furent responsables d&rsquo;attentats meurtriers : Piazza Fontana en 1969 (17 morts), Piazza della Loggia en 1974 (8 morts), la gare de Bologne en 1980 (85 morts). Pourtant, c&rsquo;est cette même famille politique qui organise aujourd&rsquo;hui des commémorations parlementaires pour Charlie Kirk et dénonce la « violence antifasciste ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce renversement n&rsquo;est pas un accident de l&rsquo;histoire. Il est, comme le démontre Prezioso, le fruit d&rsquo;une « stratégie réfléchie, cohérente et planifiée ». La notion d&rsquo;« anti-antifascisme » qu&rsquo;elle mobilise permet de saisir ce glissement progressif. Le décret signé par Trump le 25 septembre 2025 l&rsquo;illustre : sous couvert de « lutte contre le terrorisme intérieur », il cible quiconque « prêche l&rsquo;anticapitalisme, l&rsquo;extrémisme en matière de migration, de race et de genre ». Dans l&rsquo;esprit de ce texte, défendre les droits des migrants ou lutter contre le racisme devient potentiellement un acte terroriste.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>La contagion européenne</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. La motion adoptée par le parlement néerlandais pour classer « Antifa » comme organisation terroriste, les manœuvres du groupe des Patriotes au Parlement européen, le vote serré sur l&rsquo;immunité d&rsquo;Ilaria Salis : autant d&rsquo;indices d&rsquo;une alliance croissante entre droite et extrême droite. En Belgique, l&rsquo;Institut fédéral des droits humains s&rsquo;alarme d&rsquo;une « érosion insidieuse et préoccupante » de l&rsquo;État de droit, pointant le recours croissant aux sanctions administratives et les restrictions aux libertés fondamentales. Dans ce contexte, le projet de loi Quintin, qui permettrait de dissoudre des organisations « radicales » sans passer par la justice, s&rsquo;inscrit dans une logique liberticide. La « coulée brune » dont parle Prezioso n&rsquo;épargne aucun pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;historienne consacre également une partie de son analyse à la guerre culturelle qui se joue sur le terrain éducatif. En Italie, la ministre de la famille qualifie les voyages scolaires à Auschwitz de « vecteur d&rsquo;endoctrinement antifasciste ». Aux États-Unis, des programmes visent à effacer les « aspects négatifs » de l&rsquo;histoire américaine. Cette offensive contre l&rsquo;enseignement participe d&rsquo;un projet plus vaste : reformater les consciences, produire des citoyens dépourvus des outils critiques qui leur permettraient de reconnaître le fascisme quand il se présente.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Un texte nécessaire</strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail de Stéfanie Prezioso mérite la plus large diffusion. Non parce qu&rsquo;il rassure, bien au contraire. Mais parce qu&rsquo;il arme intellectuellement face à ce qui vient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;antifascisme, rappelle l&rsquo;historienne, est « au cœur d&rsquo;un combat pour l&rsquo;égalité, la liberté, la justice sociale et l&rsquo;émancipation ». C&rsquo;est précisément parce qu&rsquo;il incarne ces valeurs — qui sont aussi celles des droits humains — qu&rsquo;il est attaqué. Et c&rsquo;est pour cette raison qu&rsquo;il doit être défendu. Non comme une relique du passé, mais comme une boussole pour le présent. À l&rsquo;heure où le mot « antifasciste » devient suspect, ce texte rappelle une vérité simple : les tentations fascistes n&rsquo;ont jamais disparu. Comme le rappelait Max Horkheimer, cité par Prezioso : « Si vous ne voulez pas parler du capitalisme, alors taisez-vous à propos du fascisme. » On pourrait ajouter : si vous ne voulez pas défendre les droits humains, ne vous étonnez pas de les voir disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/29/lantifascisme-au-banc-des-accuses/">L’antifascisme au banc des accusés</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent</title>
		<link>https://en-avant.info/2026/01/15/quand-la-silicon-valley-se-tait-les-ingenieurs-parlent/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 14:09:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Migrants]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aux États-Unis, une citoyenne non armée a été abattue par un agent de l'ICE en plein jour. La réponse des géants de la tech ? Silence radio. Trop occupés à courtiser Trump et à négocier leurs accès au marché chinois.<br />
Mais quelque chose bouge : plus de 150 employé·e·s de Google, Meta, Amazon, OpenAI ont signé une pétition pour exiger que leurs dirigeant·e·s condamnent ces violences.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aux États-Unis, le meurtre d&rsquo;une citoyenne non armée par un agent de l&rsquo;ICE révèle une fracture inédite dans le monde de la tech : tandis que les PDG courtisent Trump, leurs employé·e·s rompent le silence. Un cas d&rsquo;école sur la responsabilité des entreprises face aux violations des droits humains.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le prix du silence</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a six ans, le meurtre de George Floyd provoquait une avalanche de déclarations d&rsquo;entreprises technologiques contre le racisme systémique. Aujourd&rsquo;hui, face au meurtre de Renee Nicole Good, abattue en plein jour à Minneapolis par un agent de l&rsquo;Immigration and Customs Enforcement (ICE), les PDG les plus puissants de la planète tech choisissent le mutisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contraste est saisissant. Comme le rapporte Lauren Goode dans WIRED, les grands noms de la Silicon Valley passent l&rsquo;année à dîner avec l&rsquo;administration Trump, à couvrir le président d&rsquo;éloges et à implorer des faveurs commerciales pour la Chine. Pendant ce temps, l&rsquo;ICE multiplie les arrestations violentes dans les rues américaines, au mépris des normes constitutionnelles les plus élémentaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La révolte par le bas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais quelque chose craque dans cette façade de complaisance. Plus de 150 employé·e·s du secteur technologique ont signé une pétition exigeant que leurs dirigeant·e·s dénoncent publiquement les violences de l&rsquo;ICE. Des ingénieur·e·s de Meta, Google, Amazon, OpenAI ou Anthropic figurent parmi les signataires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nikhil Thorat, ingénieur chez Anthropic, a publiquement déclaré que les fondements moraux de la société moderne sont « infectés et en train de pourrir ». Jeff Dean, figure historique de Google et directeur scientifique de DeepMind, partage désormais des critiques ouvertes de la politique migratoire trumpiste auprès de ses 400 000 abonné·e·s.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Force est de reconnaître que cette mobilisation par le bas constitue un phénomène inédit. Là où les promesses de diversité post-Floyd se sont révélées creuses, la contestation actuelle émane directement des travailleur·euse·s, sans attendre le feu vert de leur hiérarchie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;Europe peut-elle rester spectatrice ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue aux États-Unis nous concerne directement. Les géants technologiques américains opèrent massivement sur le sol européen. Leurs outils équipent nos administrations, nos entreprises, nos vies quotidiennes. Les mêmes PDG qui se taisent face aux dérives de l&rsquo;ICE vendent leurs services à Bruxelles comme à Liège.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment nos responsables politiques peuvent-ils·elles continuer à traiter avec des entreprises dont les dirigeant·e·s refusent de condamner des exécutions extrajudiciaires ? Comment nos institutions peuvent-elles dépendre de technologies développées par des firmes qui préfèrent leurs intérêts commerciaux en Chine à la vie d&rsquo;une mère de famille américaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;historienne Margaret O&rsquo;Mara rappelle une évidence : l&rsquo;instabilité politique nuit aux affaires. « Si les technologies américaines ont connu un tel succès, c&rsquo;est parce que le climat politique a été suffisamment calme pour permettre aux gens de créer de grandes entreprises. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des bougies dans l&rsquo;obscurité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous revient, par nos choix de consommateur·rice·s et de citoyen·ne·s, de faire pression là où les PDG refusent d&rsquo;agir. Les ingénieur·e·s et chercheur·euse·s qui rompent le silence montrent que la résistance peut naître au cœur même des structures complices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conclusion de l&rsquo;article de WIRED résonne comme un avertissement : « Certains dirigeants voudraient peut-être croire que les arrestations de l&rsquo;ICE et les rues glacées du Minnesota sont suffisamment éloignées de leurs salles de réunion pour n&rsquo;avoir aucun impact, mais cette croyance pourrait ne pas tenir longtemps. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces travailleur·euse·s de la tech qui osent parler nous rappellent que la défense des droits humains n&rsquo;est jamais l&rsquo;affaire des seul·e·s dirigeant·e·s. Elle commence là où des individus refusent la complicité passive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À nous de les entendre.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Source:</strong> <a href="https://www.wired.com/story/backlash-against-ice-policing-tactics-grows-in-silicon-valley">WIRED – Backlash Against ICE Policing Tactics Grows in Silicon Valley</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#DroitsHumains #SiliconValley #ICE #TechEthics #ResponsabilitéDesEntreprises #Résistance</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2026/01/15/quand-la-silicon-valley-se-tait-les-ingenieurs-parlent/">Quand la Silicon Valley se tait, les ingénieurs parlent</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>« Je n&#8217;ai rien à cacher » : anatomie d&#8217;un renoncement aux droits</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/11/13/je-nai-rien-a-cacher-anatomie-dun-renoncement-aux-droits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 18:48:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux dispositifs de surveillance généralisée, un argument revient sans cesse pour justifier l'expansion du contrôle étatique ou corporatif : "Si vous n'avez rien à cacher, vous n'avez rien à craindre". Promu par les gouvernements eux-mêmes, ce raisonnement présente la vie privée comme un luxe superflu, réservé à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Cette rhétorique constitue pourtant une erreur logique qui déplace le débat de la légitimité de la surveillance vers la culpabilité supposée des citoyens. Décryptage d'un mythe qui sert trop souvent à légitimer la surveillance de masse.</p>
<p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/11/13/je-nai-rien-a-cacher-anatomie-dun-renoncement-aux-droits/">« Je n’ai rien à cacher » : anatomie d’un renoncement aux droits</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"><strong>Derrière l&rsquo;apparente innocuité de l&rsquo;argument « je n&rsquo;ai rien à cacher » se cache un dangereux malentendu sur la nature de la vie privée. Loin d&rsquo;être un simple espace de dissimulation, elle constitue un droit fondamental dont l&rsquo;érosion menace l&rsquo;autonomie individuelle et les fondements démocratiques. Décryptage d&rsquo;un mythe qui sert trop souvent à légitimer la surveillance de masse.</strong> Ce article est basé sur une recherche beaucoup plus complète, menée avec l&rsquo;aide (soutenue) d&rsquo;outils d&rsquo;intelligence artificielle. <a href="https://drive.google.com/file/d/1S_HQspQvuyUUBPUDl6OxnNfoLAr0bLU-/view?usp=sharing" target="_blank" rel="noopener" title="">Le texte complet de ce document est disponible ici.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Face aux dispositifs de surveillance généralisée, un argument revient sans cesse pour justifier l&rsquo;expansion du contrôle étatique ou corporatif : « Si vous n&rsquo;avez rien à cacher, vous n&rsquo;avez rien à craindre ». Promu par les gouvernements eux-mêmes, ce raisonnement présente la vie privée comme un luxe superflu, réservé à ceux qui auraient quelque chose à se reprocher. Cette rhétorique constitue pourtant une erreur logique qui déplace le débat de la légitimité de la surveillance vers la culpabilité supposée des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un droit fondamental réduit à un secret honteux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;erreur première de cet argument réside dans sa définition étriquée de la vie privée, assimilée à la dissimulation d&rsquo;activités illégitimes. Or, le droit international consacre la vie privée comme un droit humain inaliénable. L&rsquo;article 12 de la Déclaration universelle des droits de l&rsquo;homme stipule que nul ne sera l&rsquo;objet d&rsquo;immixtions arbitraires dans sa vie privée. Ce terme « arbitraire » est crucial : toute ingérence, même sécuritaire, doit être justifiée, nécessaire et proportionnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Convention européenne des droits de l&rsquo;homme étend cette protection bien au-delà du simple secret. Elle couvre l&rsquo;intégrité physique et psychologique, la protection des données personnelles, l&rsquo;identité ou encore la réputation. Le Règlement général sur la protection des données reconnait que les données personnelles sont un prolongement de la vie privée des individus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre juridique renverse la charge de la preuve. Ce n&rsquo;est pas au citoyen de justifier son besoin de vie privée, mais à l&rsquo;État de prouver la nécessité absolue, la légalité et la proportionnalité de toute ingérence. Philosophiquement, la vie privée n&rsquo;est pas l&rsquo;acte de cacher l&rsquo;information, mais la capacité de la protéger et de la contrôler. Elle constitue la condition nécessaire à l&rsquo;autonomie personnelle et à la dignité humaine. Perdre le contrôle de ses informations personnelles, c&rsquo;est perdre le contrôle de qui nous sommes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand la technologie crée la culpabilité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;argument « rien à cacher » présuppose une infaillibilité technologique inexistante. La reconnaissance faciale, loin d&rsquo;être un miroir parfait de la réalité, est une technique probabiliste génératrice d&rsquo;erreurs. Les faux positifs – lorsqu&rsquo;un algorithme identifie à tort un innocent comme suspect – constituent un défaut de conception inhérent. Le port d&rsquo;un masque peut multiplier ce taux d&rsquo;erreur par dix ou cent selon les algorithmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces erreurs détruisent des vies. Robert Williams ou Portia Woodruff, enceinte de huit mois, ont été arrêtés à tort suite à des identifications erronées. L&rsquo;individu « innocent » devient soudainement coupable aux yeux d&rsquo;une machine, le fardeau de la preuve s&rsquo;inverse. Il doit activement prouver son innocence contre l&rsquo;autorité perçue d&rsquo;un système « objectif ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pire encore, ces technologies perpétuent les discriminations. L&rsquo;étude Gender Shades a révélé que le taux d&rsquo;erreur maximal pour les femmes à peau foncée atteignait 34,7 pour cent, contre 0,8 pour cent pour les hommes à peau claire. L&rsquo;innocence d&rsquo;une femme noire est donc quarante-trois fois plus susceptible d&rsquo;être remise en question par la machine que celle d&rsquo;un homme blanc. L&rsquo;argument « rien à cacher » apparait ainsi comme un argument de privilégié, valable uniquement pour ceux appartenant aux groupes démographiques dominants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;érosion silencieuse de la démocratie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des préjudices individuels, la surveillance de masse génère un effet dissuasif qui ronge le corps social. Sachant qu&rsquo;ils peuvent être observés et identifiés, les citoyens modifient leur comportement pour éviter d&rsquo;attirer l&rsquo;attention. Cette autocensure affecte directement les libertés fondamentales : liberté d&rsquo;expression, de réunion, de manifester.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un citoyen peut renoncer à participer à une manifestation pacifique par peur d&rsquo;être fiché, craignant que cette participation lui nuise professionnellement. La surveillance n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;arrêter les manifestants pour tuer la manifestation, elle doit simplement les identifier. Ce chilling effect empêche des citoyens ordinaires de devenir des participants actifs à la démocratie. La surveillance ne punit pas seulement le crime, elle empêche l&rsquo;exercice de la citoyenneté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, le capitalisme de surveillance transforme les données comportementales en matière première. L&rsquo;objectif n&rsquo;est plus seulement de surveiller, mais de prédire et modifier le comportement humain à des fins de profit. L&rsquo;individu « innocent » devient la cible principale, non comme criminel à arrêter, mais comme consommateur à influencer ou citoyen dont le vote peut être manipulé. Le scandale Cambridge Analytica a illustré comment des données « innocentes » peuvent être transformées en arme contre les processus démocratiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les leçons ignorées de l&rsquo;histoire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;argument « rien à cacher » repose sur une confiance aveugle dans la bienveillance permanente du pouvoir. L&rsquo;histoire démontre que les infrastructures de surveillance, une fois construites, sont systématiquement détournées. La Stasi en RDA ne cherchait pas à trouver des criminels mais à collecter des informations triviales sur six millions de personnes. Ces données « innocentes » étaient ensuite armées pour ruiner des réputations, isoler des individus, détruire des carrières, sans que les victimes ne comprennent pourquoi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus contemporain, le système de crédit social chinois transforme le binaire coupable-innocent en score continu. Traverser au feu rouge ou fumer dans un train fait baisser la note sociale, entrainant l&rsquo;interdiction de voyager en avion ou train. En avril 2018, plus de quinze millions de déplacements avaient déjà été bloqués. Le système force une conformité comportementale absolue où les gens n&rsquo;ont « rien à cacher » non parce qu&rsquo;ils sont libres, mais parce que la surveillance est si totale qu&rsquo;elle a éliminé toute déviance.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Reprendre le contrôle du débat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;argument « rien à cacher » s&rsquo;effondre face à l&rsquo;analyse rigoureuse. Il confond vie privée et secret, ignore les erreurs et biais technologiques, méconnait les préjudices collectifs et fait preuve d&rsquo;amnésie historique. La vraie question n&rsquo;est pas « avez-vous quelque chose à cacher » mais « voulons-nous vivre dans une société où nous devons constamment prouver notre innocence à une machine ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Protéger la vie privée n&rsquo;est pas un acte individualiste de dissimulation. C&rsquo;est un acte collectif et politique essentiel pour préserver l&rsquo;espace de l&rsquo;autonomie, de la dignité et de la dissidence, sans lequel une société libre ne peut exister. Face à la surveillance de masse, l&rsquo;innocence des citoyens n&rsquo;est pas une protection mais une donnée sans pertinence.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#ViePrivée #DroitsHumains #SurveillanceDeMasse #LibertésPubliques #ProtectionDesDonnées #DémocratieNumérique #ReconnaissanceFaciale #BiaisAlgorithmiques #RGPD #DroitÀLaViePrivée</strong></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/11/13/je-nai-rien-a-cacher-anatomie-dun-renoncement-aux-droits/">« Je n’ai rien à cacher » : anatomie d’un renoncement aux droits</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 20:55:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital]]></category>
		<category><![CDATA[droits humains]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet Dans une analyse percutante1, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd&#8217;hui la ... </p>
<p class="read-more-container"><a title="QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL" class="read-more button" href="https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/#more-730" aria-label="En savoir plus sur QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L&#8217;OUTIL D&#8217;UN AUTORITARISME LIBÉRAL">Lire plus</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h6 class="wp-block-heading">Recension : « Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds » par Olivier Tesquet</h6>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <a href="https://aoc.media/analyse/2025/11/03/dans-le-sillage-du-paleolibertarianisme-les-apocalypse-nerds/" title="">une analyse percutante</a><sup data-fn="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5" class="fn"><a id="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5-link" href="#f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5">1</a></sup>, le journaliste Olivier Tesquet met en lumière les racines idéologiques du technofascisme contemporain. De Gaza transformée en zone économique spéciale aux algorithmes de Palantir traquant les migrants, il dévoile comment la pensée de Hans-Hermann Hoppe irrigue aujourd&rsquo;hui la Silicon Valley et l&rsquo;administration Trump, menaçant les fondements mêmes de la démocratie et des droits humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article d&rsquo;Olivier Tesquet offre une grille de lecture essentielle pour comprendre les mutations autoritaires de nos sociétés numériques. En exhumant Hans-Hermann Hoppe, théoricien du paléolibertarianisme, le journaliste trace une généalogie intellectuelle inquiétante reliant le refus radical de la démocratie aux pratiques actuelles des géants de la tech.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le point de départ est saisissant : le plan Trump pour Gaza, qui prévoit de transformer l&rsquo;enclave en zone économique spéciale sous gouvernance technocratique. Cette vision résonne avec les fantasmes de Curtis Yarvin ou Jared Kushner : remplacer l&rsquo;autodétermination des peuples par une gestion entrepreneuriale. Pour les droits humains, cette perspective signifie la négation du droit des Palestiniens à décider de leur avenir, au profit d&rsquo;une souveraineté privatisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du paléolibertarianisme au technofascisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La force de l&rsquo;analyse réside dans sa capacité à relier cette vision à un corpus idéologique cohérent. Hans-Hermann Hoppe a théorisé dans les années 1990 un libertarianisme autoritaire conjuguant libéralisme économique radical et exclusion violente. Son ouvrage « Democracy, the God that Failed » résume son projet : la démocratie est une aberration. Hoppe prône explicitement l&rsquo;exclusion physique des homosexuels, des militants écologistes, des communistes et de tous ceux qui ne correspondent pas à son modèle de propriétaire légitime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui aurait pu rester marginal trouve aujourd&rsquo;hui son actualisation dans la Silicon Valley. Peter Thiel, qui affirme que « la démocratie et la liberté ne sont plus compatibles », incarne cette filiation. Palantir, qu&rsquo;il a cofondée, illustre la transformation du paléolibertarianisme en technofascisme : son logiciel Falcon compile les données de millions de personnes pour identifier les sans-papiers à expulser, privatisant une fonction régalienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette privatisation de la répression soulève des questions cruciales. Elle échappe aux garde-fous démocratiques traditionnels : Palantir ne rend de comptes qu&rsquo;à ses actionnaires, tout en disposant d&rsquo;un pouvoir considérable sur des millions de vies. L&rsquo;algorithme devient juge et le code, loi, réduisant les êtres humains à des points de données.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article montre également comment cette idéologie fonctionne comme un protocole technique. Tesquet utilise la métaphore de l&rsquo;API pour expliquer l&rsquo;interopérabilité idéologique : des fragments de pensée circulent et se combinent. De Hayek, le marché comme légitimation ; de Carl Schmitt, la souveraineté comme pouvoir d&rsquo;exception. Le résultat justifie la domination sous toutes ses formes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;efficacité contre la démocratie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette analyse éclaire les menaces sur nos démocraties. Le technofascisme se présente comme un dépassement rationnel de la modernité : l&rsquo;efficacité contre le désordre démocratique, la performance contre l&rsquo;égalité. Il touche une corde sensible dans des sociétés travaillées par le doute sur leurs institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut toutefois regretter que l&rsquo;article n&rsquo;explore pas davantage les formes de résistance possibles. Le diagnostic est implacable, mais les pistes de réponse restent implicites. Comment protéger les droits humains face à cette alliance du capital technologique et de l&rsquo;autoritarisme ? Comment préserver les espaces démocratiques quand l&rsquo;infrastructure de nos sociétés est contrôlée par des entreprises privées ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.editionsdivergences.com/livre/apocalypse-nerds" title="">L&rsquo;ouvrage « Apocalypse Nerds »</a>, dont cet article constitue une synthèse, arrive à point nommé. Il rappelle que la tech n&rsquo;est pas neutre, que les algorithmes portent des choix politiques. Face au technofascisme, la défense des droits humains exige de déconstruire le discours de l&rsquo;efficacité pour réaffirmer la primauté de la dignité sur la performance, de l&rsquo;égalité sur la hiérarchie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;article offre les outils conceptuels pour comprendre ce combat. Reste à les mobiliser collectivement, avant que la démocratie ne devienne ce « logiciel périmé » que les héritiers de Hoppe rêvent de remplacer.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>#Technofascisme #DroitsHumains #Démocratie #SiliconValley #Paléolibertarianisme #Gaza #Palantir #Surveillance #Autoritarisme #JusticeSociale</strong></p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5">Dans le sillage du paléolibertarianisme, les Apocalypse Nerds, AOC, 4/11/2025 <a href="#f07e6d53-6df4-455e-9d98-d4b6471deac5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


<p class="wp-block-paragraph"></p><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/11/03/quand-la-technologie-devient-loutil-dun-autoritarisme-liberal/">QUAND LA TECHNOLOGIE DEVIENT L’OUTIL D’UN AUTORITARISME LIBÉRAL</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>La chimère de la « culture d&#8217;origine » : pourquoi la culture définie est une culture finie</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/09/24/la-chimere-de-la-culture-dorigine-pourquoi-la-culture-definie-est-une-culture-finie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 08:31:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Liberté d'expression]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le débat sur la protection juridique de la "culture d'origine" face à la migration révèle les limites et défis de la définition même de la culture.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Bonne nouvelle ! » s&rsquo;exclame Theo Francken sur Facebook</strong><sup data-fn="538eb094-ba63-4c59-84d1-8f700a2fd6cf" class="fn"><a id="538eb094-ba63-4c59-84d1-8f700a2fd6cf-link" href="#538eb094-ba63-4c59-84d1-8f700a2fd6cf">1</a></sup><strong>, avant de relayer avec enthousiasme l&rsquo;initiative d&rsquo;Andrea Speyerbach de mobiliser en vue d&rsquo;une action collective en justice contre l&rsquo;État néerlandais pour « rendre visibles légalement les conséquences désastreuses de la migration massive sans restriction des cultures non conformes. » En clair, selon la philosophe batave, il s&rsquo;agit d’attaquer l’attaquer l’Etat parce qu’il ne protège pas la culture nationale des attaques de la migration de masse comme on a déjà attaqué l&rsquo;État pour ne pas avoir protégé le climat. Les migrants utiliseraient un droit construit par des valeurs différentes des leurs pour faire respecter et imposer leurs principes.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une version plus courte de cet <a href="https://www.lalibre.be/debats/opinions/2025/09/19/culture-dorigine-peut-on-figer-ce-qui-evolue-naturellement-KVMCK32PLRDKPJMV34BCZSCLHU/" target="_blank" rel="noopener" title="">article a été publiée dans La Libre</a> le 19/9/2025</p>



<p class="wp-block-paragraph">Théo Francken applaudit cette tentative de protéger juridiquement « la culture, le style de vie et la cohésion sociale de la population originelle » et conclut par un encourageant « Bonne chance Mme Speyerbach ! »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette effusion mérite une réponse approfondie, non pas sur le terrain politique où Monsieur Francken se répand, mais sur le terrain conceptuel où se révèlent les failles fondamentales de cette approche. Le problème central n&rsquo;est pas l&rsquo;asymétrie juridique que Speyerbach dénonce &#8211; question légitime qui mérite débat &#8211; mais la prémisse même sur laquelle repose son argumentation : l&rsquo;existence d&rsquo;une « culture d&rsquo;origine » qu&rsquo;il faudrait protéger juridiquement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;aveu d&rsquo;impuissance théorique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Commençons par un fait révélateur : Speyerbach elle-même reconnaît que définir cette « culture néerlandaise d&rsquo;origine » constitue son « plus grand défi ». Cette difficulté n&rsquo;est pas accidentelle : elle révèle l&rsquo;impossibilité ontologique du projet. Car chercher à définir une culture d&rsquo;origine, c&rsquo;est comme tenter de photographier une rivière en prétendant capturer son essence : on n&rsquo;obtient qu&rsquo;un instantané figé d&rsquo;un flux perpétuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;anthropologie moderne conçoit la culture comme un processus dynamique, mais cette compréhension est le fruit d&rsquo;une longue évolution intellectuelle. Au XIXe siècle, les premiers anthropologues voyaient les cultures comme des collections de traits à classer, des étapes sur une échelle de développement allant de la « sauvagerie » à la « civilisation ». Cette approche cherchait précisément à « muséifier » les cultures, à les ranger dans des catégories fixes comme des spécimens dans une vitrine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;au XXe siècle que s&rsquo;est opérée une révolution conceptuelle progressive. D&rsquo;abord par le rejet des hiérarchies évolutionnistes et la reconnaissance de la singularité de chaque culture. Puis, vers le milieu du siècle, par l&rsquo;émergence d&rsquo;une vision interprétative qui conçoit la culture comme un système de significations perpétuellement négocié par ses membres &#8211; des « toiles de sens » que les humains tissent et retissent constamment. Cette transformation, qui a nécessité près d&rsquo;un siècle de rupture avec les approches classificatoires initiales, met en évidence que la culture n&rsquo;est vivante que lorsqu&rsquo;elle est comprise comme processus. Une « culture définie » est, par définition, une culture finie &#8211; morte, fossilisée, muséifiée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Belgique, laboratoire de la diversité culturelle interne</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Votre propre pays, Monsieur Francken, offre la démonstration éclatante de cette réalité. La Belgique n&rsquo;a pas UNE culture mais DES cultures, et ce pluriel ne se limite pas aux trois communautés linguistiques officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Prenez la Flandre que vous connaissez bien. Le néerlandais lui-même s&rsquo;y décline en trois registres : l&rsquo;Algemeen Nederlands standard, la Tussentaal (langue intermédiaire) utilisée au quotidien, et les dialectes locaux. Ces dialectes flamands sont souvent mutuellement inintelligibles entre eux : un locuteur du dialecte brugeois aura de sérieuses difficultés à comprendre celui du Limbourg, et vice versa au point que la VRT sous-titre les propos tenus en dialecte. C&rsquo;est une réalité reconnue que même entre Flamands, la compréhension peut être ardue quand les dialectes locaux entrent en jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un habitant d&rsquo;Anvers et un habitant de Courtrai partagent-ils exactement la même « culture flamande » ? L&rsquo;histoire nous dit que non : Anvers, métropole portuaire cosmopolite depuis des siècles, a développé une culture urbaine distincte de celle de la Flandre occidentale rurale. Cette diversité linguistique n&rsquo;est que la partie émergée d&rsquo;une diversité culturelle bien plus profonde, même si le “Canon des Flandres” voulait réécrire l’identité flamande en …fermant ses fenêtres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et que dire des différences de classe sociale ? La « culture » d&rsquo;un CEO d&rsquo;une multinationale anversoise a-t-elle vraiment plus en commun avec celle d&rsquo;un ouvrier du port d&rsquo;Anvers qu&rsquo;avec celle de son homologue parisien ou londonien ? Les sociologues ont amplement documenté comment le capital culturel transcende souvent les frontières nationales tout en créant des fossés au sein d&rsquo;une même société.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;illusion de la pureté culturelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée d&rsquo;une culture « originelle » néerlandaise (ou belge, ou européenne) à protéger repose sur une méconnaissance profonde de l&rsquo;histoire. Les Pays-Bas que Speyerbach veut défendre sont le produit de siècles de migrations, d&rsquo;échanges, d&#8217;emprunts culturels. Le Siècle d&rsquo;Or néerlandais lui-même est incompréhensible sans les influences juives portugaises, les échanges avec l&rsquo;Indonésie, les artisans huguenots français fuyant les persécutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La langue néerlandaise elle-même témoigne de cette hybridité constitutive : mots français, termes allemands, emprunts à l&rsquo;anglais, traces du yiddish dans l&rsquo;argot d&rsquo;Amsterdam, vocabulaire indonésien intégré depuis l&rsquo;époque coloniale. Quelle est la version « pure » ou « originelle » de cette langue-mosaïque ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les valeurs : universelles ou particulières ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Vous écrivez que « l&rsquo;ethnie ne compte pas, mais les valeurs partagées ». Fort bien. Mais ces valeurs que vous énumérez &#8211; tolérance, égalité hommes-femmes, liberté d&rsquo;orientation sexuelle &#8211; sont-elles spécifiquement néerlandaises ou belges ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces valeurs sont le fruit de luttes universelles pour la dignité humaine. L&rsquo;égalité hommes-femmes n&rsquo;est pas une invention flamande mais le résultat de combats menés partout dans le monde. La tolérance envers les minorités sexuelles, que vous invoquez, était-elle une valeur « originelle » de nos sociétés ? Rappelons que l&rsquo;homosexualité était encore pénalisée en Belgique jusqu&rsquo;en 1985 et que le mariage homosexuel n&rsquo;y est légal que depuis 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces valeurs ne sont pas l&rsquo;essence immuable d&rsquo;une culture originelle mais des conquêtes récentes, souvent obtenues CONTRE les traditions culturelles dominantes. Les défendre est légitime et nécessaire, mais prétendre qu&rsquo;elles définissent une culture « d&rsquo;origine » est historiquement faux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le paradoxe de la protection juridique de la culture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative de Speyerbach révèle un paradoxe fondamental : vouloir figer juridiquement ce qui est par nature fluide. Imaginez qu&rsquo;on ait voulu « protéger » la culture belge de 1830, celle de 1900, ou celle de 1960. Laquelle aurait été la « vraie » culture à préserver ? Celle où les femmes ne votaient pas ? Celle où le wallon dominait économiquement ? Celle d&rsquo;avant la sécularisation ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La culture évolue précisément parce qu&rsquo;elle est vivante. Les frites, symbole « typiquement belge », sont d&rsquo;origine incertaine (française ou belge, le débat continue). Le saxophone, invention belge d&rsquo;Adolphe Sax, est devenu l&rsquo;âme du jazz américain. La bande dessinée belge s&rsquo;est nourrie d&rsquo;influences américaines et japonaises. C&rsquo;est cette capacité d&rsquo;absorption, de transformation, de métissage qui fait la vitalité d&rsquo;une culture.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les vraies questions à poser</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au lieu de chercher à protéger une chimère &#8211; la « culture d&rsquo;origine » &#8211; posons les vraies questions :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Comment gérer le rythme du changement culturel ?</strong> C&rsquo;est une question légitime. Les sociétés ont besoin de temps pour intégrer les transformations. Mais la réponse n&rsquo;est pas la fossilisation juridique.<br></li>



<li><strong>Comment garantir le respect des droits fondamentaux ?</strong> Oui, l&rsquo;égalité des sexes, la liberté d&rsquo;expression, l&rsquo;État de droit doivent être défendus. Mais ces principes universels ne sont la propriété exclusive d&rsquo;aucune culture.<br></li>



<li><strong>Comment construire une cohésion sociale dans la diversité ?</strong> C&rsquo;est le vrai défi. Il ne se résout pas en inventant une culture originelle mythique mais en créant des espaces de dialogue et d&rsquo;échange.<br></li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture comme processus, non comme musée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Belgique que vous défendez, Monsieur Francken, n&rsquo;est pas celle de Charles Quint, ni celle de Léopold II, ni même celle de vos grands-parents. Elle est le produit d&rsquo;évolutions constantes, d&rsquo;influences multiples, de négociations perpétuelles entre tradition et modernité, entre local et global.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vouloir figer cette dynamique par voie judiciaire, c&rsquo;est condamner la culture à devenir ce qu&rsquo;elle ne doit jamais être : un musée. Les cultures qui se figent meurent. Celles qui évoluent survivent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;asymétrie juridique que dénonce Speyerbach peut être débattue. Mais prétendre qu&rsquo;il existe une « culture néerlandaise d&rsquo;origine » clairement définissable et juridiquement protégeable est une impossibilité conceptuelle. C&rsquo;est chercher à saisir le vent dans ses mains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vraie force de nos sociétés n&rsquo;a jamais été leur pureté culturelle &#8211; qui n&rsquo;a jamais existé &#8211; mais leur capacité à intégrer, transformer, réinventer. C&rsquo;est cette dynamique qu&rsquo;il faut préserver, non une essence imaginaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les défis de l&rsquo;intégration sont réels. Les tensions existent. Mais les solutions ne viendront pas de la mythification d&rsquo;une culture originelle introuvable, mais de notre capacité collective à négocier démocratiquement les termes de notre vivre-ensemble, dans le respect de principes universels qui, eux, méritent effectivement d&rsquo;être défendus &#8211; non comme propriété exclusive de l&rsquo;Occident, mais comme patrimoine commun de l&rsquo;humanité.</p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="538eb094-ba63-4c59-84d1-8f700a2fd6cf">https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=1305541504264382&amp;id=100044256348100 <a href="#538eb094-ba63-4c59-84d1-8f700a2fd6cf-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol><p>The post <a href="https://en-avant.info/2025/09/24/la-chimere-de-la-culture-dorigine-pourquoi-la-culture-definie-est-une-culture-finie/">La chimère de la « culture d’origine » : pourquoi la culture définie est une culture finie</a> first appeared on <a href="https://en-avant.info">En avant</a>.</p>]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Comment l&#8217;assassinat de Charlie Kirk expose les failles de la modération</title>
		<link>https://en-avant.info/2025/09/14/comment-lassassinat-de-charlie-kirk-expose-les-failles-de-la-moderation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Philippe Hensmans]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 09:25:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Extrême-droite]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence artificielle]]></category>
		<category><![CDATA[Réseaux sociaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon le magazine Wired, l&#8217;assassinat de Charlie Kirk le 10 septembre 2025 à l&#8217;Utah Valley University a mis en lumière une réalité troublante : les principales plateformes de réseaux sociaux sont incapables de contrôler efficacement la diffusion de contenus violents et traumatisants. Les vidéos de la fusillade ont circulé massivement sur TikTok, Instagram, X, Facebook ... </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon <a href="https://www.wired.com/story/charlie-kirk-shot-videos-spread-social-media" target="_blank" rel="noopener" title="">le magazine Wired</a>, l&rsquo;assassinat de Charlie Kirk le 10 septembre 2025 à l&rsquo;Utah Valley University a mis en lumière une réalité troublante : les principales plateformes de réseaux sociaux sont incapables de contrôler efficacement la diffusion de contenus violents et traumatisants. Les vidéos de la fusillade ont circulé massivement sur TikTok, Instagram, X, Facebook et autres plateformes, révélant les limites criantes des systèmes de modération actuels. </strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une viralité incontrôlée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres parlent d&rsquo;eux-mêmes : une vidéo de l&rsquo;assassinat a atteint plus de 17 millions de vues sur TikTok, tandis qu&rsquo;une autre comptabilisait 15,3 millions de vues sur Instagram. Ces contenus, filmés par des témoins présents lors de l&rsquo;événement, ont circulé sans avertissement initial, se lançant automatiquement dans les flux des utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rapidité de propagation a dépassé toute capacité de réaction des équipes de modération. En quelques heures, les vidéos étaient disponibles sous tous les angles possibles : plans larges, gros plans, ralentis montrant l&rsquo;impact de la balle, images montrant le sang jaillissant du cou de la victime. Certaines vidéos étaient même accompagnées de théories complotistes et de musiques inquiétantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;échec des politiques de modération</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diffusion massive révèle un décalage flagrant entre les conditions d&rsquo;utilisation affichées par les plateformes et leur application concrète. TikTok interdit explicitement les « contenus sanglants, macabres, perturbants ou extrêmement violents », pourtant ces vidéos sont restées en ligne pendant des heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur X, un résumé généré par l&rsquo;intelligence artificielle indiquait même à tort que Kirk avait survécu à la fusillade, illustrant les dysfonctionnements des systèmes automatisés. Le chatbot Grok persistait à affirmer que Kirk était « bien et actif comme toujours » plusieurs heures après l&rsquo;annonce officielle de sa mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plateformes naviguent dans une zone grise réglementaire complexe, entre « contenu explicite autorisé » et « violence glorifiée interdite ». Cette ambiguïté permet à des contenus traumatisants de circuler librement tout en respectant techniquement les règles communautaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modération affaiblie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise révèle les conséquences des coupes budgétaires dans les équipes de modération. Au cours des deux dernières années, les plateformes comme X, TikTok, Facebook et Instagram ont réduit leurs efforts de modération, supprimant parfois les modérateurs humains qui constituaient une ligne de défense essentielle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les outils d&rsquo;intelligence artificielle censés remplacer cette expertise humaine se révèlent insuffisants face à des contenus complexes nécessitant une analyse contextuelle fine. Ils peinent notamment à distinguer un contenu informatif d&rsquo;un contenu glorifiant la violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Meta applique certes des avertissements « Marquer comme sensible » et limite l&rsquo;accès aux plus de 18 ans, mais ces mesures restent insuffisantes face à l&rsquo;ampleur de la diffusion. L&rsquo;entreprise mobilise 15 000 personnes pour la modération de contenu, mais ce chiffre inclut employés et sous-traitants, sans précision sur leur répartition effective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un impact psychologique dévastateur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exposition involontaire à ces images traumatisantes génère des conséquences psychologiques profondes sur les utilisateurs. Des témoignages rapportent des publications sur X de personnes déclarant : « Félicitations, vous m&rsquo;avez radicalisé », directement liées au visionnage des vidéos de l&rsquo;assassinat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette radicalisation involontaire illustre l&rsquo;effet de contagion de la violence politique. Les algorithmes de recommandation amplifient ce phénomène en proposant automatiquement ces contenus à des audiences non consentantes, transformant un événement localisé en trauma collectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;impact est particulièrement préoccupant chez les jeunes utilisateurs qui découvrent ces images sans préparation psychologique, dans le cadre de leur consommation habituelle de contenus sur les réseaux sociaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis techniques et éthiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La modération de contenus violents d&rsquo;actualité pose des défis techniques considérables. La distinction entre information légitime et voyeurisme morbide reste complexe à automatiser. Les systèmes d&rsquo;IA peinent à analyser le contexte, l&rsquo;intention de publication et l&rsquo;impact potentiel des contenus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la temporalité est également cruciale. Dans les premières heures suivant un événement traumatisant, les plateformes doivent arbitrer entre liberté d&rsquo;information et protection des utilisateurs, souvent sans disposer d&rsquo;éléments suffisants pour une décision éclairée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu économique complique encore la donne : les contenus choquants génèrent un engagement élevé et donc des revenus publicitaires importants, créant une incitation perverse à la diffusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers de nouvelles approches</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette crise appelle à repenser fondamentalement les mécanismes de modération. Les experts suggèrent plusieurs pistes d&rsquo;amélioration : renforcement des équipes humaines spécialisées, développement d&rsquo;algorithmes plus sophistiqués capable d&rsquo;analyse contextuelle, mise en place de délais de diffusion pour les contenus sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La coopération entre plateformes pourrait également limiter la propagation inter-réseaux. Un système de signalement partagé permettrait d&rsquo;identifier rapidement les contenus problématiques et de coordonner leur traitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;approche réglementaire doit évoluer vers plus de précision. Les zones grises actuelles permettent trop d&rsquo;interprétations contradictoires. Des critères objectifs de classification des contenus violents s&rsquo;imposent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;assassinat de Charlie Kirk révèle l&rsquo;inadéquation des systèmes actuels de modération face aux enjeux contemporains. Au-delà de la tragédie personnelle, cet événement illustre les risques systémiques d&rsquo;une régulation défaillante des contenus numériques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La protection des utilisateurs contre l&rsquo;exposition involontaire à la violence extrême constitue un défi majeur de notre époque numérique. Les plateformes, les régulateurs et la société civile doivent urgemment collaborer pour développer des solutions efficaces, avant que de nouveaux drames ne viennent rappeler l&rsquo;urgence de cette problématique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enjeu dépasse la simple modération technique : il s&rsquo;agit de préserver la santé mentale collective et d&#8217;empêcher que les réseaux sociaux ne deviennent des vecteurs de traumatisation et de radicalisation de masse.</p>



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